Grenoble – Déchéance

« Je suis la rue la mère des enfants perdus qui se chamaillent entre mes vices et mes vertus je suis la rue celle qui t’enseigne la ruse vient te perdre dans mon chahut ! »

J’ai découvert Keny Arkana en cinquième par une italienne-gitane qui en cours s’était enlevée son appareil dentaire au ciseau. Je restais avec elle pensant qu’elle pourrait me protéger contre les délinquants. Ce fut ma première mère, ma rue. Je l’aimais bien, je voulais croire en elle.

Bien avant, cela dans ma famille, j’ai été berçée par le son de ROHFF : « Qui est l’exemple ». C’était bien. C’était cool. C’est comme cela qu’il fallait se rebeller. Ecouter Skyrock.

Ce fut le premier espace, la première initiation idéologique à un monde, un style de vie. Plus tard ce fut Diam’s. Chose terrible.

La drogue circulait déjà dans les enceintes du collège. J’avais entendu dire que cette grande jeune fille aux allures d’homme en casquette, survêt, TN en vendait. Un jeune garçon en classe de cinquième arborait déjà fièrement un couteau en classe. Ces deux personnages se connaissaient étroitement.

Puis au lycée, ensuite, la drogue s’est immiscée dans ma vie. Elle a touché une amie, proche, puis moi, puis tout un groupe. Il s’avère que le Lycée Stendhal et la ville de Grenoble sont une plaque tournante de la drogue. Ce lycée rassemble des urbains et des « campagnards », ces derniers venant des communes alentours comme Saint-Egrève. Nous n’étions pas aguerrie de ces choses-là, eux oui et nous avons plongé dedans. Ainsi la drogue, le shit, une barrette bien noire, bien foncée, faite de goudron et de je ne sais quelles autres merdes se fumait. On s’enfumait le cerveau, on s’enfumait la gueule. On était « en l’air », perchée. Nous rigolions et nous ne prenions pas au sérieux les cours bien que j’accordais une certaine importance à certaines matières comme l’économie. J’adorais l’économie, les sciences sociales. Nous allions de moins en moins en cours, nous fumions avant d’y aller, nous écoutions de la musique de ce style-là : Reggae, Saez, IAM, Gorillaz. Toutes les musiques qui mettent « bien » y passaient. Nous étions dans le ressenti, notre corps était englouti, envoûté par cette substance, et notre cerveau alléchait, se léchait les babines à l’idée de déguster ce genre de sensations, et ces sons qui éveillaient les sens, qui m’apaisaient. Ainsi, avant de rentrer chez nous, nous fumions un joint, nous nous installions dans un fauteuil du bus et nous nous laissions guider, bercer par les arrêts, assises, les écouteurs aux oreilles, sur des sièges chauds et moelleux, pendant près d’une heure. Une heure, pile le temps qu’il fallait pour redescendre, être un peu plus lucide et alerte avant de rentrer chez soi.

Parfois, le soir, fort de cet enfumage du cerveau, je ne voulais plus adresser la parole à mes parents. Je voulais qu’ils me laissent tranquille. J’étais finalement, bien dans ma tête, je ne voulais pas qu’on vienne m’embêter avec des problèmes réels et pourtant bien concrets : les cours, mon style de vie. Il est vrai que mon style de vie était un vrai problème. Les pétards, le shit, les sorties nocturnes, la marijuana, l’affirmation de l’identité. Ceci par le corps, et non pas par l’esprit mais par une rébellion contre la société incarnée par cet objet. Objet de tous les vices, qui est un mal pour soi-même et un poison de la société dont on mesure les conséquences aujourd’hui.

De mauvaises rencontres en mauvaises rencontres, je tombais amoureuse d’un mec qui fumait. Qui fumait déjà beaucoup.

C’est toute une jeunesse perdue que ce cocktail à emprisonné. Ce sont des vies broyées par des conneries qui endorment, des conneries fumeuses. Aucune émancipation n’est possible grâce à elles, c’est un leurre. Il n’est d’émancipation possible que par l’arrêt de cette drogue qui est un parcours du combattant.

Pour fuir cette vie, et pour poursuivre des études qui furent médiocre en terminale, je suis partie à Béziers. Je fuyais ma famille, je ne fuyais pas la drogue, non j’y plongeais. Je n’avais pas abandonné cette idée, c’était la seule idée qui me permettait de conserver un état physique et mental acceptable. J’avais laissé ce garçon que j’aimais et dont l’objet qui nous rassemblait n’était finalement qu’un objet scabreux, malsain, pervers.

J’arrivais à Béziers, là je fis la promotion de ce que je fumais. Je fumais, d’autres fumaient également, nous nous rassemblions pour fumer ensemble. Nous étions tout un groupe à fumer. C’est ainsi que la marijuana, remplaça le shit. A un objet bas-de-gamme je passais au haut-de-gamme, au naturel, dit-on.

J’atterris en côtoyant des personnes intéressées par ce même objet de luxure, dans des soirées de plus en plus malsaines, de plus en plus enfumées. Nous nous asseyons sur le canapé, nous fumions tous ensemble. Certains prenaient des champignons hallucinogènes. La drogue était devenue pour une partie de la classe dans laquelle j’étais, une religion.

Nous organisions des soirées, elle était la reine. Sans elle, le monde n’existait plus, le monde n’existait pas et il nous la fallait pour être « bien ». Nous rigolions, mais ce n’était qu’artifice et superficialité.

J’ai converti tout le monde.

L’augmentation des doses prises fut de plus en plus élevée. Un joint le matin, un joint le soir. Tout va très vite. Dans le premier appartement dans lequel je vivais à la cité universitaire de Béziers, mon voisin fumait et son voisin également. Tout le monde, fumait. Si ce n’est pas tous, c’est beaucoup. Très beaucoup et déjà beaucoup trop. Dans les couloirs il y avait des relent de marijuana.

« Marie-Jeanne
Jamais Jean-Marie
Jamais sans Marie,
Des fois ça m’arrive
Mais j’fais avec »

Tout se petit monde s’est cotoyé, le réseau était bien fait, bien ficelé, bien huilé, nous achetions entre nous. Nous n’étions que des « petits blancs » partis de chez papa, maman, un peu paumés et qui s’émancipaient grâce à cela. Un jour, je fis la connaissance de celui qui devint « mon dealer ». Un blanc bon chic bon genre, emmitouflé dans la politique et soutenant Jean-Luc Mélenchon.

Jean-Luc Mélenchon représentait la figure par excellence de ce qui qualifiait mes idées à l’époque. Mais cela n’amena rien de croire au parti communiste, que la déchéance. Cette année, Robert Ménard remporta les élections municipales.

Les rues de Béziers sont infestées de malfrats. Il n’est pas d’âme qui vive et il est malsain, fou de traverser la rue le soir. Vous risquez de croiser des gens dont il vaudrait mieux ne pas connaître l’existence. Des bandes de jeunes casquettes, survêt, TN occupent la rue. Ils la font sienne et ils lui crachent dessus pour qu’on la respecte. Il viole la rue. Cet espace de liberté devient la nuit, un espace de cauchemar, un tombeau à ciel ouvert qui peut à tout moment, se refermer sur vous.

Dans le second appartement dans lequel je vivais la seconde année de licence, je découvrais que ma voisine abritait un trafic de drogues. Jamais, je n’aurais pu soupçonner une telle chose, jamais. Elle était petite, les cheveux roux et collectionnait les chats. Son copain faisait pousser de nombreuses plantes dans son grenier. Il avait installé des lampes au plafond pour que la marijuana pousse dans de bonnes circonstances.

Je fis ainsi se rencontrer mes amis de fac, les fumeurs, avec ces gens-là pour qu’ils s’entre-achètent de la drogue, de la bonne came, que cela soit vertueux, bénéfique à chacun. Mais j’alimentais bêtement, naïvement, un trafic néfaste, malsain, destructeur, qui profitait et qui profite toujours au diable.

La seconde année de fac a été pour moi l’apothéose de la prise de drogue. J’avais installé dans mon appartement un poster de Bob Marley, c’était mon icône. Je revenais d’un été pour le moins agité car j’étais partie avec ma meilleure amie de l’époque, qui elle, avait ralenti sur la drogue en raison du BAC, à l’un des plus gros festival de reggae français : le festival de Bagnols-sur-Cèze.

Du rap, j’étais passée au reggae. J’écoutais le rap français à l’ancienne, je trouvais qu’il était moins sale que du rap comme Rohff ou comme Booba. Cela ne m’a pas empêché d’écouter le Molotov de Sefyu découvert en 3ème par un « campagnard » qui jouait de la flûte. J’écoutais ainsi du IAM, 1995, du rap US bien évidemment. Ce dernier style de rap me porta pendant bien longtemps. Je crois qu’il marqua d’un pas radical, mon comportement, mon style de vie, il me confortait dans cette idée de résistance envers la société, alimentant une certaine révolte contre le pouvoir, le gouvernement, les injustices qui m’étaient faites. Mais je ne subissais aucune injustice, je consentais volontairement à ma propre déchéance, à ma propre perte. C’était une façon pour moi de m’affirmer mais elle n’était pas la bonne.

A Grenoble, à St Egrève, la rue a pour culture d’affirmation la violence du corps, son affrontement et le rap.

A Béziers, j’envisageais la prise de drogue finalement sous un jour plus « Peace and Love » qui n’avait pour autant absolument rien d’idyllique. Cette approche de la drogue est pour le moins encore plus perverse dans le sens qu’elle autorise consciemment la prise de drogue sous prétexte du bien de tous, pour contrer la société. Par cette façon d’envisager la chose, on se donne bonne conscience, conscience qui est alors enfumée.

Les plus anciens qui fumaient, écoutaient du reggae. Nous jouions dans des appartement situés sous les toits, au poker tout en fumant des joints. Je faisais partie des seules filles qui faisaient cela. D’autres participaient, venaient, mais ne fumaient point. Elles étaient saines et j’étais devenue malsaine, sans le savoir. Pour moi cette façon d’agir était une rébellion, une conviction, un enfumage.

Après le festival de reggae où la drogue fut beaucoup trop présente, mon corps dit stop. Mes copines et moi avions pris de quoi bien fumer durant ces 3-4 jours de festival. Des mecs vendaient des énormes sachets de drogues, de près de 500 grammes de marijuana et les vendaient sur les trottoirs. C’est un marché à ciel ouvert que la Mairie autorisait. Il ne faut pas s’étonner qu’en 2014, toutes les villes du sud soient passées FN.

Cette année-là, il faisait une chaleur d’enfer. Nous allions voir différents groupes, différents artistes parmi lesquels Ky-Mani Marley, Chinese Man. Durant ces quatre jours de festival estival, le soleil cognait. Nous avions avec mes copines, installé une grande tente dans un champ. Nous étions des centaines de milliers. Il faisait une chaleur étouffante, suffocante, près de 40 degrés.

Heureusement, le cours de la rivière était non loin et nous pouvions nous y baigner. Mais là encore, la vision était loin d’être idyllique. Tous les individus, jeunes, comme moins jeunes, 18-45 ans, se retrouvaient sous ce pont. Ces eaux qui paraissaient translucides étaient envahies de bières, de sièges, de bouchons de plastique, de merdes affolantes. L’homme dégueulasse avait fait de cette nature propre son terrain, il l’habitait. Il était impossible de s’installer sur un coin de plage. Le sable était noir, gris. L’eau était souillée. Il restait quelques galets non loin sur lesquels nous nous installâmes. A cette époque, je ne parlais plus, je n’étais plus que l’ombre de moi-même. Je regardais les choses environnantes, je subissais l’environnement alentours. Je déteste cela, je détestais cet état et pourtant j’y succombais, j’y consentais, j’y participais.

Le camping du festival était occupé par des tentes, des canapés. Les gens avaient fait leur cet espace naturel. On aurait dit un vide-ordure géant aménagé. Certaines personnes étaient couchées inconscientes. Je n’osais imaginer les drogues qu’ils et qu’elles avaient prises. Cette situation, ces situations, ces visions situationnelles étaient pires que tout ce que j’avais vu et vécu jusqu’alors. Moi et mon petit sachet de marijuana ne faisions pas le poids face à ces accrocs, face à cette déchéance humaine de corps somnolents, de corps ambulants, dont la conscience humaine était embuée, partie en fumée, enfumée.

Plus nous fumions et plus c’était chacun pour soi. Son petit pré carré de drogue, sa petite latte, son petit sachet, sa petite drogue. La solidarité, l’amitié sont mises à l’épreuve et l’on se demande si devant cet égoïste affamé d’un bien-être superficiel, solitaire et amoral, ces valeurs existent encore. Je ne le crois pas.

Lors de ce festival donc, je fumais et subissais la chaleur comme jamais. La foule était nombreuse, suffocante. Et lorsque le soir après avoir mangé un poulet au curry préparé par l’un des stands, nous nous rendîmes au concert de Chinese Man, le seul concert que je voulais voir, le seul que j’aimais bien, je fus prise d’un malaise. Je vomissais mes tripes dans un coin et personne, personne ne vint me chercher, ne vins me soutenir. Je restais moi et mon vomi, mon mal de ventre devant cette fumisterie géante. J’étais dans cette arène de loups me regardant les yeux béants, défoncés, ne comprenant même pas mon état, état que je ne comprenais pas moi-même, et qui étaient non pas peace and love mais « je m’en foutiste », sans foi, ni loi, sans morale, sans rien. Cette idéalisation d’un comportement, d’un style de vie est un enfumage, une chimère, une secte, une religion à laquelle nous avons adhéré par naïveté, par angélisme.

Je perdais ma meilleure amie qui m’avait fait le reproche de ne plus me reconnaître. Je lui en voulais de me dire cela. Mon état était le résultat de ce que nous souhaitions toutes les deux, de ce que nous avions partagé.

Lorsque je rentrais du festival, je m’installais à Béziers, dans ce second appartement. J’avais affiché un poster de Bob Marley au mur, mes copines les plus coriaces avec la drogue me rejoignirent. C’est à cette période que je perdis ma grand-mère. Dès que je sus cela, j’arrêtais la drogue. Je ne sus plus faire la différence entre ce que je pensais et la réalité. Ce que je pensais cacher, la drogue, malsaine, la pratique de la drogue était une réalité. Je fumais à outrance, j’avais adhéré à cette secte, à cette religion que dis-je ! depuis bien longtemps, depuis bien trop longtemps, et il fallait que cela cesse. Je ne supportais plus les odeurs de marijuana qui devenaient détestables à mes sens. Cela me donnait envie de vomir. Je décidais donc d’arrêter pour atterrir mais ce fut difficile. Le véritable atterrissage fut long et tortueux. Le système de mon cerveau avait dû être habitué à recevoir régulièrement une certaine dose de drogue, une certaine dose de bien-être, un déclenchement superficiel de libération d’endorphines et s’en passer, du jour au lendemain, allait être difficile. Je ne m’en rendis pas compte. Je me réfugiais dans le sport. J’en fis là encore à outrance. Je ne pouvais plus m’en passer, je voulais mincir. Il me fallait ma dose de sport quotidienne. J’oubliais ainsi ma grand-mère et je pouvais haïr le cancer qui l’avait emporté. Nous ne pouvions rien faire contre lui, il était imbattable. Il s’était immiscé dans son corps, dans son âme et l’avait emporté.

J’étais obnubilée par la minceur et je fis une anorexie mentale. Je ne savais plus quoi manger. J’avais peur de manger. Je rentrais chez moi en mai, à la fin des études de fac. Je fis une dépression. J’étais au bord du gouffre, je pensais à me suicider. Ce fut terrible.

Je repris les cours en L3 à l’ICM d’Echirolles. J’allais en cours sans être présente mentalement, j’étais totalement absente. Je me demandais ce que je faisais-là. Le niveau était difficile à rattraper, je travaillais mais sans doute pas assez. Mes parents, et ma famille m’aidèrent à trouver un stage. Toujours attiré par le journalisme, j’entrais au Dauphiné Libéré comme stagiaire.

J’étais totalement absente. Les efforts mentaux étaient pour moi surhumains, mon corps fin, qui ne mangeait que des salades et des crudités était faible. Mais j’adorais ce que je faisais. L’équipe du Dauphiné Libéré m’envoya couvrir des événements. Je rencontrais ainsi des gens qui pratiquaient le métier de gantier, un journaliste grand-reporter qui, lors d’une exposition à l’ancien musée de peinture de Grenoble, vendait un livre dans lequel il témoignait de son enlèvement par des terroristes en Afrique, je couvrais le festival de la poésie à l’Horloge bleue à Saint-Martin d’Hères.

Ce dernier événement fut une comédie, non pas l’événement en lui-même mais ses alentours. Le béton est délabré, le tram est infesté de personnes malfamées qui a tout moment peuvent vous attaquer pour un regarde travers, pour un manteau un peu trop beau, un peu trop clinquant, un peu trop neuf, mais surtout pas assez wesh-wesh. Tout respire et sent la drogue, les trafics de stupéfiants, les armes. Pour se rendre à des événements dans ces lieux, la seule protection qui vaille est celle de l’arme de journaliste ; la figure institutionnelle. Et encore. Lorsqu’un jour j’avais rendez-vous au secours populaire de Saint-martin-D’Hères, je traversais une ville fantôme. J’avais intérêt à me faire toute petite. Les mecs en survêt, casquette, TN, vous regardent passer. Ils possèdent ces quartiers, ils font la loi et il vaut mieux ne pas les regarder. Il faut les ignorer, profiter qu’un bus passe pour se cacher derrière et tracer ainsi sa route, tracer ainsi son chemin.

A Grenoble, pour se sortir de la drogue, pour se sortir de ce comportement dramatique, il faut rester ferme. Faire résistance, dénoncer. La peur qu’ils engendrent est une peur malsaine, elle épie les faibles pour installer un pouvoir dictatorial au sein d’une machine de guerre destructrice de consciences. Leur richesse personnelle, leur richesse communautaire détruit des familles, décime les quartiers, décime la France. La France entière est touchée par ce fléau, le nier, dire qu’il est inexistant est d’une hypocrisie effarante, effroyable.

L’encouragement médiatique de ces comportements, est à dénoncer. Skyrock, les émissions de « La Clique » incitent à réussir par ces comportements. J’en veux pour preuve, ce jeune Maes, qui sort de prison et qui finit sur les plateaux TV. Faut-il admirer ces délinquants ?! Les médias n’ont-ils pas honte ? Mais comment peut-on hisser en héro un ancien prisonnier, un délinquant, que l’on voit fièrement arborer et fumer son joint en cité ? Comment peut-on laisser faire cela ? Toute la société est complice. C’est impardonnable, impensable, on marche sur la tête. C’est la véritable schizophrénie, les drogués sont fiers d’être drogués et se droguent ouvertement, aux yeux de tous. Ils nous font la guerre si on les chasse, promeuvent leurs façons de faire et de penser. Tandis que les non-drogués ont honte d’avoir été drogués, d’avoir craqué pour cela, ont honte de ne plus l’être et n’ose pas le dire. C’est cela la schizophrénie, quand le monde marche à l’envers.

La drogue et les raisons qui y sont associées qu’elles quelles soient ; fumer dans une société que l’on contre rend cool, fumer car cela fait wesh-wesh, cela fait rebel ; et qui sous-entendent que cela incite à l’émancipation est un leurre, une chimère.

L’entretien de ces trafics génère des générations sans aucune valeur, sans aucun principe de vie, sans aucun principe de respect Républicain. Cette drogue est un fléau qui détruit des populations, des familles, mais qui détruit bien plus, qui détruit la France, toute la jeunesse, comme l’opium aux Etats-Unis. C’est la France entière qui pâtit de cette situation dramatique de monter de violence, d’impunité, d’émancipation par la haine, par le rap, par la violence. Ces hommes-là font la guerre à la France car ils ne savent pas comment se sortir de la pauvreté. Les quartiers dans lesquels ils habitent sont immondes, tout est bétonné, tout est sale, crade, l’air est irrespirable. Leur vie ne vend pas de rêve et est d’une affreuse violence. Affreuse. Grenoble, devient la capitale du crime. Elle est le reflet de cela, elle est le nouveau Chicago, comme Marseille, comme Béziers, comme Paris. Tout ce trafic prospère depuis maintenant bien trop longtemps, il décime la population française, il décime la France. Il détruit tout sur son passage, et tous, par notre silence nous consentons. Tous nos ennemis, tous nos voisins, tous les pays regardent notre propre déchéance, une nation française qui n’existe plus, qui n’a pour reste d’identité que sa violence, que ces feux de voitures, que ces feux de poubelles, que ces tueries, que ces crimes commis sous nos yeux, sur notre sol. Cette femme traînée, ces Kévin et Sofiane, tués à Grenoble, dont la mort fut atroce. Faut-il le rappeler ? Les parents ne reconnaissaient même pas leurs enfants à la morgue. Les assassins leur avaient roulé dessus, des chiens les avaient mordu, leurs visages furent déchirés, ensanglantés. C’est cela, la réalité. Comment peut-on accepter de tels êtres odieux sur notre sol ? Comment peut-on laisser prospérer un tel fléau, de telles ordures ?! Ils déclarent la guerre et nous n’avons pas les armes contre eux, nous sommes des impuissants et nous finirons tous mal, très mal. Nous ne sommes plus rien.

Publié par magrenobloise

Webmagazine

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :