France – Le Président de la République prononcera le discours des : « 150 ans en République, cérémonie au Panthéon. »

Le Président de la République, Emmanuel Macron est attendu pour un discours ce jour à 10 heures pour fêter les « 150 ans en République ». Dans la lettre du 4 septembre 2020 du Figaro, nous pouvons lire l’archive de Léo Gambetta, qui en tant que député de Paris, proclama le 4 septembre 1870 la République, au balcon de l’Hôtel de ville de Paris.

« Paris a accompli hier une révolution, sans qu’un coup de fusil ait été tiré, sans qu’une goutte de sang ait été répandue.

L’empire a cessé d’exister. La République a été proclamée. Elle a pris le titre de Gouvernement de Défense Nationale, et ce titre suffit à lui rallier, sans distinction d’opinions, toutes les classes de citoyens.

Quelle que fût la forme du gouvernement à lui succéder à l’empire, il fallait un pouvoir nouveau pour faire face à l’ennemi qui a envahi notre territoire, qui a déjà défait deux de nos armées, et qui s’avance vers Paris.

La catastrophe à laquelle nous assistons est sans exemple dans l’histoire des temps. En trois semaines, par la conséquence fatale es fautes accumulées par ceux qui étaient chargés des destinées de ce pays, la France a été livrée à toutes les honneurs de la guerre et mise au bord ‘un abîme.

En quinze heures, un trône fondé depuis 19 ans s’est écroulé ; l’édifice, dont l’invasion étrangère a été le couronnement, s’est effondré comme une masse fragile et friable, dont les dehors sont brillants et l’intérieur fait de cendres.

Chute inouïe dans les annales du passé, et qui a frappé de stupeur tous les hommes qui vivaient d’illusions trompeuses et de funestes chimères. Cela ne s’est jamais vu, en effet. La révolution qui substitue la République à l’Empire, a été faite par l’élément essentiellement conservateur de Paris, par la bourgeoisie armée, c’est-à-dire par la garde nationale. Elle a voulu et autorisé l’envahissement du Corps législatif, qui a fit apsser avant les résolutions du parlement la volonté du peuple, de créer spontanément un gouvernement capable de sauver la France.

Dans cette entreprises virile, faite avec calme et résolution, l agarde nationale a eu pour auxiliaires les corps francs de volontaires et l’armée elle-même. Tous les soldats qui étaient debout ont levé la crosse de leur fusil pour laisser accomplir l’oeuvre indispensable de la justice nationale.

De fait, la France n’avait plus de gouvernement. L’Empereur Napoléon III avait rendu son épée à la Prusse, sur le sol même de la patrie. L’Impératrice avait quitté Paris. Qui dont pouvait s’emparer de la situation, se mettre à la tête du peuple, et chasser l’étranger, en maintenant l’ordre public et la sécurité sociale.

Etait-ce le Corps législatif ? Etat-ce le Sénat ? Il n’est pas besoin d’examiner longuement cett hypothèse pour se convaincre que le régime des deux assemblées ou de l’une d’elles n’epût enfanté que l’anarchie. Ce qui devait être institué, c’était un gouvernement composé d’hommes honorables, femmes résolus, prêts à tous les sacrifices, pour assurer le salut du pays. Nous n’avons pas à mettre en parallèle, ajourd’hui, les avantages ou les nconvénients d’une monarchie ou d’un république. Peu importe le nom, c’est un gouvernement qu’il nous faut. La France n’a aps le temps de délibérer.

A l’heure actuelle, elle veut se lever en masse, elle réclame des fusils et des munitions, elle est déterminée à verser jusqu’à la dernière goutte de sang pour exterminer l’ennemi, reconquérir son indépendance et rétablir son honneur. Le gouvernement – quel que soit son nom – qui conduira la France à la délivrance aura éternellement mérité de la patrie. »

Edmond Magnier

Qu’est-ce que le Panthéon ?

Le Panthéon est un monument de style néo-classique situé dans le 5e arrondissement de Paris. Au cœur du Quartier latin, sur la montagne Sainte-Geneviève, il est au centre de la place du Panthéon et entouré notamment de la mairie du 5e arrondissement, du lycée Henri-IV, de l’église Saint-Étienne-du-Mont, de la bibliothèque Sainte-Geneviève et de la faculté de droit. La rue Soufflot lui dessine une perspective jusqu’au jardin du Luxembourg.

Prévu à l’origine, au xviiie siècle, pour être une église qui abriterait la châsse de sainte Geneviève, ce monument a depuis la Révolution française vocation à honorer de grands personnages ayant marqué l’Histoire de France hormis pour les carrières militaires normalement consacrées au Panthéon militaire des Invalides. Y sont notamment inhumés Voltaire, Jean-Jacques Rousseau, Victor Hugo, Louis Braille, Sadi Carnot, Émile Zola, Jean Jaurès, Jean Moulin, Jean Monnet, Pierre et Marie Curie, André Malraux ou encore Alexandre Dumas, qui y fait son entrée en 2002. Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Jean Zay et Pierre Brossolette y font leur entrée le 27 mai 2015. Simone Veil, accompagnée de son époux Antoine Veil, y est inhumée depuis le 1er juillet 2018.

L’architecture reprend notamment la façade du Panthéon de Rome, construit au ier siècle av. J.-C., surmontée d’un dôme qui s’inspire du Tempietto de l’église San Pietro in Montorio. Les différents dessins de sa construction, sa décoration, les inscriptions et les symboles qui y figurent permettent de parcourir la construction — lente et contrastée — de la nation française. Ce monument, considéré comme un lieu de mémoire, est ouvert au public et géré par le Centre des monuments nationaux.
Il fut construit entre 1757 et 1790 et mesure 83 mètres.

Qui est Edmond Magnier ?

Pierre Joseph Edmond Magnier, né le 20 avril 1841 à Boulogne-sur-Mer, mort le 30 mars 1906, est un journaliste français. En 1860, il obtient pour son livre Dante et le Moyen Âge le prix d’histoire de la Société académique de l’arrondissement de Boulogne-sur-Mer et il est aussi lauréat de l’Académie d’Arras. En 1869, il fonde à Boulogne-sur-Mer le journal La France du Nord puis l’Union indépendante à Calais.

En 1870, il rejoint Le Figaro et en dirige la rédaction en l’absence de Villemmesant. Il rédige un article par lequel il apporte un soutien total à la proposition de paix du nouveau gouvernement provisoire pour mettre fin à la guerre.

Chassé du Figaro, car il avait rejoint la République en 1870, il dirige à Amiens le journal La Somme

Il fut attaché au cabinet de Gambetta et collabora avec Jules Barni au Bulletin d’instruction républicaine.

Avec Auguste Dumont, il fonde L’Évènement en avril 1872. Magnier, d’abord proche de Thiers, réunit une équipe de qualité. Il glisse ensuite vers le radicalisme et l’anticléricalisme. En 1880, la diffusion s’élevait à 15 000 exemplaires.

Il fut candidat malheureux à la députation à Nice en octobre 1877 et en août 1881 à Draguignan.

En 1879, il achète le château de San Salvadour à Hyères.

En 1887, Edmond Magnier, à la suite des polémiques Boulanger-Ferry (général et homme politique français), se bat en duel à l’épée avec Joseph Reinach ( journaliste et homme politique français, connu surtout pour son engagement dans l’affaire Dreyfus). En 1886, il fait la connaissance de Jean Lorrain qui quitte le Courrier français pour l’Évènement.

Il est conseiller général de Saint-Tropez en 1880, élu maire d’Hyères en 1887 sur un programme touristique : la construction d’un vrai casino. Il préside le Conseil général du Var de 1890 à 1892.

En 1889, il se présente sans succès contre Gustave Paul Cluseret aux élections législatives du Var. Pendant l’affaire Dreyfus, il souligna la nécessité de ne pas condamner sans preuve. Le 4 janvier 1891, il est élu sénateur du Var. Il est déchu le 10 décembre 1895 en raison d’une condamnation à la prison : il avait en effet détourné à son profit les subventions de l’État pour renflouer les caisses des Chemins de fer du Sud. Il prit alors la fuite.

Lors de ce discours, le Figaro indique que le Président de la République rappellera « les valeurs de la République » face au défi séparatiste et sécuritaire ».

Le même journal nous informe qu’au Brésil, de larges opérations visant à démanteler les narcotrafics ont été mené par le  « Premier commando de la capitale ». Au total, 201 perquisitions et 422 mandats d’arrêt ont été exécutés. « Les personnes arrêtées sont notamment des membres de l’organisation soupçonnés de blanchir de l’argent du trafic de drogue. »

Enfin, la Ministre de l’enseignement supérieur « se dit inquiétée  de la situation sociale des étudiants. Elle aurait demandé aux universités de proposer davantage de jobs étudiants et pris d’autres mesures sociales : gel des frais d’inscription, augmentation des bourses etc. » indique le même journal.

Sources :
https://www.elysee.fr/agenda
https://www.lefigaro.fr/actualite-france/la-lettre-du-figaro-du-4-septembre-2020-1-20200904
https://fr.wikipedia.org/wiki/Edmond_Magnier

Publié par magrenobloise

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