France – La mort, sagesse des temps anciens

De tout temps, la mort fut un sujet délicat. Lorsque l’on étudie les textes anciens, lorsque l’on lit leurs lignes, leurs réflexions, on comprend combien ce sujet leur était cher. Les philosophes comme Sénèque ont pensé à ce sujet. Sénèque et Socrate ; lequel décida seul de sa propre mort puisqu’il se suicida, ceci, afin de ne point laisser ce privilège à son ennemi pour qui cela aurait été un plaisir. Plaisir pervers, malsain et inhumain que de tuer un homme. Ainsi, Socrate mit fin à sa propre vie en se suicidant. Sénèque dans ses textes évoque ce sujet à travers les lettres. MA Grenobloise peut ici vous les retranscrire mais vous pouvez les trouver en libre accès sur Internet. Ces œuvres sont tombées dans le domaine public et sont numérisées grâce au travail de la BnF. Les philosophes, et je considère qu’ils ont raison, envisagent la mort comme étant la (seule) liberté humaine. Le seul espace vital dans lequel la personne peut s’exprimer en toute âme et conscience, en toute liberté. C’est elle qui choisit ce qu’elle veut faire de son corps si la vision de celui-ci alors qu’il s’amenuise lui est insupportable. La personne est souveraine. Choisir sa mort est donc le premier acte de liberté. Madame Roselyne Bachelot, Ministre de la Culture est favorable à l’évolution de la loi Claeys-Léonetti. Evidemment, ce choix serait bienvenu, bienheureux pour chaque être humain. C’est cela la reconnaissance française de la liberté. Enfin, la France lèverait un tabou, ne considérant plus la mort comme un voile sombre et religieux qu’il ne faut point regarder, comme le résultat d’un acte barbare, mais plutôt la continuation d’un espace de liberté vers lequel le corps peut s’ouvrir. Grâce à l’autorisation humaine, en son âme et conscience, le corps pourrait disposer. Laissons ce monsieur partir avec dignité. Il ne demande que cela. Etre en paix avec lui-même. Quelle torture que d’infliger quelqu’un à ne pas s’aimer alors qu’il ne demande qu’à s’aimer. S’aimer revient pour lui à se libérer d’un fardeau, le fardeau de la transformation de son corps, un corps immobile, invivable. Nous lui infligeons une torture en décidant pour lui la vie de son corps.
Ce monsieur a droit à une mort digne, telle qu’il l’entend, c’est sa vie, sa liberté, pleine et entière. Qu’il demeure libre bon sang de bonsoir !

Sources :
RTL – Madame Roselyne Bachelot, Ministre de la Culture
BnF – Sénèque – Lettres à Lucilius
MichelOnfray.com – conférences.

Publié par magrenobloise

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