France – La drogue en chiffres

Dans un article du Figaro paru le 4 septembre 2020, intitulé « Dépassé, l’Etat veut muscler sa politique antidrogue », le quotidien met en lumière la consommation de drogues par les chiffres. Cette consommation a explosé. Cela est explicite.

« Le nombre d’infractions pour trafic et revente de stupéfiants a progressé de 45% en quatre ans » indique le journal en se basant sur les informations de Beauvau. Le nombre moyen de dealers présumés mis en cause [serait] de 35 000 par an. Mais le monstre se régénère. Plus de 236 000 personnes vivraient directement ou indirectement de cette économie parallèle. Guetteurs, vendeurs, nourrices, coupeurs, semi-grossistes, têtes de réseaux… des familles entières en vivent. Durant le confinement des « go fast » continuaient à passer pour alimenter la clientèle. » indique le Figaro. C’est un véritable Etat dans l’Etat.

Grâce à un graphique, on constate que la consommation est en hausse :

-> En 2000 , 1.9% des 18-64 ans consommaient régulièrement du cannabis. En 2017, c’est désormais 3.6% de cette même tranche d’âge qui en consomme régulièrement.

-> En 2000, 24% des 18-64 ans avaient déjà expérimenté le cannabis. Ce chiffre a pris 21 points, en 2017, ils sont 45%.

-> En 2000, la part des 18-64 ans a avoir déjà consommé au moins une fois dans l’année écoulée, de la cocaïne était de 0.3%. Elle est de 1.6% en 2017.

-> En 2000, la part de 18-64 ans à prendre des drogues de synthèses (MDMA/exctasy) était de 0.2%. Elle est passée en 2017 à 1.1%. Nous pouvons supposer qu’elle a en 2020 encore augmenté.

Ces deux dernières drogues sont consommées par les jeunes.

Provenance
Le quotidien indique que  » le Maroc fournit 70% de la résine de cannabis qui inonde l’Europe. […] Pas moins de 850 tonnes de résine passeraient par la France chaque année. Le marché national en absorberait de 370 à 580 tonnes par an ! ».

« Entre 2010 et 2017, les condamnations pour trafic sont passées de 30 100 à 37 700 (+26%). La sévérité [est] accrue, mais en dessous de deux ans de prison ferme prononcés, les peines sont souvent aménagées et tous les trafiquants ne finissent pas derrière les barreaux. »

Le Figaro indique que : « La libération anticipée de 13 800 détenus, au prétexte de la crise sanitaire, a aussi eu un effet de déflation sur cette population délinquante bien spécifique. Avant la crise, du COVID-19, un détenu sur cinq avait été condamné pour une infraction à la législation sur les stupéfiants. »

« L’Etat est plus que jamais au défi. La drogue reste le carburant du crime, une infraction matrice qui innerve tout le spectre de la délinquance, du petit cambriolage, commis par le camé en manque, aux affaires de blanchiment. La France reste championne européenne de la consommation de cannabis chez les jeunes adultes. Par ailleurs, depuis le milieu des années 2000, les usagers réguliers de cocaïne sont passés de 250 000 à 650 000. Rien n’a encore pu enrayer ce fléau. » conclu le journal.

Les chiffres en France

Le journal prolonge son enquête en pointant un rapport d’ l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies : « Le cannabis, est la substance illicite la plus consommée en France, selon un rapport de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) publié en 2019. 45% des Français l’ont déjà testé et 7.4% des adolescents en auraient un usage problématique. Il y aurait quelque cinq millions de fumeurs de cette substance dans l’année, dont 700 000 usagers quotidiens, un nombre qui augmente régulièrement depuis des années. Cette consommation place la France en tête des pays de l’Union européenne, en particulier chez les jeunes filles : plus de 20% des consommatrices dans l’année ont entre 15 ans et 24 ans, un chiffre qui dépasse rarement plus de 15% dans les autres pays européens.

Les autres pratiques

Il existe également d’autres pratiques désormais visibles dans l’espace public comme l’utilisation de la chicha. Cette pratique est proposée au sein des bars à chicha mais des jeunes s’installent dans la rue et fument ouvertement aux yeux de tous. Ils n’incitent pas au travail. Là encore, faut-il condamner ? Encadrer ? Telles sont les questions à poser.

Sources :
Le Figaro – Dépassé, l’État veut muscler sa politique antidrogue

Publié par magrenobloise

Webmagazine

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :