Grenoble – Agriculture

Dans un article du Dauphiné Libéré paru ce jour, lundi 7 septembre 2020, le journal met en lumière le dialogue entre paysan et politique.

Durant ce week-end le Conseil de l’agriculture du département (CAD) a organisé une conférence-débat « pour faire part [aux élus] des problématiques majeures rencontrées par les professionnels ». Cette rencontre entre [politiques] et le « petit monde agricole » a normalement lieu à la Foire de Beaucroissant, annulée en raison du COVID-19.

La foire de Beaucroissant est une foire agricole biannuelle se déployant sur la commune de Beaucroissant en Isère. Ses origines remontent officiellement à l’an 1219.

L’origine de la foire remonte vraisemblablement au marché — la « Vaude » — installé, selon les sources, dès le ixe siècle ou le xe siècle, lorsque l’évêque de Grenoble vient chaque année célébrer la fête de la Sainte Croix (Les calendriers liturgiques chrétiens comportent différentes Fêtes de la Croix qui célèbrent toutes la Croix ayant servi à la crucifixion de Jésus-Christ ; la liturgie est un terme issu du vocabulaire religieux et désignant les différentes règles qui vont codifier le déroulement du culte ; exemple dans la liturgie chrétienne, la communion a toujours lieu à la fin de la messe et pas avant..).

Le 14 septembre 1219, était un jour de fête à Grenoble où de nombreuses personnes étaient venues assister à la traditionnelle fête de la Sainte-Croix. Malheureusement ce même jour un violent orage éclata sur la région, gonflant les torrents et rivières et faisant céder une retenue d’eau créée à la suite d’un éboulement quelques années auparavant au niveau des gorges de l’Infernet à Livet-et-Gavet.

Le « barrage naturel de l’Infernet et de Vaudaine », deux ruisseaux de Livet-et-Gavet, est un site géologique remarquable de 63,06 hectares. En 2014, ce site d’intérêt géomorphologique est classé « deux étoiles » à l’« Inventaire du patrimoine géologique ».

La vague et la hausse du niveau des cours d’eau du Drac et de l’Isère qui résultèrent de la rupture de ce barrage, inondèrent la ville et firent des milliers de morts. Des centaines de survivants allèrent se réfugier à Beaucroissant où il fallut créer un village pour les accueillir.

L’année suivante, jour pour jour, le 14 septembre 1220, l’évêque de Grenoble, Jean de Sassenage accompagna ses paroissiens à Notre-Dame de Parménie à Beaucroissant, pour remercier Dieu de les avoir épargnés et afin de prier pour les victimes de cette catastrophe. Ainsi le grand nombre de pèlerins qui chaque année affluaient sur la commune de Beaucroissant attira de nombreux commerçants qui voyaient là une aubaine pour exercer leur commerce. Selon Bernard Janin et Denise Brizard, ce pèlerinage « fournit désormais à Beaucroissant l’occasion heureuse d’associer une cérémonie religieuse et une tradition commerciale ».

La foire de Beaucroissant au XIXe par Théodore Ravanat.

Au départ, ce fut surtout le petit bétail qui était vendu pendant la foire, puis au cours des années de nombreux stands de produits manufacturés firent leurs apparitions notamment grâce à l’implantation géographique de Beaucroissant. Ainsi sa situation sur la route antique reliant Vienne à Turin, et à proximité de grands axes de circulation comme les routes de Grenoble à Valence et de Grenoble à Lyon permit à la foire d’accueillir un commerce de transit. À la fin du Moyen Âge la renommée de la foire grandissant, ce furent des commerçants de toute l’Europe (Espagne, Italie, Pays-Bas, Suisse…) qui firent leurs apparitions afin de venir vendre leurs marchandises. La durée de la foire était initialement de trois jours, mais à cette époque, l’ampleur de la manifestation fut telle que celle-ci fut allongée jusqu’à dix-sept jours. Chaque jour avait ainsi sa spécialité, jour du blé, jour des chevaux, jour des bêtes à cornes, jour des épices…*

Izeaux est situé dans le plaine de Bièvre, près de l’aéroport de Saint-Etienne de Grenoble-Isère. C’est une alrge vallée ouverte une large vallée ouverte dont la forme régulière en auge à fond plat suggère une origine glaciaire

La foire de Beaucroissant étant annulée, la rencontre s’est tenue au GAEC (groupement agricole d’exploitation en commun) Soleil levant à Izeaux.

La région d’Izeaux, au niveau de la plaine de la Bièvre présente un climat de type semi-continental qui se caractérise par des précipitations souvent plus importantes en été et au printemps qu’en hiver.

Les étés sont généralement chauds mais souvent marqués par de violents orages. Les hivers sont généralement assez froids et marqués par des gelées fréquentes, d’autant plus que le secteur resté très longtemps marécageux est souvent marqués par de nombreuses brumes matinales et des brouillards plus ou moins persistant durant les périodes froides.

Du fait du relief peu accentué, au niveau du plateau de Chambaran, les masses d’air venues du nord et du sud circulent aisément. Les températures nocturnes sont assez fraîches à proximité dans les secteurs situé en altitude et orienté vers le nord.*

Ce weekend donc, parmi les élus étaient présents, le Président du Département Jean-Pierre Barbier , le vice-président de Région Yannick Neuder, la députée Elodie Jacquier Laforge et Monique Limon, le sénateur Guillaume Gontard. Jérôme Crozat, président de la FDSEA de l’Isère, Jocelyn Dubost, Jeunes Agriculteurs de l’Isère, Jean-Claude Darlet, président de la Chambre d’agriculture de l’Isère.

Ce qu’il ressort de cette réunion est simple : « Le ciel occupe une grande partie de leurs têtes car en 2020 [les agricultures] ont été marquées par la sécheresse des sols et la multiplication des épisodes de canicule. La filière agricole deamnde donc une réflexion globale sur le développement des réseaux d’irrigation et du stockage hivernal de l’eau, dont la gestion  » se fera nécessairement en concertation avec l’ensemble des acteurs locaux ». Un constat agite tout de même le président de le FDSEA : « […] Il manque des élus. Il y a trois ans, nous avions eu sept députés. Aujourd’hui il n’y en a que deux… »

Cette vision est approuvée par Jocelyn Dubost : « Là, on voulait voir tout le monde car ce sont toujours des dossiers à long voire très long terme. On sait que les décisions ne leur appartiennent pas mais il font remonter ce qu’on leur dit. »

Ce qu’il ressort de cet article est que l’absence d’élus n’empêche pas « les arbitrages « d’en haut », pris sans la considération des spécificités territoriales que les exploitants réclament à cor et à cri depuis des années. »

« Aujourd’hui on a perdu le bon sens paysan. On va trop loin » s’étrangle Jean-laude Darlet, président de la Chambre d’agriculture de l’Isère. « 

« Si l’on n’est pas agriculteur de la même façon en Bretagne ou dans les Alpes, Jocelyn Dubost souligne, que le constat vaut tout aussi bien pour les montagnes de la Matheysine et le plaine de la Bièvre. Il se refuse d’ailleurs à établir un état des lieux de la profession dans le département, soulignant que « le constat est trop hétérogène. Il y a des secteurs qui se portent bien et d’autres qui souffrent. » indique le Dauphiné Libéré.

Sources :
Le Dauphiné Libéré
Wikipédia – Izeaux ; Livet-et-Gavet ; Beaucroissant

Publié par magrenobloise

Webmagazine

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :