Le Tour de France, un mal pour un bien

« Quand on partait de bon matin, quand on partait sur les chemins, à bicyclette ».

Ces mots, ces quelques mots, ces notes, qui résonnent encore en nous et que l’on a envie de chantonner, représentent typiquement l’idéal et l’imaginaire français. Aller chercher son pain de bon matin à bicyclette, traverser le village à toute allure, avant d’avoir déjeuner, rapporter la baguette de pain, les croissants, le pain au chocolat et déjeuner ensemble. C’est l’esprit Français et heureusement, il vit encore. Bien qu’enfoui, très enfoui. Le choix de Grégory Doucet, nouveau maire écologique de Lyon, qui au nom d’une idéologie fait des choix extrêmes, s’attaque à l’un des symboles français. Il attaque la France, ce qu’elle a en son cœur, ce qu’elle a dans son imaginaire, pour injecter une idéologie bobo, « terrienne », écolo dans tout ce qu’il y a de plus vide. Car par quoi Monsieur Grégory Doucet remplacera cet événement  populaire au sens noble du terme, c’est-à-dire connu, pour un événement autour duquel les Français qu’ils aiment ou qu’ils n’aiment pas  regardent, concrètement, et s’animent autour de cet événement. Le regardent ensemble.

Par quoi remplacera-t-il cela ? Par rien. Grégory Doucet, au nom d’une idéologie « verte » donc inattaquable, car se dire contre le « vert »serait se dire contre la nature, est en réalité effroyablement noir, sectaire. Il ôte tout plaisir Français au peuple Français, car il n’y a qu’un peuple Français. Grégory Doucet au nom du « vert », de la nature, des champs, souhaite mettre un terme à ce qui animent les Hommes français. Il leur ôte leur nature. Pour leur bien.

Rien n’est finalement plus bénéfique pour l’image de la France que cet événement. Petits et grands, familles et amis, s’attroupent le long des routes, au creux des virages, plantent leurs banderoles, encouragent les coureurs, crient, courent, chantent, boivent du Ricard, portent des bobs, sont assis dans des chaises longues des heures durant, bravant le soleil, la chaleur, pour supporter les coureurs, voir défiler les caravanes, être en extase dans cette ambiance exaltante ; et heureux, surtout heureux. Heureux d’être ensemble.

Les enfants tentent de gagner des saucissons, des vignettes, un souvenir, lorsque les caravanes passent.

C’est toute cette joie, cette exaltation historique que Grégory Doucet veut ôter au peuple Français, pour son soi-disant « bien ». Et il ne le remplace par rien, du vide, une idéologie qui ne comble par le cœur des foules. Ne somme-nous pas déjà vides pour qu’on nous ôte encore le cœur ? Même Eric Piolle, n’orait pas osé, c’est impensable, il sait ce que le vélo représente dans notre contrée grenobloise. Le sport est le cœur et le centre névralgique de ce qui nous rassemble et les montagnes, ses poumons, sa nature, son souffle de vie. Cet homme ose se prétendre le représentant de la France ? Du peuple ? Celui qui a été élu, grâce à eux ? Son émanation ? Qu’il s’attaque aux aéroports : tous ces litres et ces tonnes de fioul déversés pour un week-end à l’autre bout du monde, tous ces voyages en première, deuxième classe, classe écologique, classe business qui ne servent en rien la nature et qui utilisent un mot à mauvais escient. C’est à cela que Grégory Doucet devrait s’attaquer. Mais l’entreprise est trop dure, et la route est trop longue. Taxer les grandes entreprises qui exploitent des travailleurs à l’autre bout du monde pour créer à outrance des vêtements sans valeurs, jetés, remplacés, parfois même jamais portés. Ces entreprises qui polluent  par leurs allers-retours, qui contribuent à nous rendre malades de cette idéologie purement financière, libérale. Le modèle est à bout de souffle, les gens sont à bout de souffle. Soyons innovant, allons à l’envers. Revenons aux bases, revenons en France. Que Grégory Doucet propose de créer des jardins, de favoriser l’agriculture locale, de redorer la vie culturelle, savoureuse lyonnaise, le bouchon lyonnais et j’en passe. Où est passée l’ardeur des gens ? Est-ce trop simple pour lui ? C’est par la simplicité qu’on acquiert le grand luxe.


Qu’il favorise les métiers d’autrefois, artisans, boulangers, agriculture. C’est cela la vraie écologie, le respect de la chair, de la faune et de la flore, d’apprécier les moindres parcelles naturelles et d’en faire de l’or, grâce aux talents humains. Qui a-t-il de plus honorable que cela ? C’est ce que font les coureurs du Tour de France. Un art Français. Un art sportif. Grégory Doucet tape, par la suppression de ce symbole, la France, en plein cœur  et il ne recule devant rien. Il brise tout sur son passage, tel un monstre assoiffé de sang recherchant le vert avidement pour assouvir un impérieux besoin.

Au nom d’une idéologie, au nom d’une chimère, Grégory Doucet ne recule devant rien. Par son action, il montre qu’il est tout comme Piolle un « bobo » gavé purement à l’idéologie, et qui refuse de voir le réel tel qu’il est c’est-à-dire tragique. Il préfère fuir vers des nuages et des contrées lointaines. Que de blabla et que de concret défavorable ! Il est un chef d’entreprise qui ne respecte pas les lois et les valeurs de la France qui font tout son honneur et qui aujourd’hui, plus que jamais, méritent d’être renouvelées, relevées, respectées, tant elles ont été écrasées. Gregory est l’une de ces semelles criminelles.

Le Tour de France ce sont des vélos, des sportifs, la découverte du patrimoine, des dimanches après-midi affalé sur le canapé à regarder le Tour puis monter au Col de Porte pour tenter de réaliser le même exploit, enthousiaste, idéaliste, animé par tant de réussite et de gaieté.   Ce sont les douces voix des commentateurs qui bercent les téléspectateurs, c’est un passage dans l’année, une tranquillité d’esprit et des jeunes, des gagnants, des participants, que l’on découvre et qui préservent par ce respect, et cet entretien des valeurs, l’esprit Français.

Que propose Grégory Doucet en échange si ce n’est un univers vide et morose ? Distribuera-t-il le sauciflard une fois qu’il nous aura tous plongé dans un esprit triste et sans intérêt ? Sortons les mouchoirs, la fin n’est plus très loin.

Publié par magrenobloise

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