France – Didier Raoult parle de sa recherche

Le Professeur Didier Raoult était sur CNews ce matin, lundi 14 septembre, et répondait à une interview de Laurence Ferrari.

Il a évoqué les différentes recherches effectuées avec ses collaborateurs que l’on peut retrouver sur le site de l’IHU. Une des études particulièrement intéressante, met en évidence le lien entre l’obésité et la vente de probiotiques, lesquels proposent justement la molécule manquant dans les intestins des personnes atteintes d’obésité.

Extrait de la recherche : »La nutrition est un déterminant majeur du microbiote humain. Notre équipe a d’abord étudié les liens entre altération du microbiote et obésité. Nous avons pour la première fois montré une diminution des Archées méthanogènes, des Bifidobacterium dont B. animalis, et de Lactobacillus casei dans l’obésité (8). Ces 2 espèces (L. casei, B. animalis) sont particulièrement pertinentes en nutrition car il s’agit des 2 espèces les plus souvent commercialisées comme probiotiques dans le monde. Inversement, nous avons retrouvé qu’une espèce de Lactobacillus : L. reuteri, était associée à l’obésité (8). »

Une autre étude concernant l’étude sur le Coronavirus est intéressante sur le site. Dans cette étude intitulée « Une épidémie de pneumonie associée à un nouveau coronavirus d’origine probable de chauve-souris » [ils montrent] « que le 2019-nCoV est identique à 96% au niveau du génome entier à un coronavirus de chauve-souris. »

Une autre étude intitulée « SARS-CoV-2: peur contre données » datant de mai 2020, montre la faible mortalité de l’épidémie. La contagion serait plus importante que la mortalité.

Introduction de l’étude (suppression des renvois aux notes de bas de page) :

Les Coronaviridae représentent une famille très importante de virus animaux et humains qui sont en circulation permanente. Quatre coronavirus humains courants (HKU1, NL63, OC43 et E229) sont responsables de 10 à 20% des infections respiratoires dans le monde et sont présents sur tous les continents (Tableau 1 ). La mortalité est mal évaluée, mais il est clair qu’il existe des porteurs chroniques ainsi que des porteurs asymptomatiques. Des études ont montré qu’il y a autant de porteurs asymptomatiques que de patients symptomatiques. Trois épisodes épidémiques de coronavirus émergents ont été signalés. Le premier coronavirus du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), a eu très peu d’impact sur la morbidité et la mortalité mondiales, avec plus de 8 000 cas reconnus et 774 décès. Le second, le syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS) -coronavirus, est resté localisé en Arabie saoudite, avec une petite épidémie d’infections principalement nosocomiales en Corée du Sud. Le MERS-coronavirus, comme le SRAS-coronavirus, a mis en évidence le danger majeur de transmission nosocomiale au personnel de santé, dont la santé est essentielle dans ces épidémies. Enfin, le SRAS-CoV-2, le nouveau coronavirus apparu en décembre 2019, s’est développé et touche désormais plus de 90 000 personnes dans le monde. Au moment de la rédaction du présent rapport, un nombre important de cas s’étaient produits en Extrême-Orient. Il est incontestablement contagieux, car une étude quasi-expérimentale sur le bateau de croisière Diamond Princess a montré que le confinement des patients infectés avec des patients non infectés entraînait une infection rapide des patients non infectés, conduisant à 700 cas supplémentaires à bord. Cependant, les coronavirus en circulation commune restent prédominants en raison de leur répartition mondiale et de leur mortalité non négligeable. L’objectif de cette étude était de partager l’expérience d’un laboratoire de référence représentant environ 1% des infections respiratoires graves et diagnostiquées, notamment saisonnières, en France. Cela permettra d’évaluer la mortalité relative des différents coronavirus humains présentés dans les hôpitaux de Marseille par rapport à celle du SRAS-CoV-2.

2. Matériels et méthodes

L’Assistance Publique-Hôpitaux de Marseille (AP-HM) couvre tous les hôpitaux publics de Marseille, dont quatre hôpitaux universitaires: Hôpital de la Timone, Hôpital de la Conception, Hôpital Nord et Hôpital Sud; cela correspond à 3 400 lits et 125 000 entrées chaque année. Le laboratoire de diagnostic des infections IHU Méditerranée teste tous les échantillons d’AP-HM dans lesquels des virus respiratoires sont suspectés. La biologie moléculaire est utilisée pour le diagnostic. Les résultats sont suivis par un système de surveillance hebdomadaire automatisé dans le laboratoire de diagnostic, couplé à un système d’information de laboratoire (Nexlabs). Les données épidémiologiques sur le SRAS-CoV-2 ont été obtenues grâce à une plateforme en ligne de collecte de données auprès d’organismes publics.Les analyses statistiques ont été effectuées à l’aide du logiciel BiostatGV.

3. Résultats

En 2016, il y a eu 594 000 décès en France; 59,2% de ces décès sont survenus dans un établissement de soins. La même année, l’AP-HM a fait état de 2854 décès. Ainsi, on peut estimer qu’environ 0,8% des décès dans les établissements de soins en France sont survenus dans les hôpitaux AP-HM.

Du 1er janvier 2013 au 31 décembre 2019, 21662 échantillons ont été testés par le laboratoire de diagnostic des infections IHU Méditerranée. Parmi ceux-ci, 770 échantillons étaient positifs pour le coronavirus, avec huit décès (taux de mortalité 1%). Parmi les coronavirus identifiés, 63 ont été identifiés comme HKU1 (un décès, taux de mortalité 1,6%), 74 ont été identifiés comme NL63 (deux décès, taux de mortalité 2,7%), 92 ont été identifiés comme E229 (un décès, taux de mortalité 1,1%) et 160 ont été identifiés comme OC43 (quatre décès, taux de mortalité 2,5%). Trois cent quatre-vingt-un coronavirus, diagnostiqués avant 2017, n’ont été attribués à aucune de ces quatre souches (Tableau 2 ).

[Interprétation personnelle : Les lettres et les numéros annotés à coté du mot « Coronavirus » correspondent à des souches différentes de Coronavirus différents.
Parmi les gens atteints de ces souches, très peu sont morts.]

Des tests systématiques (biologie moléculaire) pour le SRAS-CoV-2 ont été réalisés du 1er janvier 2020 au 2 mars 2020. Au total, 7059 échantillons de patients présentant des symptômes infectieux ont été testés par le laboratoire de diagnostic des infections IHU Méditerranée. Parmi eux, 543 échantillons étaient positifs pour les coronavirus, avec deux décès (taux de mortalité de 0,36%): 277 échantillons étaient HKU1, 146 échantillons étaient NL63, 77 échantillons étaient OC43 et 43 échantillons étaient 229E. Aucun cas de SRAS-CoV-2 n’a été identifié parmi ces échantillons. Sur les deux décès, un patient avait une OC43 (taux de mortalité de 1,3%) et un patient avait HKU1 (taux de mortalité de 0,36%). Il n’y a pas eu de décès par NL63 ou E229 pendant cette période.

Des tests systématiques (biologie moléculaire) pour le SRAS-CoV-2 ont été réalisés du 1er janvier 2020 au 2 mars 2020. Au total, 7059 échantillons de patients présentant des symptômes infectieux ont été testés par le laboratoire de diagnostic des infections IHU Méditerranée. Parmi eux, 543 échantillons étaient positifs pour les coronavirus, avec deux décès (taux de mortalité de 0,36%): 277 échantillons étaient HKU1, 146 échantillons étaient NL63, 77 échantillons étaient OC43 et 43 échantillons étaient 229E. Aucun cas de SRAS-CoV-2 n’a été identifié parmi ces échantillons. Sur les deux décès, un patient avait une OC43 (taux de mortalité de 1,3%) et un patient avait HKU1 (taux de mortalité de 0,36%). Il n’y a pas eu de décès par NL63 ou E229 pendant cette période.

Sur la même période, l’IHU Méditerranée Infection a été le centre régional de détection du nouveau coronavirus SARS-CoV-2. Au moment de la rédaction de cet article, 596 analyses ont été effectuées sur des cas suspects depuis l’émergence du nouvel agent pathogène, à partir de laquelle quatre cas de SRAS-CoV-2 ont été identifiés. En outre, 337 ressortissants français de retour de la province du Hubei ont été testés à deux reprises, et tous étaient négatifs pour le SRAS-CoV-2.

Au 2 mars 2020, 90 307 patients au total avaient été testés positifs pour le SRAS-CoV-2 dans le monde, avec 3086 décès (taux de mortalité de 3,4%). Parmi les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), 7476 patients ont été testés positifs pour le SRAS-CoV-2, avec 96 décès (taux de mortalité de 1,3%) (Tableau 3 ). En France, 191 personnes ont été testées positives pour le SRAS-CoV-2, avec trois décès (taux de mortalité de 1,6%).

Extrait du tableau
4. Discussion des résultats

Cette étude a révélé que le taux de mortalité des infections courantes à coronavirus est de 0,8% en France. En comparaison, le taux de mortalité du SRAS-CoV-2 dans les pays développés européens ou américains de niveau économique comparable est de 1,3% (Tableau 3). Si l’extrapolation des décès dans les hôpitaux AP-HM est correcte, en France métropolitaine, cela représenterait 543 / 0,8 * 100 = 67875 cas de patients hospitalisés avec une infection respiratoire à coronavirus commun en 2 mois, soit presque autant de cas que pour le SRAS-CoV-2 dans le monde. En effet, la mortalité par infections respiratoires est extrêmement dépendante de la qualité des soins et de l’accès aux soins, et les formes sévères ont un meilleur pronostic dans les pays dotés d’infrastructures médicales supérieures. Dans ces conditions, il ne semble pas y avoir de différence significative entre le taux de mortalité du SRAS-CoV-2 dans les pays de l’OCDE et celui des coronavirus courants ( test χ 2 , P= 0,11). Bien entendu, le défaut majeur de cette étude est que le pourcentage de décès attribuables au virus n’est pas déterminé, mais c’est le cas de toutes les études rapportant des infections virales respiratoires, y compris le SRAS-CoV-2. En effet, les infections virales sont des infections de l’écosystème dont l’issue dépend des inoculums et du microbiote environnant [26] . Ainsi, certaines bactéries semblent être associées à des manifestations symptomatiques, comme Streptococcus pneumoniae, Haemophilus influenzae et Staphylococcus aureus, qui sont connus pour provoquer une surmortalité due à une infection secondaire. Enfin, la saisonnalité, la situation géographique, la chaleur et l’humidité sont des cofacteurs, tout comme l’âge, le sexe et les pathologies sous-jacentes. Dans ces conditions, et toutes choses étant égales par ailleurs, l’infection par le SRAS-CoV-2 ne peut être décrite comme étant statistiquement plus grave que l’infection par d’autres coronavirus en circulation courante.

Enfin, dans les pays de l’OCDE, le SRAS-CoV-2 ne semble pas être plus mortel que les autres virus en circulation. Outre les coronavirus, il existe 16 virus endémiques en circulation commune dans les pays développés (adénovirus, bocavirus, cytomégalovirus, entérovirus, virus grippal A H1N1, virus grippal A H3N2, virus grippal B, métapneumovirus, parainfluenzae virus 1, parainfluenzae virus 2, parainfluenzae virus 3, parainfluenzae virus 4, parechovirus, picornavirus, rhinovirus, virus respiratoire syncytial) et 2,6 millions de décès par an par infections respiratoires (à l’exclusion de la tuberculose) ont été enregistrés ces dernières années dans le monde. Il y a peu de chances que l’émergence du SRAS-CoV-2 puisse modifier cette statistique de manière significative. La peur pourrait avoir un impact plus important que le virus lui-même; un cas de suicide motivé par la peur du SRAS-COV-2 a été rapporté en Inde.

De plus, des coronavirus rarement testés systématiquement dans le monde peuvent persister dans le pharynx de personnes asymptomatiques, ce qui représente une source potentielle d’immunité de la population. En outre, il convient de noter que des études systématiques d’autres coronavirus (mais pas encore pour le SRAS-CoV-2) ont montré que le pourcentage de porteurs asymptomatiques est égal ou même supérieur au pourcentage de patients symptomatiques. Les mêmes données pour le SRAS-CoV-2 pourraient bientôt être disponibles, ce qui réduira encore le risque relatif associé à cette pathologie spécifique.

Lors de cette interview le Professeur a évoqué le conseil donné à Renaud Muselier, homme politique français qui passait dimanche au Grand Jury RTL, lequel était d’acheter un petit appareil permettant de mesurer le taux d’oxygénation dans le sang (produit à 20 euros). Le professeur recommande également la vaccination. Mais cela sera long, il faut donc patienter, la recherche ne s’effectuant pas du jour au lendemain. Didier Raoult a par ailleurs éclairé l’actualité de son regard : « Les conséquences de la peur sur l’organisation sociale sont absolument considérable. » Cela raisonne tout à fait avec les résultats de son études et le taux de mortalité qui est donc minime.

D’après Wikipédia Monsieur Muselier est issu d’une famille marseillaise. Son père, Maurice, fut déporté à Dachau pour faits de résistance. Son père, Maurice, fut déporté à Dachau pour faits de résistance. Il est le petit-fils d’Émile Muselier, vice-amiral des Forces françaises libres qui a pris Saint-Pierre-et-Miquelon et qui l’a rallié au Général de Gaulle.

Marine Nationale – Une seule femme a atteint ce grade. Il s’agit de la vice-amirale Anne Cullerre, promue le 1er mai 2015. Elle est ainsi à ce jour, l’officier la plus gradée de toute l’histoire de la Marine nationale française.

Renaud Muselier est d’ailleurs l’auteur d’un ouvrage sur son grand-père. Il est aussi le neveu de la reine Géraldine Apponyi (Géraldine Apponyi de Nagyappony), épouse du dernier roi d’Albanie détrôné par les Italiens en 1939.

Les Forces françaises libres (FFL) était, pendant la Seconde Guerre mondiale, le nom donné aux forces armées ralliées à la France libre sous l’égide du général de Gaulle. Leur emblème est la croix de Lorraine mais l’insigne des forces terrestres est un glaive ailé.

Emile Muselier a été le premier officier général à rallier Charles de Gaulle à Londres dès le 30 juin 1940. 

Le vice-amiral Émile Muselier, refusant la capitulation, décide de rejoindre la Grande-Bretagne. Il s’embarque à Marseille sur un navire de commerce à destination de Gibraltar et est reçu par l’amiral North (en). Il réquisitionne les navires français au mouillage : le chalutier Président-Houduce, le cargo armé Rhin, les cargos Anadyr et Capo-Olmo. Ce sont les premiers bateaux des FNFL.

Parti le 29 juin à bord d’un hydravion, il rencontre le général de Gaulle le 30 juin 1940. Il est nommé dès le lendemain chef des forces navales (militaires et civiles), ainsi que provisoirement chef des forces aériennes. Les forces navales sont à ce moment très limitées, essentiellement les marins qui se trouvaient déjà en Angleterre, ceux qui ont participé à l’évacuation de Dunkerque et les quelques ralliés de l’île de Sein et leurs bateaux de pêche. La dignité de vice-amiral existe depuis le Moyen Âge. Sa fonction est de seconder l’amiral, qui n’est pas à l’origine un officier militaire, mais le chef de toute organisation juridique et administrative liée à la mer et aux côtes.

Charles Henri comte d’Estaing, « chevalier des ordres du Roi, lieutenant-général de ses armées, vice-amiral de France »

Il est médecin de profession, diplômé en médecine du sport. Il est médecin coordinateur et directeur de la clinique médicale spécialisée Saint-Martin. Lors de ce Grand Jury, il avait été très ferme sur certains regards politiques vis-à-vis de l’islamisation de la société et différents autres sujets brûlants. Elle est à réécouter.

Publié par magrenobloise

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