Loi – Beccaria

Hier, Michel Onfray passait sur BFMTV, il évoqua plusieurs auteurs, parmi eux, Cesare Beccaria.

Dans les soixante premières pages, l’auteur parle de l’esprit des lois qui sont fort à lier avec l’esprit de la société. Il faut que la punition soit à la hauteur du crime commis. Il ne faut pas que la punition tarde à venir autrement dit elle doit être immédiate. La punition doit également toucher toutes les classes de la société, de façons égales, les pauvres comme les nobles. La loi doit servir les sociétés et les hommes doivent s’y soumettre, la loi n’est pas au service des hommes, c’est les hommes qui sont à son service. La loi doit faire peur à l’homme, elle doit empêcher un homme de commettre un crime ou un délit de par les peines qu’il risque. L’homme peut observer la loi, s’en servir pour tirer et juger d’elle un fait. Si un crime ou délit ou si une punition n’est pas inscrite dans la loi alors la gravité permettra d’inscrire une nouvelle loi. Cela permettra de faire avancer la société. C’est l’esprit de la loi qui fait la société. C’est la loi qui fait la société. Il faut donc resserrer la loi, au regard des crimes et des délits, il faut que la loi, d’après Beccaria, dissuade tout le monde. Il faut que l’espace public soit serein.

L’auteur indique que l’espace public de la société doit être serein. Il indique également que « Les corps politique sont ceux qui conservent le plus longtemps le mouvement qui leur a été donné une fois et qui en reçoivent le plus difficilement un nouveau ».(page 81)

On apprend qu’auparavant lorsqu’un crime ou un délit était commis la punition pouvait être les tortures, les questions. Les questions peuvent être une torture pour le faible.

L’opinion est mauvaise, il faut juger avec la loi.

Il y a le faible, le timide qui sera toujours coupable et jamais le bandit qui lui n’a pas peur de la loi, il n’a pas peur qu’on le torture. Le faible et le timide a peur de cela en revanche, et il aura toujours un crime que nous pourrons découvrir, que les jurés pourront découvrir. Il peut se faire torturer. Le coupable en revanche peut ne jamais cracher le morceau car il n’a rien à perdre il veut se libérer ou n’avoir aucune peine. Le faible ou l’innocent a peur d’être coupable et le sera toujours de par sa faiblesse et son impuissance à mentir. Il y  aura donc toujours la torture des questions pour mettre en lumière un malaise. Le coupable lui pourra tout nier, tout renier et pourra peut-être ainsi, grâce à cela voir sa peine diminuer.

Ce sont des concepts qui gèrent l’espace public et non pas les hommes. Chaque mot à sa place et ne peut être employé au hasard sinon on diminue l’idée même des concepts.

L’équilibre est la mère de tous les principes.

La richesse ne doit pas intervenir dans l’industrie.

Il faut perdre les avantages acquis par le délit.

Il s’avère qu’à cette époque, le Fisc récupère de l’argent lorsque quelqu’un commet un crime ou un délit. Cette technique existe toujours et que cela a évolué, l’argent ne revient plus au fisc mais revient à la partie (la défense).

En ce qui concerne la peine de mort, Beccaria dit :

« La punition d’un coupable doit inspirer à ceux qui en sont témoins plus de terreur que de
compassion. Le législateur doit mettre des bornes à la rigueur des peines lorsque ce dernier sentiment prévaut dans l’esprit des spectateurs, à qui le supplice paraît alors plutôt inventé pour eux que contre le criminel. » (page 86).

Chapitre XXVIII – De la peine de mort

« Heureuse l’humanité, si elle recevait pour la première fois des lois !
Heureuse si ces lois étaient dictées par les souverains qui gouvernent
aujourd’hui l’Europe, ces princes bienfaisants, protecteurs des arts et
des sciences, ces citoyens couronnés, qui font renaître les vertus paisibles dans le sein des peuples, qu’ils regardent comme leurs enfants ?
Leur autorité, en s’affermissant, augmente le bonheur de leurs sujets ;
elle détruit ce despotisme intermédiaire, d’autant plus cruel qu’il est
moins solidement établi, et dont la politique barbare, interceptant
les voeux sincères du peuple, étouffe sans cesse sa voix, toujours écoutée
quand elle arrive jusqu’au trône. Puisse cette autorité s’accroître tous
les jours ! C’est le voeu des citoyens éclairés, qui sentent bien que si
de tels princes laissent subsister des lois défectueuses, c’est qu’ils sont
arrêtés par l’extrême difficulté de détruire des erreurs accréditées par
une longue suite de siècles. » (pp.90-91)

L’auteur dit que le on punit de la même manière qq qui a tué alors on ôte sa part d’humanité à la société. Il est dit que l’on a pas a choisir de la mort de quelqu’un et qu’il suffit d’observer la nature. Il dit que dans ce cas-là le suicide n’est pas une liberté. Il dit que l’autre forme de peine est la peine perpétuelle, « tel un esclavage », elle doit dissuader le fanatique. La peine de mort n’a jamais dissuader le scélérat de commettre le trouble dans la société. [Au regard de ce qu’il se passe aujourd’hui c’est à dire si la peine de mort ne dissuade pas les terroristes, si les peines ne sont pas à la hauteur du supplice infligé à quelqu’un ou à la société, si le tueur, le scélérat a plus a gagné en commettant son crime qu’à perde que faut-il pour les empêcher de commettre ces crimes ? Quelles lois, quels supplices suffisamment puissants peuvent les obliger à obéir aux ordres de la société, à la servir à en être les citoyens, à garantir la sérénité publique ? Michel Onfray a raison il faut repenser la prison, le système pénitentiaire, tel une sorte de bagne éducatif si j’ai bien compris.

On remarque que l’auteur évoque dans le texte l’esprit des lois déjà évoqué chez Montesquieu. Cette pensée, sa pensée a donc influencé l’auteur. Beccaria se penche également sur les crimes et les châtiments, aussi nous supposons qu’il aurait peut-être influencé par là un ouvrage du même titre intitulé « Crime et châtiment » de Dostoïevski.

Publié par magrenobloise

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