Monde – Système bancaire

Paul Grignon a réalisé un documentaire animé intitulé l’Argent dette sorti en 2006. Il a été vu par plus de deux millions de spectateurs et traduit en près de 14 langues. Il traite du crédit et de la création monétaire : « L’avarice et la malhonnêteté sont les principaux problèmes. » Son travail fut salué et diffusé en France grâce à l’intervention entre autres de David Abiker sur France Info. Front Populaire l’évoque ce jour dans un article intitulé « Pouvoir d’achat et consommation : les armes ultimes ?« . Extraits.

Au tout début, c’est un orfèvre qui mit son or dans une chambre forte. Les villageois demandèrent de la place. Il mit ces places en locations en obtint des bénéfices. L’orfèvre constata quelque chose : les villageois ne venaient jamais retirer leur or en même temps et ne venaient pour ainsi dire, jamais. Au fil de l’évolution des échanges (création de reçus) l’orfèvre fit des prêts, couverts par l’or des déposants. Aussi longtemps que les prêts seraient remboursés, les déposants n’en sauraient rien. Et l’orfèvre, maintenant plus banquier qu’artisan, fit de gros bénéfices.

Extraits :

« A présent on crée vraiment l’argent à partir de dette. Chaque fois que quelqu’un fait un emprunt à une banque de l’argent est créé. Le montant total d’argent qu’il est possible de créer n’a qu’une seule limite réelle le montant total de la dette. En 1957, la dette américaine s’élevait à 5 trillions, en 2006 à 45 trillions. »

Tout est argent dette. Sans dette il n’y a pas d’argent. Pour qu’il y ait de l’argent il faut qu’il y ait de la dette.

Un dépôt d’argent permettra de faire un crédit à quelqu’un d’autre, d’un montant plus petit (respectant un ratio) que le montant déposé. Par exemple dépôt de 9000, prêt de 8500 euros. Et le prêt génère de l’argent à la banque.

Par ailleurs le système bancaire est un circuit fermé, cet argent, fictif ne circule que dans les banques. C’est comme s’il existait qu’une seule banque. C’est actuellement le cas de la banque centrale européenne.

Tout l’argent nouveau est créé à partir du processus de dette uniquement.

La banque demande des intérêts sur des prêts d’argent qu’elle ne possède pas.

« Je crains que le simple citoyen n’aime pas du tout se faire dire que les banques peuvent créer de l’argent et qu’elles le font… Et que ceux qui contrôlent le crédit d’une nation dirigent la politique des gouvernements et tiennent dans le creux de leurs mains la destinée des peuples. » Reginal McKenna, ancien Président du CA Millands Banks of England.

Les banques ne peuvent utiliser ce genre de système qu’avec la coopération des gouvernements. Comment ?
1- Les gouvernements passent des lois qui imposent l’utilisation de la devise nationale.
2- Les gouvernements permettent que les crédits créés par les banques privées soient payables dans leur devise nationale
3- Les cours de justice gouvernementale font respecter les obligations de paiement des dettes.
4- Les gouvernements adoptent des règlements qui assurent le fonctionnement et la crédibilité du système monétaire sans rien faire pour informer le public de l’origine véritable de l’argent.

Quand on signe les papiers d’un emprunt, la seule chose réelle est notre reconnaissance de dette. Cette reconnaissance de dettes est garantie par nos actifs qui seront confisqués si non payés. La banquier gagne de l’argent grâce au soi-disant prêt bancaire.

Dans le monde artificiel de l’argent, la simple promesse faite par une banque de vous prêter de l’argent est considéré comme de l’argent véritable. Dans la vie réelle si je fais la promesse de prêter mon marteau à quelqu’un et que je n’ai pas le marteau, il n’en verra jamais la couleur et ne pourra pas l’utiliser.

Les banques ne prêtent pas d’argent, elle le crée. Il n’y en a pas. Comme l’argent est potentiellement illimité, la quantité d’argent crée est illimitée elle aussi.

Vous n’êtes pas étonnés qu’en dépit de toutes nos ressources, toutes nos inventions, et toute notre productivité, nous soyons tous si lourdement endettés ? Les gouvernements, les entreprises, les particuliers. Comment se peut-il que tous ces gens qui produisent toute la richesse réelle soient endettés envers les gens qui ne font que prêter de l’argent symbole de cette vraie richesse.

Une fois que nous comprenons que l’argent est une dette, nous comprenons aussi que sans dette, il n’y aurait pas d’argent. Nous dépendons complètement du renouvellement continu du crédit bancaire. Pas de prêt, pas d’argent. C’est ce qui amena à la grande dépression aux Etats-Unis : la quantité d’argent a fondu radicalement quand la quantité des prêts à chuté.

C’est bouleversant, nous dépendons complètement des banques commerciales. Quelqu’un doit emprunter chacun des dollars qui est en circulation, cash ou crédit. Si les banques créent amplement de l’argent synthétique, nous prospérons ; sinon c’est la famine. Nous sommes, absolument, sans système monétaire permanent. Quand quelqu’un commence à voir l’image globale, l’absurdité tragique, de notre situation désespérée est presque incroyable… » Robert H. Hemphill, gestionnaire du crédit, Federal Reserve Bank, Atlanta, Georgia.

La croissance
Une croissance économique de 3% par an par exemple, on pourrait croire que c’est un taux constant. Pas du tout. Les 3% de cette année représente plus de matériaux, plus de produits, plus de services que les 3% de l’année précédente car il s’agit de 3% d’un nouveau total. C’est une courbe exponentielle de plus en plus raide. Le vrai problème est qu’une croissance exponentielle de l’économie réelle exige une escalade perpétuelle de la consommation des ressources et de l’énergie. De plus en plus de choses doivent passer de l’état de ressources naturelles à celui d’ordures. Années après année, juste pour éviter l’effondrement du système.

« Quiconque croit que la croissance exponentielle peut continuer sans fin, dans un monde fini, est soit un fou soit un économiste. » Kenneth Bouldins, économiste.

Taxes et dette
La dette gouvernementale est une composante majeure de la dette globale et une énorme partie de nos taxes va au paiement de cette dette. Les gouvernements autorisent les banques à créer l’argent qu’elles prêtent. Nous savons aussi que les gouvernements créent les devises par décret et qu’ils ont au moins les mêmes droits que les banques de créer leur propre argent.

-> Pourquoi créer de l’argent à partir du processus de dette ?
-> Pourquoi ne pas créer de l’argent qui circule en permanence et qui ne doit pas sans cesse être réemprunter pour exister ?
-> Comment un système monétaire fondé sur l’accélération perpétuelle de la croissance peut-il servir à construire une économie durable ?

N’est-il pas évident que cette croissance perpétuelle est incompatible avec la durabilité ?

Il y a fort longtemps, les grandes religions interdisaient l’usure. Pour elles, la seule finalité légitime de l’argent était de faciliter les échanges, de biens et de services réels. Toute tentative de gagner de l’argent avec de l’argent était considéré comme un mal et un vol. Mais, les besoins de crédit commerciaux ont augmenté et les arguments moraux ont fini par céder. Aujourd’hui faire de l’argent avec de l’argent est considéré comme un idéal à poursuivre. Pourquoi travailler si on peut faire travailler son argent pour soi ? Mais cette solution pose des problèmes d’ordre moral et pratique.

Argent valeur
Pour créer une économie basée sur de l’argent permanent, et libre d’intérêt, il suffirait que le gouvernement créé de l’argent et les dépenses dans l’économie. De préférence dans des infrastructures durables comme les routes, les chemins de fer, les ports, les ponts, et les marchés publics. Cet argent ne serait pas de l’argent dette mais de l’argent valeur qui aurait la valeur des infrastructures financées.

Sans la concurrence des dettes privés, les citoyens sauraient qui blâmer. Les gouvernements gagneraient ou perdraient le pouvoir en fonction de leur capacité à maintenir la valeur de l’argent.

Il n’y aurait pas de dette nationale si le gouvernement créé uniquement l’argent dont il a besoin. Notre servitude collective et perpétuelle envers les banques à cause de la dette gouvernementale prendrait fin.

« L’argent est une nouvelle forme d’esclavage, et elle ne se distingue de l’ancienne que par son caractère impersonnel. Il n’y a pas de relation humaine entre le maître et l’esclave » Léon Tolstoï.

« Personne n’est plus esclave que ceux qui pensent faussement être libres » Goethe.

On nous a trompé. Ce qu’on a appelé démocratie et liberté sont devenus en réalité une forme ingénieuse et invisible de dictature économique. Aussi longtemps que notre société dépendra du crédit bancaire pour son apport d’argent, les banquiers continueront de décider qui reçoit de l’argent ou pas.

Histoire
Peu de gens savent que l’histoire des Etats-Unis depuis la révolution de 1976 a été en grande partie une lutte épique pour se libérer du contrôle des banques mondiales dominées par les Rothschild. Cette lutte a finalement été perdue en 1913. Quand le Président Woodrow Wilson a signé la loi de la réserve fédérale donnant le pouvoir de créer l’argent américain à un cartel de banques internationales.

« Je suis un hommes très malheureux. J’ai ruiné mon pays sans le vouloir. Une grande nation industrialisée est contrôlée par son système de crédit. Notre système de crédit est concentré. La croissance de notre nation et toutes nos activités sont donc entre les mains de quelques hommes. Nous sommes devenus l’un des gouvernements les plus mal gérés, l’un des plus dominés, l’un des plus contrôlés du monde civilisé. Ce n’est plus un gouvernement de conviction avec vote de la majorité mais un gouvernement d’opinion et de contrainte par un petit groupe d’hommes dominants. » Woodrow Wilson, ancien président des Etats-Unis.

Le pouvoir de ce système est profondément ancré et le silence de nos médias et du monde de l’éducation à ce sujet est profond lui aussi.

Presque tout le monde aujourd’hui sur la planète est enchaîné à une dette sans cesse grandissante qui ne pourra jamais être repayée. Est-ce arrivé par accident ou par conspiration ? De toute évidence, l’enjeu est considérable.

« Toutes les perplexités, la confusion et la détresse en Amérique viennent non pas des problèmes de la Constitution ou de la Confédération, ni d’un manque d’honneur ou de vertu, mais plutôt de l’ignorance absolue quant à la nature de l’argent, du crédit et de sa circulation. » John Adams, père fondateur de la Constitution américaine.

« Quiconque contrôle la quantité d’argent dans ce pays est maître absolu de toute l’industrie et de tout le commerce… Et si vous savez que le système tout entier est facilement contrôlable, d’une façon ou d’une autre, par quelques hommes tout puissants, pas besoin de vous expliquer quelle est l’origine des périodes d’inflation et de dépression. » James A. Garfield, ancien président des Etats-Unis, mort assassiné.

« Le gouvernement devrait créer, émettre et faire circuler toutes les devises et tous les crédits nécessaires pour couvrir les dépenses du gouvernement et des consommateurs. En adoptant ces principes, des sommes immenses d’intérêts seraient épargnées aux contribuables. Le privilège de créer et d’émettre de l’argent est non seulement la prérogative suprême du gouvernement, mais c’est aussi sa plus grande opportunité créative. » Abraham Lincoln, ancien président des Etats-Unis, mort assassiné.

Publié par magrenobloise

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