France – Covid

Mardi 29 septembre, le Professeur Didier Raoult a présenté les résultats concernant le COVID. Voici la vidéo.

« (7.28) – Pour parler de mortalité, si on regarde, ce sont les données de l’assistance publique, c’est le service de médecine légale qui nous les a transmis, on voit, ca c’est la mortalité en rouge par le COVID et vous voyez la mortalité générale dans l’assistance publique et la proportion que représente le COVID à l’intérieur de la mortalité générale qui reste un phénomène qui est relativement mineur et qui se traduit par le  fait que si on regarde le total des décès de l’APHM depuis le début de l’année, en le comparant à 2018 et 2019 il est vraisemblable qu’on terminera l’année avec moins de morts à l’hopital dans l’APHM que dans les années précédentes. Et globalement, c’est vrai que ce phénomène que l’on retrouve alors cette fois-là ce n’est pas des données qui sont à moi mais des données qui sont établies par Vincent Jarlier qui est un collègue qui travaille à Paris et qui recouvre les données non seulement de toute la France mais de tous les pays dans lesquels les données sont disponibles.

On voit que le nombre de cas a augmenté mais le nombre de morts n’a pas augmenté d’une manière significative pendant cet épisode-là. D’ailleurs que ce soit à Marseille ou à Paris donc c’est un phénomène qui a eu une discordance entre le nombre de tests qui est généralisé et qui entraîne une apparence d’augmentation considérable. Bien entendu, il y a eu un deuxième pic épidémique là mais la mortalité elle n’a pas augmenté d’une manière qui est significative on le voit-là, on le voit sur tous ces graphiques.  On voit une augmentation du nombre de cas détectés mais une mortalité qui reste faible et qui encore une fois ce sont des données qui sont totalement indépendantes des miennes, ce n’est pas moi qui influence les données de l’assistance publique de Paris. Le troisième point c’est qu’il a fait un très très joli travail de corrélation pour tenter d’expliquer pourquoi il y avait une différence de mortalité dans les différents pays, différents pays. Alors dans les différents pays, il a regardé si le nombre de décès, le nombre de décès  par population était lié à la densité de la population, dans le monde et il n’y a pas de rapport donc il n’y a pas  de rapport clair. Deuxièmement est-ce que c’est l’urbanisation ? La réponse est non, il n’y a pas de rapport non plus. […] Est-ce que c’est la population, dans un endroit donné, a plus de 65 ans, ce qu’on pouvait attendre comme étant raisonnable, la réponse est non. En revanche le seul point de ce qui a été évalué dans ce travail qui joue un rôle c’est la précocité de la mise en place des tests diagnostics et là il y a une différence très significative ce qui explique pourquoi il y a eu en grande partie des problèmes de décès aussi importante en France en particulier en dehors des zones en dehors desquelles les gens n’étaient pas testés de manière systématique.  Ce que l’on voit plus maintenant ce qui est l’une des données que j’attendais depuis longtemps.  Je remercie les gens de l’établissement français du sang de nous en avoir confié une partie et une partie est actuellement en pré-print. C’est que maintenant on peut mesurer quelle à été l’importance de l’épidémie dans les zones dans lesquelles ceci a été testé et c’est très intéressant parce que cela recouvre exactement nous l’incidence chez les gens testés des différentes régions de France. Il y a des gens qui sont venus se faire tester à Marseille d’un peu partout car ils ne pouvaient pas se faire tester ailleurs et donc on a eu des gens d’Ile de France, des gens de l’Est, de Nouvelle Aquitaine, et on a les séroprévalence, c’est-à-dire le taux de gens qui ont été infectés et c’est très intéressant, il y a une superposition très claire entre le taux d’incidence que nous avons observé ici chez les gens venus se faire tester et les anticorps qu’ont retrouvé ces études en allant prélever les gens à la fin de l’épidémie. Et ce que l’on trouve c’est qu’il y a eu 10% probablement 10% de la population a été touché dans le Grand Est, 9% à Paris, 8% à Marseille, un peu moins de 3% en Nouvelle Aquitaine alors cela traduit des chiffres que nous connaissons parfaitement par ailleurs. Mais cela veut dire qu’il y a des endroits dans lesquels il y a une surmortalité qui n’est pas liée à l’épidémie, qui n’est pas liée à l’âge, qui n’est pas liée à l’urbanisation, qui est liée à la prise en charge. Et que donc ce qu’il s’est passé à Marseille et dans les Bouche du Rhône c’est que la prise en charge est différente ça n’est pas que l’épidémie ne nous a pas touché. Elle nous a touché d’une manière qui est comparable et donc la prise en charge a été différente et il faut réfléchir sur ce phénomène de manière à éviter que dans des situations qui soient comparables on se retrouve avec des différences aussi considérables, d’une région à l’autre alors que la diffusion de la maladie n’a pas été très significativement différente. »

Grenoble
En ce qui concerne la situation COVID du CHU de Grenoble. Il y avait au mardi 29 septembre, 59 patients dont 19 en soins critiques.
Pour ce qui est des chiffres du nombre de morts cumulés par années, ce chiffre n’existe pas à l’heure actuelle. Il y a eu une fusion de différents établissements hospitaliers au 1er janvier 2020, il n’y a donc pas de chiffres commun. Il y a une réflexion aujourd’hui sur cela mais à ce jour il n’est pas possible de donner le nombre de décès des années précédentes.

Le jeudi 24 septembre il y avait au CHU Grenoble Alpe : : 61 personnes hospitalisées dont 16 en soins critiques.

Effectivement, peut-être faut-il reconfiner. Pour aider les soignants, car la maladie dure longtemps et que le nombre de lits est toujours aussi bas et qu’ils n’ont en 6 mois toujours pas la capacité qu’ils mériteraient d’avoir pour soigner tout le monde dans de bonnes conditions. La chloroquine est encore tabou. Ils méritent tout mais ils n’ont rien, toujours rien. Si tout le monde va se faire soigner (dépenses pharamineuses de la sécurité sociale) c’est que les gens vont mal et donc il y a un problème de gestion des personnes en France. Ce n’est pas l’argent qui dirige le monde, c’est la santé : physique, mentale. Mais il est impossible de vivre avec le virus, on doit vivre malgré le virus. C’est un petit peu la guerre cet épisode. On n’a pas envie de mettre dos-à-dos, les restaurateurs et les soignants. Mais les soignants n’ont pas de moyens, donc il faut reconfiner et les restaurateurs n’ont plus de moyens si on reconfine donc c’est très embêtant de bloquer l’activité économique. L’Etat va aider ces personnes et à nous de faire des efforts pour ne pas sortir, faire la fête pour ne pas que le virus circule. Il faut tout désinfecter, adopter le comportement qu’ils ont à l’hôpital mais à l’extérieur et si on attrape le virus on prend de l’hydroxychloroquine ou pas (comment ont été soignés ceux qui s’en sont sortis ? ) et peut-être que cela éradiquera le virus. De toutes façons le virus sera toujours présent comme d’autres. Pour l’instant notre société n’est pas ou mal adaptée pour vivre avec le virus. C’est comme si nous n’avions pas trouvé de solutions pour faire vie avec car le virus empêche de respirer (il fait plus peur). Peut-être n’y a-t-il que ceux qui ne respectent pas les gestes barrières qui tombent malades ? C’est la loi de la nature.


Publié par magrenobloise

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