France – Désolation

Depuis des années nous sommes enfermés dans une logique où nous les Français sommes assignés à faire du fric. Nous avons grâce aux vices perdu l’essence même de ce qui fait l’universalité des valeurs humaines. Lorsque j’entends s’exprimer Michel Onfray sur RCF et que je regarde tous ses travaux je me dis que nous ne sommes pas à la hauteur civilisationnelle qui nous attend. Nous gérons effectivement par mesurette des choses qui relèvent de l’ordre civilisationnel, de la perte des valeurs judéo-chrétiennes, de l’identité profonde qui nous caractérise. La façon dont est tournée en purée de tels textes comme Beccaria est odieux, c’est un crime contre l’humanité, c’est un crime contre la pensée. Notre inculture, notre ignorance n’est pas à la hauteur des enjeux de ce temps. Nous sommes bien trop incultes, nous sommes bien trop soumis et empreints de logiques vicieuses qui n’ont pour but que de rapporter de l’argent = les médias, le travail. Tout est souillé par cela. Le temps, la réussite par le temps ne comptent plus. Notre propre pensée est financée, tournée en dérision, plus crédible, elle ne nous permet plus de penser mais de mentir. Quelle odieuse tragédie ! La beauté de la pensée, la profondeur de la pensée qui seule est logique valable, qui seule fit avancer l’humanité est jetée en pâture, écrasée, bafouée, sans aucune valeur. La logique infernale industrielle enferme, déracine, tue des individus. Il est terrible de voir que nous ne sommes pas à la hauteur de notre temps. C’est un véritable crève-coeur. C’est une véritable crise de la civilisation que nous vivons actuellement.

La génération des environ 25 ans est véritablement sacrifiée, perdue, désemparée, déprimée, dépressive. Elle noie sa peine dans les réseaux sociaux, les bars et le job en or sans valeur morale si ce n’est la marque.

Prenons différents cas :
Le premier est A. Les rêves de cette jeune fille sont déchus de par la drogue. Elle sera finalement serveuse, faute de n’avoir pas cru en ses rêves qui auraient pu faire d’elle une orthophoniste ou une professeure des écoles. Elle n’a pas cru en ses rêves avec force et panache. La drogue a amolli sa volonté.
Le second cas est le cas de B. Cette jeune femme travaille au sein d’une grosse entreprise française. Elle est payée moyennement, la société faisant sous-traiter tous ses services par des petites boîtes.
Il y a C. Ce jeune homme, ingénieur désormais, s’est noyé dans l’alcool durant ses études tant il se consacrait nuit et jour à son travail.
Il y a le cas de D. Ce jeune homme qui ne croit plus en la vie, si ce n’est en la nature, les arbres, les feuilles automnales, la verdure, l’air frais et doux montagneux comme seuls amis, comme seules alliées sont les seules vérités dignes d’amour qui vaillent. Ce jeune homme a fait une dépression. Lui qui voulait travailler à l’ONF il n’y avait parait-il plus de place, pas de travail. Il est facteur désormais, obligé de s’engager dans la vie civilisée au sein de laquelle les gens ont perdu toute gaieté de coeur.
Il y a le cas de E. Ce jeune homme épris de médecine s’est suicidé. Grâce aux lois du gouvernement, ses parents ont pu s’arrêter davantage pour se retrouver en famille.
Il y a F., cette jeune femme brillante, non admise à Science Po sa pensée jugée non conforme à celle attendue, elle est désormais dans une école alternative. Ses lumières ne serviront jamais à la société.
Il y a G. qui ira si Dieu le veut dans un couvent car il n’y a aucun intérêt à servir la société actuelle tant elle est désarmée, tous les gens sont inchangeables. Ils croient en des idées qu’ils idéalisent. Ce fut encore le cas hier avec un mineur isolé. Le Dauphiné Libéré expose son parcours, ce jeune homme travaille dans un supermarché, se lève à 4h du matin, vit en cité. En dessous de ce portrait, quelqu’un témoigne du fait qu’échapper à la drogue et au deal dans ces conditions est impossible. Il y a ce responsable politique, déçu de ne n’avoir point reçu parmi les migrants des médecins, des avocats etc. Comme si c’était un doux songe entretenu qui n’est jamais advenu et que la réalité en est tout autrement. La promesse d’un avenir meilleur qui n’est qu’un empilement de désastres.

Michel Onfray, lorsqu’il a détruit le totem de Freud n’a pas été salué car il a osé détruire le sacre de Freud. Mais c’est ce que Freud lui-même aurait voulu. Raisonner. Cela n’a rien à voir avec la religion juive d’autant plus que Freud lui-même critiquait sa propre religion et avec virulence, dans un moment loin d’être bénéfique pour les juifs pour ne pas dire génocidaire. Michel Onfray dit que le problème de Freud avec sa mère, c’était son problème et non celui de tout le monde et il a raison. Le problème d’Œdipe ne concerne que Freud lui-même. Michel Onfray par la résolution de ce conflit soulage les consciences et fait du bien. Pourquoi les journalistes, en ne lisant pas son livre, ne lui ont pas rendu justice ? Pourquoi France Culture a coupé les vivres des conférences alors que c’est en ce moment que nous en avons le plus besoin. Comprendre toute l’évolution de la civilisation. Cet homme a travaillé pendant près de 2 ans sur des cycles de conférences, donnant 14 cours de près de deux heures sur des enjeux civilisationnels mais comment peut-on détruire, passer sous silence de tels travaux ? Cela relève d’un enjeu sociétal. La liberté d’expression commence par cela. Commence par là. Il est réduit à sortir une revue. Mais cela est impossible pour changer les choses, il faut lui accorder plus de place. On veut connaître ses conférences, on veut connaître ses cours, on veut connaître son travail. Il parle de civilisation, de religion, c’est vraiment quelque chose d’indispensable actuellement. Ce sont des travaux qui nous dépassent, qu’il faut connaître pour justement avancer en société. On ne peut pas avancer sans cela. L’interdiction de ses conférences, de ses travaux relèvent du caprice du pouvoir, ces décisions ne relèvent pas du bien commun au contraire, ils veulent endormir les consciences. On a besoin de l’esprit de Michel Onfray pour vivre. On a besoin de lui pour vivre. Nous couper de lui, par vos décisions, c’est nous couper du monde. Il parle de la religion chrétienne, c’est un souffle de vie. Cet homme est un souffle de vie. C’est mon modèle.

Il fut bafoué et c’est aujourd’hui lui qui nous donne espoir par sa parole vraie et par le désespoir qu’il engendre en nos âmes d’enfants = nos dirigeants ne veulent pas changer le monde, ils ne veulent pas changer leurs intérêts, ils veulent continuer à vivre dans ce monde qui broie tous les individus, qui broie tout le monde. La logique financière est l’obscurantisme du monde occidental. Cette logique a infiltré toutes nos valeurs et chaque jour est la répétition du monde d’hier avec plus de bruits, avec plus de souffrances, et sans aucun changement. Il faut tout briser, il faut briser toutes les tables des lois, repartir avec du neuf, avec du pur, avec des valeurs qui sont immortelles et qui puissent révolutionner, recréer, refonder la civilisation judéo-chrétienne. Pour cela il faut renoncer à tout, à la gloire, renoncer à tout sauf à la pensée, à l’humilité, à la volonté, à la solitude, à la grandeur spirituelle dans l’espoir un jour de sortir un livre digne de la pensée de Beccaria et que nous sommes aujourd’hui incapables de créer. Personne dans notre société n’est capable d’un tel chef d’oeuvre, si ce n’est dans les temps qui viendront le cas de cette jeune fille, le cas de F. qui viendra tout révolutionner. Je l’aime profondément et seule elle pourra nous sauver. Il y a Thomas Piketty mais c’est pareil, personne ne l’écoute. Personne ne met en oeuvre ses mesures, ses idées.

Je crois que ce dont je souffre le plus c’est de ne pas entendre la parole de Michel Onfray tous les jours sur les plateaux TV, tous les jours, celle de Didier Raoult, car ce sont d’eux dont nous avons le plus besoin pour avoir de l’espoir et pour croire encore en nous. Mais ils ne le peuvent pas , ils travaillent. De se dire que nous ne sommes pas des bons à rien et que nous pouvons par notre travail de pensée, apporter quelque chose à la société, quelque chose de plus humain, de plus profond, de plus spirituel, qui n’a aucun prix, qui ne s’achète pas et qui est le plus luxueux de tous les trésors. Tous les sacrifices valent le prix de cette liberté. Nous faisons parti d’un tout financier duquel il est impossible de se sortir, nous sommes épiés, et nous ne sommes qu’une somme d’argent. Il est impossible de cultiver sa richesse intérieure, de la faire fructifier (produire, donner des récoltes.), grandir et de la faire advenir, qu’elle serve à la société. Les rêves actuels sont tout autre mais ils ne sont que des chimères car ils n’enrichissent spirituellement pas la société occidentale, la civilisation judéo-chrétienne, ils détruisent son âme, son regard est vide, sans vie, triste, sans rêve. Seule la Nature, l’étendue de la nature demeure et demeurera.
Les bonnes soeurs, isolées dans leur couvent au milieu des forêts et de la nature sont des personnes honorables. Elles ne pensent pas à elles, elles pensent à plus qu’elles.

Sources :
https://rcf.fr/la-matinale/crise-sanitaire-le-pouvoir-s-est-decredibilise-selon-michel-onfray
http://www.francesoir.fr/opinions-entretiens/personnellement-je-ne-soutiendrai-aucun-candidat-la-presidentielle

Publié par magrenobloise

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