Lecture – Pierre-Joseph Proudhon

Voici le deuxième article concernant les extraits du livre « Qu’est-ce que la propriété ? » de Pierre-Joseph Proudhon . Nous pouvons retenir cette phrase : « Le travail détruit la propriété ».

Ventre affamé ne connaît point de morale. P.76

Non-seulement l’occupation conduit à l’égalité ; elle empêche la propriété. Car, puisque tout homme a droit d’occuper par cela seul qu’il existe, et qu’il ne peut se passer pour vivre d’une matière d’exploitation et de travail ;.

« Nous allons compter, peser, mesurer. Ce sera le jugement de Balthasar : car, j’en jure par cette balance, par ce niveau et cette équerre, si tu t’es approprié le travail d’autrui, de quelque manière que ce soit, tu rendras jusqu’au dernier quarteron.
Ainsi, le principe d’occupation est abandonné ; on ne dit plus : Le terre est au premier qui s’en empare. La propriété, forcée dans son premier retranchement, répudie son vieil adage ; la justice ; honteuse, revient sur ces maximes, et de douleur baisse son bandeau sur ses joues rougissantes. Et c’est d’hier seulement que date ce progrès de la philosophie sociale : cinquante siècles pour l’extirpation d’un mensonge ! Combien, pendant cette lamentable période, d’usurpations sanctionnées, d’invasions glorifiées, de conquêtes bénies ! Que d’absents dépossédés, de pauvres bannis, d’affamés exclus par la richesse prompte et hardie ! Que de jalousies et de guerres ! Que d’incendies et de carnage parmi les nations ! Enfin, grâces en soient rendus au temps et à la raison, désormais on l’avoue que la terre n’est point le prix de la course ; à moins d’autre empêchement, il y a place pour tout le monde au soleil. Chacun peut attacher sa chèvre à la haie, conduire sa vache dans la plaine, semer un coin de champ, et faire cuire son pain au feu de son foyer.
Mais non, chacun ne le peut pas. J’entends crier de toute part : Gloire au travail et à l’industrie ! à chacun selon sa capacité, à chaque capacité selon ses œuvres. Et je vois les trois quarts du genre humain de nouveau dépouillés : on dirait que le travail des uns fasse pleuvoir et grêler sur le travail des autres. « Le problème est résolu, s’écrie Mr. Hennequin. La propriété, fille du travail, ne jouit du présent et de l’avenir que sous l’égide des lois. Son origine vient du droit naturel ; sa puissance du droit civil ; et c’est de la combinaison de ces deux idées, travail et protection, que sont sorties les législations positives… »
Ah ! le problème est résolu ! la propriété est fille du travail ! Qu’est-ce donc que le droit d’accession, et le droit de succession, et le droit de donation, etc., sinon le droit de devenir propriétaire par la simple occupation ? Que sont vos lois sur l’âge de majorité, l’émancipation, la tutelle, l’interdiction, sinon des conditions diverses par lesquelles celui qui est déjà travailleur acquiert ou perd le droit d’occuper, c’est-à-dire la propriété ? … p.80

Qu’est-ce que le passeport ? Une recommandation faite à tous de la personne du voyageur un certificat de sûreté pour lui et pour ce qui lui appartient. Le fisc, dont l’esprit est de dénaturer les meilleures choses, a fait du passeport un moyen d’espionnage et une gabelle. N’est-ce pas vendre le droit de marcher et de circuler ? p.82

Les choses de cette classe sont en quelque sorte la propriété commune du genre humain ; le seul devoir qui soit imposé à chacun à cet égard, est de ne troubler en rien la jouissance des autres. P.83

p.86 – refus d’admettre le réel, une idée nouvelle. Le sage un martyr.

L’homme ne peut pas plus renoncer au travail qu’à l Liberté ; or reconnaître le droit de propriété territoriale, c’est renoncer au travail, puisque c’est en abdiquer le moyen, c’est transiger sur un droit naturel et se dépouiller de la qualité d’homme. P.85

L’agriculture fut le fondement de la possession territoriale, et la cause occasionnelle de la propriété. Ce n’était rien d’assumer au laboureur le fruit de son travail, si on ne lui assurait en même temps le moyen de produire : pour prémunir le faible contre les envahissements du fort, pour supprimer les spoliations, et les fraudes, on sentit la nécessité d’établir entre les possesseurs des lignes de démarcation permanentes, des obstacles infranchissables.

p.85/86 (PDF)

Le droit de propriété a été le commencement du mal sur la terre, le premier anneau de cette longue chaîne de crimes et de misères que le genre hlmain traîne dès sa naissance ; le mesonge des prescriptions est le charme funeste jeté sur les esprits, la parole de mort soufflée aux consciences pour arrêter le progrès de l’homme vers la vérité, et entretenir l’idolâtrrie et l’erreur.

Les idées se prescrivent comme les propriétés. P.86

Pourquoi, dans les questions de politique et de philosophie, n’apportons-nous pas la même réserve ? Pourquoi cette ridicule manie d’affirmer que tout est dit, ce qui signifie que tout est connu dans les choses de l’intelligence et de la morale ? p.87

C’est, il faut le dire, que nous sommes encore à faire la philosophie avec notre imagination, au lieu de la faire avec l’observation et la méthode ; c’est que la fantaisie et la volonté étant prises partout pour arbitres à la place du raisonnement et des faits, il a été impossible jusqu’à ce jour de discerner le charlatan du philosophe, le savant de l’imposteur.

Tout reste à savoir. p.87

Celui, par exemple, qui a le droit universel de posséder, donner, échanger, prêter, louer, vendre, transformer ou détruire une chose, conserve ce droit tout entier par le seul acte de prêter, n’eût-il jamais autrement manifesté son domaine ; de même nous verrons que l’égalité des biens, l’égalité des droits, la liberté, la volonté, la personnalité, sont autant d’expressions identiques d’une seule et même chose, du droit de conservation et de développement, en un mot, du droit de vivre, contre lequel la prescription ne peut commencer à courir qu’après l’extermination des personnes. P.88

De même aussi la raison a toujours la faculté de se réviser et réformer ; l’erreur passée de l’engage pas pour l’avenir. La raison est éternelle et toujours identique ; l’institution de le propriété, ouvrage de la raison ignorante, peut être aborgée par la raison mieux instruite ; ainsi la propriété ne peut s’établir par la prescription.

« La prescription, dit Dunod, semble répugner à l’équité naturelle, qui ne permet pas que l’on dépouille quelqu’un de son bien malgré lui et à son insu, et que l’un s’enrichisse de la perte de l’autre. Mais comme il arriverait souvent, si la prescription n’avait pas lieu, qu’un acquéreur p.89

Le droit civil n’a donc fait que de perfectionner le droit naturel et de suppléer au droit des gens, par la manière dont il a réglé la prescription ; et comme elle est fondée sur le bien public, qui est toujours préférable à celui des particuliers, bono publico usucapio introducta est, elle doit être traitée favorablement quand elle se trouve accompagnée des conditions requises par la loi. P.89

Je demande à vivre en travaillant sinon je mourrai en combattant p.91

Dans quelques subtilités que l’on s’engage, la prescription est une contradiction de la propriété ; ou plutôt, la prescription et la propriété sont deux formes d’un seul et même principe, mais deux formes qui se servent réciproquement de correctif ; et ce n’est pas une des moindres bévues de la jurisprudence ancienne et moderne d’avoir prétendu les accorder. En effet, si nous ne voyons dans l’établissement de la propriété, que le désir de garantir à chacun sa part au sol et son droit au travail ; dans la séparation de la nue-propriété d’avec la possession, qu’un asile ouvert aux absents, aux orphelins, à tous ceux qui ne peuvent connaître ou défendre leurs droits ; dans la prescription, qu’un moyen, soit de repousser les prétentions injustes et les envahissements, soit de terminer les différentds que suscitent les transplantations de possesseurs ; nous reconnaîtrons, dans ces formes diverses de la justice humaine, les efforts spontanés de la raison venant au secours de l’instinct social […]. P.92

Prenant pour axiomes de l’éternelle et indéfectible vérité les inspirations d’une raison nécessairement faible et fautive, entraînés par l’opinion générale, subjugués par la religion des textes, ils ont toujours posé en principe, à l’instar des théologiens, que cela est infailliblement vrai, qui est admis universellement, partout et toujours, quod ad omnibus, quod ubique, quod semper, comme si une croyance générale, mais spontanée, prouvait autre chose qu’une apparence générale.

Le consentement du genre humain est une indication de la nature, et non pas, comme l’a dit Cicéron, une loi de la nature. P.92

Sous l’apparence reste cachée la vérité, que la loi peut croire, mais que la réflexion seule peut connaître. Tel a été le progrès constant de l’esprit humain en tout ce qui concerne les phénomènes physiques et les créations du génie : comment en serait-il autrement des faits de conscience et des règles de nos actions ?  p.92

Le travail détruit la propriété. P.93

Le droit d’user et d’abuser n’appartient pas plus au peuple qu’à l’homme ; et viendra le temps où la guerre entreprise pour réprimer l’abus du sol chez une nation, sera une guerre sacrée. P.93

Si le lecteur trouvait que c’est pousser trop loin la logique que de contester à une nation la propriété de son territoire, je me bornerais à rappeler que du droit fictif de propriété nationale sont issus, à toutes les époques, les prétentions de suzeraineté, les tributs, régales, corvées, contingents d’hommes et d’argent, fournitures de marchandises etc, et ,par suite, les refus d’impôts, les insurrections, les guerres et les dépopulations. P.93

Ceci devient dérisoire. Quoi ! parce qu’un ministre prodigue, imprudent ou inhabile, vend les biens de l’Etat, sans que je puisse faire opposition à la vente, moi, pupille de l’Etat, sans que je puisse faire opposition à la vente, moi, pupille de l’Etat, moi qui n’ai voix consultative ni délibérative au conseil de l’Etat, cette vente sera bonne et légale ! Les tuteurs du peuple dissipent son patrimoine, et il n’a point de recours ! J’ai perçu, dites-vous, par les mains du gouvernement ma part du prix de la vente : mais d’abord je n’ai pas voulu vendre, et, quand je l’aurais voulu, je ne le pouvais pas, je n’en avais pas le droit. Et puis je ne me suis point aperçu que cette vente m’ait profité. Mes tuteurs ont habillé quelques soldats, réparé une vieille citadelle, érigé à leur orgueil quelque couteux et chétif monument ; puis ils ont tiré un feu d’artifice et dressé un mât de cocagne : qu’est-ce que cela, en comparaison de ce que je perds ?
L’acquéreur plante des bornes, se clot et dit : Ceci est à moi, chacun chez soi, chacun pour soi. Voici donc un espace de territoire sur lequel désormais nul n’a droit de poser le pied, si ne c’est le propriétaire et les amis du propriétaire ; qui ne peut profiter à personne, si ce n’est au propriétaire et à ses serviteurs. Que ces ventes se multiplient, et bientôt le peuple, qui n’a pu ni voulu vendre, qui n’a pas touché le prix de la vente, n’aura plus où se reposer, où s’abriter, où récolter : il ira mourir de faim à la porte du propriétaire, sur le bord de cette propriété qui fut son héritage ; et le propriétaire le voyant expirer dira : Ainsi périssent les fainéants et les lâches ! p.94

Le sol n’a pas seulement une valeur intégrante et actuelle, il a aussi une valeur de puissance et d’avenir, laquelle dépend de notre habileté à le faire valoir et à le mettre en œuvre. Détruisez une lettre de change, un billet en ordre, un acte de constitution de rentes ; comme papier, vous détruisez une valeur presque nulle ; mais avec ce papier, vous détruisez votre titre, et, en perdant votre titre, vous vous dépouillez de votre bien. Détruisez la terre, ou ce qui revient au même pour vous, vendez-la : non-seulement vous aliénez une, deux ou plusieurs récoltes, mais vous anéantissez tous les produits que vous pouviez en tirer, vous, vos enfants et les enfants de vos enfants. P.95

Lorsque M. CH. Comte, l’apôtre de la propriété et la panégyriste du travail, suppose une aliénation de territoire de la part du gouvernement, il ne faut pas croire qu’il fasse cette supposition sans motif et par surérogation ; il en avait besoin. Comme il repoussait le système d’occupation, et que d’ailleurs il savait que le travail ne fait pas le droit, sans la permission préalable d’occuper, il s’est vu forcé de rapporter cette permission à l’autorité du gouvernement, ce qui signifie que la propriété a pour principe la souveraineté du peuple, ou, en d’autres termes, le consentement universel. P.96

Dire que la propriété est fille du travail, puis donner au travail une concession pour moyen d’exercice, c’est bien, si je ne me trompe, former un cercle vicieux. P.96

Le droit au produit est exclusif, jus in re ; le droit à l’instrument est commun, jus ad rem. P.97

5 – Que le travail conduit à l’égalité des propriétés.

Le travail, autrefois si fécond, serait-il pareillement devenu stérile ? Pourquoi le fermier n’acquiert-il plus, par le travail, cette terre, que le travail acquit jadis au propriétaire ?

Pourquoi donc cette règle n’est-elle pas applicable à celui qui améliore, aussi bien qu’à celui qui défriche ? Par le travail du premier, la terre veut ; par le travail du second, elle vaut 2 ; dela part de l’un et l’autre, il y a création de valeur égale : pourquoi n’accorderait-on pas à tous deux égalité de propriété ? A moins que l’on n’invoque de nouveau le droit de premier occupant, je défie qu’on oppose à cela rien de solide. P.98

Mais, dira-t-on, quand on accorderait ce que vous demandez, on n’arriverait pas à une division beaucoup plus grande des propriétés. Les terres n’augmentent aps indéfiniment de valeur : après deux ou trois cultures, elles atteignent rapidement leur maximum de fécondité. Ce que l’art agronomique y ajoute, vient plutôt du progrès des sciences et de la diffusion des lumières, que de l’habileté des laboureurs. Ainsi, quelques travailleurs à réunir à la masse des propriétaires ne seraient pas un argument contre la propriété. P.98

Ce serait en effet recueillir de ce débat un fruit bien maigre, si nos efforts n’aboutissaient qu’à étendre le privilège du sol et le monopole de l’industrie, en affranchissant seulement quelques centaines de travailleurs sur des millions de prolétaires : mais ce serait aussi comprendre bien mal notre propre pensée, et faire preuve de peu d’intelligence et de logique. P.91

Si le travailleur qui ajoute à la valeur de la chose, a droit à la propriété, celui qui entretient cette valeur acquiert le même droit. Car, qu’est-ce qu’entretenir, c’est ajouter sans cesse, c’est créer d’une manière continue. Qu’est-ce que cultiver ? C’est donner au sol sa valeur chaque année ; c’est par une création, tous les ans renouvelée, empêcher que la valeur d’une terre ne diminue ou ne se détruise. Admettant donc la propriété comme rationnelle et légitime, admettant le fermage comme équitable et juste, je dis que celui qui cultive acquiert la propriété au même titre que celui qui défriche et que celui qui améliore ; et que chaque fois qu’un fermier paye sa rente, il obtient sur le champ confié à ses soins une fraction de propriété dont le dénominateur est égal à la quotité de cette rente. Sortez de là, vous tombez dans l’arbitraire et la tyrannie, vous reconnaissez des privilèges de castes, vous sanctionnez le servage. P.99

Servage = condition du serf

Quiconque travaille devient propriétaire : ce fait ne peut être nié dans les principes actuels de l’économie politique et du droit. Et quand je dis propriétaire, je n’entends pas seulement, comme nos économistes hypocrites, propriétaire de ses appointements, de son salaire, de ses gages ; je veux dire propriétaire de la valeur qu’il créé, et dont le maître seul tire le bénéfice. P. 99

Comme ceci touche à la théorie des salaires et de la distribution des produits, et que cette matière n’a point encore été raisonnablement éclaircie, je demande permission d’y insister ; cette discussion ne sera pas inutile à la cause. Beaucoup de gens parlent d’admettre les ouvriers en participation que l’on demande pour eux est de pure bienfaisance ; on n’a jamais démontré, ni peut-être soupçonné, qu’elle fût un droit naturel, nécessaire, inhérent au travail, inséparable de la qualité de producteur jusque dans le dernier des manœuvres. P.99

Voici ma proposition : Le travailleur conserve, même après avoir reçu son salaire, un droit naturel de propriété sur la chose qu’il a produite. P.99

Je continue à citer M. CH. Comte :
«  Des ouvriers snt employés à dessécher ce marais, à en arracher les arbres et les broussailles, en un mot à nettoyer le sol : ils en accroissent la valeur, ils en font une propriété plus considérable ; la valeur qu’il y ajoutent leur est payée par les aliments qui leur sont donnés et par le prix de leurs journées : elle devient la propriété du capitaliste. » Ce prix ne suffit pas : le travail des ouvriers a créé une valeur ; or, cette valeur est leur propriété. Mais ils ne l’ont ni vendue, ni échangé ; et vous, capitaliste, vous ne l’avez point acquise. Que vous ayez un droit partiel sur le tout pour les fournitures que vous avez faites et les subsistances  que vous avez procurées, rien n’est plus juste : vous avez contribué à la production, vous devez avoir part à la jouissance. Mais votre droit n’annihile pas celui des ouvriers, qui, malgré vous, ont été vos collègues dans l’œuvre de produire. Que parlez-vous de salaires ? L’argent dont vous payez les journées de travailleurs solderait à peine quelques années de la possession perpétuelle qu’ils vous abandonnent. Le salaire est la dépense qu’exigent l’entretien et la réparation journalière du travailleur ; vous avez tort d’y voir le prix d’une vente. L’ouvrier n’a rien vendu : il ne connaît ni son droit, ni l’étendue de la cession qu’il vous a faite, ni le sens du contrat que vous prétendez avoir passé avec lui. De sa part, ignorance complète ; de la vôtre erreur et surprise, si même on ne doit dire dol et fraude. P.100

Grâce à cette publication seuls les riches et les propriétaires de médias par exemple vont se faire de l’argent et en bas il n’y aura toujours rien. Ceux qui ne travaillent pour personne n’auront toujours rien, si ce n’est leur force de travail qui n’est pas payée. Pourtant ce travail appartient d’abord au travailleur et non pas au propriétaire à qui revient tous les bénéfices sans rendre aucun compte. Mais ce travail est nécessaire pour faire avancer la société qui est en temps de crise et qui nécessite que tout le monde se sacrifie.

Source :
Pierre-Joseph Proudhon – Qu’est-ce que la propriété ?

Publié par magrenobloise

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