Front Populaire – Macron : Moi, je suis un fils d’hospitalier

ARTICLE. En visite hier à la fondation Rothschild et répondant à des soignants, Emmanuel Macron a une fois de plus laissé paraître son obsession pour la personalisation à outrance de la politique. Une détestable manie.

Macron : « Moi, je suis un fils d’hospitalier »

Ni les gilets jaunes, ni les échecs électoraux répétés de La République En Marche, ni même le covid-19 ne seront venus à bout de cette détestable manie. Emmanuel Macron est littéralement obsédé par le « people ». Pour s’en convaincre, il suffit de revoir les couvertures de magazines où il étale tout sourire sa vie de couple, de se remémorer les soirées endiablées qu’il a données à l’Elysée avec des DJ en mini-short ou de regarder les images de ses escapades à dos de jet ski dans les eaux turquoise de la Côte d’Azur.

Dernier exemple en date de cet abaissement permanent de sa fonction, les propos qu’il a tenus hier à la fondation Rothschild (Paris). Répondant à des soignants qui s’inquiétaient de sa politique de santé, le président de la République a lancé: “Moi, je suis un fils d’hospitalier. Je n’ai pas envie de laisser tomber l’hôpital”.

En cette époque de valorisation des « origines », des « parcours » et du  » ressenti », la presse bien-pensante a évidemment trouvé ces paroles fort empathiques et encourageantes. Alors qu’en réalité elles confinent au degré zéro du débat public. Car voilà le chef de l’État réduit à faire de sa condition sociale et familiale un argument politique. Les agriculteurs ruinés doivent-il en conclure qu’il leur faut voter pour un fils de paysan s’ils veulent être enfin respectés? Et les policiers désarmés? Les pompiers agressés? Les juifs qui ne peuvent plus mettre leurs enfants à la laïque? On s’en sort plus…

Nicolas Sarkozy avait déjà franchi les bornes en se vantant, une fois élu en 2007, de son « sang-mêlé ». Seulement qui n’est pas de sang-mêlé? A son insu, le mari de Carla Bruni (laquelle s’est toujours comportée de façon décente à l’Élysée, quoi que l’on pense de son mari) revendiquait ce jour-là la part universelle de son humanité. Le doute en revanche n’est pas permis avec Emmanuel Macon, qui se complait dans le « story telling » de sa vie privée le plus éhonté. Lui qui prétend délivrer les Français de ce qu’il appelle « l’assignation à résidence » est rien moins qu’un assigné de première classe, prisonnier de son personnage, incapable de s’élever au-dessus de sa petite personne.

Ne laissons pas Emmanuel Macron nous entrainer dans cette « peoplisation » de la démocratie. Si ce n’est en saluant ses parents, qui sont probablement des gens très bien, et fort discrets. Qualités manifestement non héréditaires.

Publié par magrenobloise

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