L’écologie vue de ma campagne.

ARTICLE. Ecologie, voici un mot qui revient sur toutes les lèvres, ou presque, parce que dans ma campagne ce mot n’est guère utilisé, comme bio d’ailleurs.

L’écologie vue de ma campagne.

Ecologie, voici un mot qui revient sur toutes les lèvres, ou presque, parce que dans ma campagne ce mot n’est guère utilisé, comme bio d’ailleurs.

Suite aux dernières élections municipales j’ai entendu parler de « vague verte ». Renseignements pris, ce sont 3 ou 4 grandes villes qui sont dorénavant dirigées par un maire se revendiquant écologiste et qui viennent s’ajouter à Grenoble. Vague, vaguelette, ou juste illusion. Il convient de noter que ce sont plus des hold-up macroniens que des victoires probantes.

Je ne parlerai pas du bilan de la mairie de Grenoble n’en connaissant que ce qui en est dit dans les médias ; et je ne parlerai pas plus des premières décisions des nouveaux élus, disons simplement que je les trouve surprenantes, bien loin me semble-t-il des préoccupations qui devraient être les leurs.

Je constate que seules des grandes métropoles sont concernées, alors pourquoi ?

Je pense que seules des personnes incapables de différencier un poulet d’une poule, peuvent se revendiquer écologistes.

Dans ma campagne on en parle pas, car on vit l’écologie au quotidien. On fait son jardin, l’engrais c’est le fumier de son voisin agriculteur, les épluchures nourrissent les poules ou finissent sur le compost qui enrichira la terre pour l’année prochaine. On trie, et même beaucoup car tout ce qui peut se récupérer se récupère.

L’électricité est économisée, on vit avec le soleil, et le soir nous n’avons pas le temps de regarder la télé, demain il faudra se lever de bonne heure, la terre n’attend pas.

Et puis on consomme local, chez les petits producteurs locaux de légumes, de fruits et de volailles. Ils n’ont pas besoin de se cacher avec une étiquette « bio », nous savons tous comment les produits sont cultivés ou élevés.

Alors les grands thèmes chers à nos élus de tous bords semblent bien éloignés de la réalité de la vie au quotidien.

L’électricité, qu’elle soit nucléaire, hydroélectrique, ce n’est pas le problème. Mais qu’elle soit éolienne et qu’elle dénature les campagnes, effrait toutes les populations animales, que ce soient les vaches ou les sangliers. Quant aux socles de 550 tonnes de béton, quelle modernité !

La voiture électrique que l’on veut nous imposer, quelle rigolade dans la campagne. Chacun sait qu’en France l’électricité vient du nucléaire, et que l’Allemagne a relancé ses centrales au charbon. Certes nos voisins ont des champs d’éoliennes, je les ai vus. J’encourage d’ailleurs nos vedettes de l’écologie à visiter ces champs sinistres pour mieux apprécier les louanges qu’ils leur tressent.

Mais pour fabriquer ces batteries que l’on ne sait toujours pas recycler, nous, occidentaux, dévastons des pays entiers à la recherche de terres rares. Ah oui, on s’en fout ce n’est pas chez nous. Pas nous, pas nous, tout va bien.

Alors dans ma campagne on roule au diesel, tracteurs et voitures, mais peu. Comme le disait il y a 40 ans un vieil humoriste vosgien ( M. Vanony) : « pas avares mais économes ».

Ces maires des grandes métropoles, archanges de cette nouvelle religion, vont nous imposer de remplacer nos clochers par des éoliennes, devant lesquelles il conviendra de se prosterner. Bien sûr puisque tout ce que nous avons aimé, tout ce qui fait notre pays est à rejeter. Voici venir le temps de la sainte inquisition verte, celle aux yeux de qui rien ne trouve grâce, le tour de France plus que centenaire, les arbres morts qui font le bon bois de ma chaise et de mon lit douillet, bois poli, patiné que je touche comme un talisman pour me préserver des mauvais sorts.

Ces chantres du vert ne savent que noircir la beauté alentour. J’en arrive à craindre que des nuées de cendres ne s’abattent sur nous tellement nous vivons dans le péché de non « vertitude »..

La liste des péchés capitaux s’allonge jour après jour.

Heureusement ma campagne reste verte, fleurie et gaie. Elle reste le « cher pays de mon enfance ».

En haut du clocher, les cloches continuent d’égrener les heures, la nuit comme le jour, les coqs des voisins me disent que le jour se lève, et que je peux de ma fenêtre guetter la brume virginale qui couvre les prés vers la rivière, et respirer cet air frais matinal qui n’est pas encore chargé d’odeurs.

Et je me dis que ma vie est belle et que je devrais bien revendre une télévision qui se satanise jour après jour.

Allez ! Je vais frapper mon bol à prière, et ses harmoniques apaisantes vont me détendre, me purifier, et préparer le repos de mon esprit.

Auteur :
Olivier Girard

Publié par magrenobloise

Webmagazine

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :