Les services de secours en France

Hier, sur BFMTV, un reportage était consacré aux services de secours en France. Il donnait la parole au directeur de l’organisme, lequel se chargeait de constater les dégâts et d’expliquer la façon dont une maison avait pu s’écrouler. Il était vêtu d’une tenue de plongeur, et s’apprêter avec son équipe à retravailler. Cela faisait 3 jours qu’ils étaient sur place pour constater les dégâts et semble-t-il, les ôter, retravailler le sol, faire une sorte de manutention. Il observait le tronc d’arbre, lequel était attaché par deux bouts de corde pour sûrement l’extirper du sol, le faire tomber afin qu’il n’entaille pas plus la terre, le faire tomber avant qu’il ne tombe lui-même et qu’il ne soit, on le suppose, un danger. Les habitants disait-il, étaient ravis de leur présence car des spécialistes, des professionnels, étaient présents jour et nuit, avec eux. Ils les aidaient. Ils en avaient la force, la capacité. La capacité physique et mentale de résoudre, de comprendre, de travailler ce que les dégâts naturels avaient provoqués. Les policiers et les pompiers, les forces armées, toutes les troupes institutionnelles françaises se sont activées pour remettre en vie ces villages qui sont encore sous les décombres, qui sont encore abîmés, entaillés, détruits en profondeur mais la chaîne de solidarité, l’élan de vie en commun pour justement redonner vie s’est mis en marche. De façon glorieuse, de façon joyeuse, tel un pansement adoucissant, tel un nouveau souffle d’espoir. Une semaine et deux jours après, sous les travaux et l’activation des personnels politiques, des habitants, de toute la chaîne humaine de solidarité nous pouvons être contents et joyeux de ne faire qu’un, de ne former qu’un peuple, de voir que dans les moments les plus sombres et les plus tragiques, la force vitale persiste, est là, pour contribuer à l’ouvrage, pour (re)contribuer à l’ouvrage de vie, pour redonner vie à cet ouvrage qui parfois dura le temps d’une vie. Passer du rêve au désespoir, passer du désespoir à la vie, voilà ce qu’ont permis ces hommes, voilà ce qu’ont permis ces femmes, voilà ce qu’a permis cette chaîne humaine de solidarité, voilà ce dont est capable la France lorsqu’elle s’aime et se serre les coudes. Voilà ce dont il faudrait tous les jours.

Publié par magrenobloise

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