Le jeu des métaphores

Le rendez-vous était attendu. Tant attendu. Depuis quelques jours sur les ondes de radios et de télévision affluaient les mots, affluaient les sons pour évoquer l’allocation présidentielle de cet historique jour du 14 octobre 2020. Nous sommes venus, nous vîmes, nous repartîmes. Rien de grandiloquent, si ce n’est un homme charmant blottit dans un écrin de rêve. Un écrin ? Que dis-je ; une royauté inimaginable ! Les murs sont d’un blanc laqué, le symbole de la République Française resplendissant. Les lumières qui illuminaient la pièce tel le soleil la couvraient d’un rideau d’or. Elle était mémorable, le cadre idyllique. C’est un luxe avec le roi sur le Mont Olympe. Les journalistes resplendissaient également : la douceur d’Anne-Sophie Lapix, l’intérêt pour les faits de Gilles Bouleau.


Quant au Président, certes il occupa la pièce. De ses gestes, de ses paroles, de ses mots, de ses regards. Dans son bleu éclairant, un lueur régnait. Quelque chose avait changé ? Mais quoi, sonder l’âme est impossible ! Mais il doit bien y avoir quelque chose en son coeur de changé, à tel point que… à tel point point qu’il failli houspiller les jeunes, les plaindre de leurs situations. Il le fit. Sans trop y croire car il faut avant tout qu’ils travaillent.

Des aides sont allouées aux 18-25 ans. Environ 450 euros ! C’est chose inespérée. Pourvu qu’ils les mettent de côté et travaillent à côté (pas en intérim ou en CDD car cumuler les deux est impossible, il faut soit vivre du RSA, soit travailler). On ne sait ce que l’avenir réserve. Ils peuvent passer leur temps à lire ou à se passionner dans un domaine. Ils pourront également s’acheter des livres ou faire leurs courses. Espérons-le.

Le Président parla longuement pour ne rien dire. On apprit dès le début de son discours qu’il ne pouvait rien dire. On apprit également que le Président insista sur la nécessité de s’autogérer, c’est-à-dire que chacun prenne soin de soi, que chacun prenne sa vie en main, que chacun soit maître de son corps, de son esprit, de sa vie, qu’il soit souverain tout en partageant sa vie avec les autres. Là où Pierre-Joseph Proudhon a raison c’est que les intérêts de la propriété et de la communauté se font choquent.

Nous ne comprenons guère pourquoi ce Covid occupe une place centrale dans l’espace public. Emmanuel Macron est assimilé au Père de la nation qui a pondu au cours de son discours deux oeufs : la France entière et Tous contre le covid.

Avec ses mots je ne sais pas comment la France peut retrouver un semblant d’unité, elle qui n’a plus de face, est déformée, perdue, ne ressemblant à rien. La France est vendue et n’a donc plus d’identité.

Ce que j’aurais aimé voir comme Président c’est qu’il nous dise l’état de la France actuellement, dans tous les services, dans tous les domaines, dans tous les secteurs et qu’il nous dise ce qu’il comptait faire. J’ai envie de croire en Emmanuel Macron mais je crains que cela ne soit impossible. Il ne peut rien pour nous, et il faut qu’il délègue le pouvoir et c’est ce qu’il a commencé à faire mais je me demande comment concrètement sur le terrain tout cela va s’organiser.

Publié par magrenobloise

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