Retrouver la Parole

OPINION. Aujourd’hui, il est dans l’air du temps de ne pas nommer les choses. Est-ce une mode, un trait d’esprit, un cache-misère, un maquillage à l’horreur ? Un peu de tout à la fois peut-être.

Retrouver la Parole

Aujourd’hui, il est dans l’air du temps de ne pas nommer les choses. Est-ce une mode, un trait d’esprit, un cache-misère, un maquillage à l’horreur ? Un peu de tout à la fois peut- être. Toutefois, nonobstant les hypothèses que l’on peut formuler, force est de constater que c’est une réalité. Les choses ne sont plus nommées ou elles sont renommées. On peut remarquer que cette étrange transmutation de l’art de désigner les choses, est même devenu une obligation. Le simple fait d’évoquer ce sujet peut être considéré comme un acte délictuel. Moi, qui écris ces quelques lignes, deviens pour le coup un potentiel suppôt de Satan. Il convient de s’adapter à ces nouvelles formulations, faute de quoi les sanctions pourraient s’abattre sur les délinquants que nous sommes, comme la foudre céleste sur les mécréants ! Ainsi, une attaque au couteau est une incivilité, un meurtre est une incivilité ayant entraîné la mort, un drogué, voleur, violeur, destructeur est un jeune. Dès lors, on pourrait dire qu’un viol est la manifestation d’un manque d’amour ou de tendresse, et que la violence est révélatrice d’un problème d’identité provoqué par l’incompréhension de la société. A l’inverse, une personne indignée par la mollesse de la justice est considérée comme dangereuse, indésirable, incitant à la haine, et méritant d’être immolée sur l’autel de la bien-pensance.

Il est difficile de s’y retrouver dans ce nouveau vocabulaire. C’est une façon d’envelopper, de maquiller, de dénier la réalité.
Le peuple est sous état d’hypnose. Il a désappris à penser. Il est domestiqué, formaté. Loin des réalités, évoluant dans un monde virtuel il a perdu son bon sens. Quand il va au restaurant, il fait des photos du repas qu’il poste sur FB, lorsqu’il est enrhumé ou qu’il a une rage de dent, il en parle sur les réseaux sociaux. Il s’ensuit des messages réconfortants de la part de ses « amis » qu’il n’a d’ailleurs jamais rencontrés pour la plupart. Entre ces partages virtuels, les informations à la télévision ou à la radio, les émissions diverses et les matchs de football, que reste-t-il pour penser ? Les marionnettistes ont bien fait les choses, le peuple est dans la même situation qu’un hamster qui fait tourner une roue dans une cage.

Le peuple attend tout de ses gouvernants. C’est un des effets pervers de l’assistanat qui au demeurant est une bonne chose. Mais comme pour les médailles il y a l’envers et l’avers. Toute action est déléguée. Quelqu’un attaque une personne, la personne attend l’aide la police. La police ne peut rien faire car elle aussi est victime d’attaques. Mon propos est sans doute un peu caricatural, mais malheureusement, il dépeint, fusse grossièrement, une triste réalité. Comment peut-on imaginer qu’un commissariat puisse être pris d’assaut sans qu’il y ait la moindre riposte ! Une chose est sûre, il convient à présent de se défendre par soi-même, quitte à s’entraîner à la course à pied !

Le peuple doit quitter l’hypnose où il est enfermé. Pour cela, il est nécessaire de se reconnecter avec la réalité. Avoir des contacts avec la terre, la nature, avoir de vrais échanges avec de vraies personnes, troquer les fantasmes pour les relations authentiques, voir les choses en face. Ceux qui tirent les ficelles des pantins qu’ils ont conditionnés peuvent enfermer nos corps mais pas nos pensées, pas nos idées, pas nos désirs ni nos révoltes. La liberté réside dans ce point essentiel, la liberté de pensée, l’autonomie psychologique. Ce n’est pas parce qu’un journaliste a donné une information qu’elle est vraie. Il faut se faire son idée par soi-même. De cette façon, le peuple verra les choses différemment, surtout, plus clairement. Il verra par exemple, que le fait de dénoncer des exactions est un acte qui ne confine pas au racisme ni à l’incitation à la haine. Qu’est -ce qui peut inciter à la haine, l’acte délictuel ou celui qui le dénonce ? Aujourd’hui, il est aberrant de constater que le violeur est bien souvent excusé tandis que celui qui dénonce et critique le violeur est condamné. C’est un vilain, un affreux, il incite à la haine. Chacun sait qu’un violeur ne peut inspirer que de l’amour de la part de ses congénères !

Dans le passé on a dit au peuple d’aller à la guerre. Le peuple a obéi, d’ailleurs, il n’avait guère d’autre choix. Il y a eu successivement plusieurs guerres. Les dirigeants ont décidé de la vie des autres. Il y eut des ordres stupides et insensés qui ont coûté la vie à de nombreux soldats. La guerre, ce sont des gens qui se battent sans se connaître pour défendre les intérêts de personnes qui se connaissent mais qui elles ne se battent pas, dixit Paul Valéry.

La guerre a changé de forme, et l’ennemi n’est pas à découvert. Il est caché, dissimulé dans chaque recoin de la société. La Société est gangrenée car la stupidité répand inexorablement ses métastases. Le danger est partout, il est physique et psychologique. Physique parce qu’on peut être assassiné pour une cigarette refusée, un mot ou un regard. On s’étiole psychologiquement, lobotomisé par la pensée unique. Le peuple doit-il continuer à obéir aveuglément ? La victime doit-elle continuer à vénérer son bourreau ? Ne serait-il pas temps de réagir ? Les marionnettistes ne semblent pas manifester une grande logique. Ainsi, le monde est paralysé par une terrible maladie, par un redoutable fléau qui ne laisse que 99,6% de chances de survie ! C’est l’apocalypse ! Pour lutter on a mis en œuvre des moyens considérables. Fermeture des restaurants, ou règles drastiques, par contre, on peut être serrés comme des sardines dans les transports en commun. Cela semble démontrer que le méchant virus n’attaque pas les usagers du métro, mais qu’il se montre sans pitié pour ceux qui aiment fréquenter les salles de spectacle. Voilà au moins une information intéressante sur ce virus.

Combien de morts par agression ? Quelles mesures pour lutter contre ce fléau ?
Est-il raisonnable de penser que les élus ont pour objectif le bien-être de leurs concitoyens ? Serait-il sacrilège de penser qu’ils ne sont motivés que par une inextinguible soif de pouvoir ? Peut-on imaginer que ces gens vomissent des discours qu’ils n’ont, bien souvent, pas écrits eux-mêmes, pour nous guider, nous éclairer, et en proie à une crise d’altruisme exacerbé, consacrent leur vie à améliorer la nôtre ? Est-il permis de douter de leur sincérité ? Au regard de la situation actuelle, ces questions semblent ironiques, tant les réponses sont évidentes.
Il faut se réapproprier le droit de penser, le droit d’avoir une opinion, le droit de décider, le droit de s’exprimer, le droit d’agir. Il est important de garder à l’esprit que ce n’est pas parce qu’une erreur est admise et reconnue par le plus grand nombre qu’elle devient une vérité. A force de recevoir des inepties et des informations contradictoires sur la tête, le peuple est KO , il est comme un boxeur fatigué d’avoir reçu trop de coups. Il convient donc que le peuple récupère. Pour accélérer le processus de rétablissement et de remise en forme, il convient de débrancher l’ennemi, car c’est bien d’un ennemi qu’il s’agit. Rien ne sert de manifester, la répression pourrait être violente, comme on a pu le voir avec les brutalités commises sur les gilets jaunes. De surcroît cela alimente l’ennemi. Il est préférable de mener une action pacifique et efficace. Fermer le robinet, ne pas écouter, ne pas lire les médias. Retrouver une autonomie psychologique, penser et décider par soi- même. Lire ou relire les philosophes, fermer la porte à cet intru qu’est devenu la télévision, instrument de propagande par excellence, partager les repas en famille ou avec les amis au lieu de se laisser contaminer par un journaliste qui distille le poison dans nos esprits. Se débrancher est indispensable pour se libérer de la camisole psychologique installée par l’ennemi. Faute de quoi toute action serait compromise et vouée à l’échec car dictée par la réaction. Or, ce qu’il faut, c’est agir et non pas réagir. Agir dans le calme et la sérénité. Le plus grand voyage commence toujours par le premier pas. Ce premier pas pourra conduire le peuple à sa souveraineté et à la liberté.

Auteur :
Christian Gerber – Producteur

Publié par magrenobloise

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