Tour d’horizon des notices Wikipédia

Tout a commencé avec Alstom et une affaire avec le tramway de Jérusalem.

Jérusalem, Ûrshalim [dénomination israélienne officielle en arabe] est une ville du Proche-Orient tenant une place centrale dans les religions juïve, chrétienne et musulmane, aujourd’hui capitale d’Israël et que les Palestiniens souhaiteraient comme capitale pour leur futur Etat.

La ville s’étend sur 125.1km² pour une opulation de 936 400 habitants en 2019. La ville, chef-lieu du district de Jérusalem est cosmopolite = s’y mêlent de nombreuses religions, peuples, groupes socio-économiques. La vieille ville, d’une superficie assez réduite ( moins de 1km²) est historiquement composée de quatre quartiers avec : un quartier musulman, un quartier arménien, un quartier chrétien, un quartier juïf. Ces quartiers sont entourés de remparts dont la partie visible aujourd’hui a été érigée entre 1535 et 1538. Cependant, les recherches menées par Vincent Lemire (historien français) montrent le caractère exogène de cette cartographie tardive (XIXème siècle) qui met de côté la complexité des dynamiques de peuplements des différentes parties de la vieille ville. La municipalité est située à 33 kms de la Mer Morte.

Jérusalem est mentionnée pour la première fois dans les textes égyptiens dits « d’exécration » (xxe et xixe siècles av. J.-C., à la période où l’Égypte a vassalisé Canaan) sous le nom de Rushalimu. Un texte d’exécration est un texte à vocation magique qui tente d’attirer le malheur sur les ennemis de l’État pharaonique, qu’il s’agisse de potentiels rebelles égyptiens ou d’étrangers. On peut supposer que le nom de la ville reflète le culte du dieu Shalem ou Shalimu car il était courant alors d’appeler les cités du nom du dieu local. Le nom de Jérusalem se réfère donc au culte du dieu des Cananéens, Shalem était un dieu populaire dans le panthéon ouest sémitique, divinité de la création, de l’exhaustivité, et du soleil couchant. Comme la première syllabe de Jérusalem vient de uru, qui signifie « fondation » ou « ville fondée par », le sens du nom primitif est donc « fondée par Shalem », ou « sous la protection de Shalem ».

[Canaan = désigne une région et une civilisation du Proche-Orient ancien située le long de la rive orientale de la mer Méditerranée. Cette région correspond plus ou moins aujourd’hui aux territoires réunissant l’État d’Israël, la Palestine, l’ouest de la Jordanie, le Liban et l’ouest de la Syrie. On appelle Cananéens les habitants de ce territoire à l’Âge du bronze, parfois appelé pour cette région « période cananéenne », plus spécifiquement au IIe millénaire av. J.‑C.]

Une étymologie détaillée était donnée en 1859 par Sander et Trenel, le nom de « Yeru-Shalem » provient de deux racines chaldéennes : YeRu (« ville », « demeure ») et ShLM, qui a donné les mots shalom en hébreu et salaam en arabe. Cette racine ShLM signifie aujourd’hui « paix », mais le sens initial est celui de la complétude, de l’achèvement, d’où dérive ultérieurement la notion de paix.

En 130 après J.-C., l’empereur romain Hadrien change le nom de Jérusalem en « AElia Capitolina », (Aelius, nom de famille d’Hadrien ; Capitolina, en hommage au dieu de Rome, Jupiter capitolin) et il refonde la ville. Devenue païenne, elle est la seule agglomération de la Palestine à être interdite aux Juifs jusqu’en 638. Durant plusieurs siècles, elle est simplement appelée Aelia, jusqu’en 325 où Constantin lui redonne son nom. Après la conquête musulmane du calife Omar en 638, elle devient Iliya (إلياء) en arabe, ou Bayt al-Maqdis (« Maison du Sanctuaire »), équivalent du terme hébreu Beit ha-Mikdash (« Maison sainte »), tous deux désignant le Temple de Jérusalem, ou le lieu du voyage et d’ascension de Mahomet, al-Aqsa, (الاقصى), où se situait auparavant le temple juif.

[Voir également Simon bah Kokhba]

Les collines ont servi de défense naturelle par le passé et ont joué un rôle dans le développement de Jérusalem au cours des siècles. Elles figurent actuellement des sortes de frontières invisibles entre les divers quartiers de Jérusalem.

[Voir également Porte des Maghrébins]

[Voir également Qibla]

[Voir également Kaaba]

[Voir également Kiswa – fabrication de tissu brodé avec de l’or]

[Voir également Ibn Ishaq]

[Voir également Les Versets sataniques]

[A voir également : Assassinat de Theo van Gogh]

[A voir : Président de la république islamique d’Iran]

[A voir : Ali Khamenei : Lors des manifestations de 2019, les manifestants ciblent la République islamique dans sa totalité, y compris Ali Khamenei alors que la loi interdit de le critiquer ; dans tout le pays, des portraits le représentant sont brûlés ou détruits. Il déclare les Etats-Unis ennemi n°1 de l’Iran]

[A voir : Manifestation de 2019]

[A voir : Mechhed]

[A voir : Allahdad]

[A voir : Hassan Rohani :

Après l’élection d’Hassan Rohani à la présidence de la République, l’Iran fait publiquement part de sa plus grande disposition à trouver un accord sur le nucléaire, alors que les sanctions prises par les pays occidentaux depuis plusieurs années portent leurs fruits. Le 24 novembre 2013 à Genève, l’intention de lever progressivement les sanctions à l’égard de l’Iran, en échange d’un gel temporaire de son programme nucléaire, est en effet officiellement exprimée. Selon toute vraisemblance, la position américaine aurait changé de manière radicale après une conversation téléphonique entre Obama et Rohani, fin septembre 2013.

Fin novembre, un accord est trouvé entre Téhéran et le groupe 5 + 1 (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies, États-Unis, Royaume-Uni, France, Chine, Russie + l’Allemagne), qui prévoit notamment que l’Iran n’enrichisse pas d’uranium à plus de 5 % pendant six mois, dilue la moitié de ses stocks actuels, suspende les usines de Natanz, Fordow et Arak sans construire de nouveaux sites d’enrichissement, alors que l’AIEA aura désormais un accès quotidien et sans préavis à Natanz et Fordow. En contrepartie, les Occidentaux s’engagent à suspendre leurs sanctions économiques sur l’industrie, l’automobile, le commerce de l’or ou encore les exportations pétrochimiques, à ne pas essayer d’entraver encore plus la vente du pétrole iranien, en notant que ces levées sont « limitées, temporaires et ciblées » et peuvent à tout moment être annulées en cas de non-respect des engagements iraniens. Fin 2017, alors que des manifestations massives ont lieu en Iran (contre la corruption des élites et la vie chère), il assouplit la législation locale sur le port obligatoire du voile pour les femmes » ]

[ A voir : Le Hezbollah]

Drapeau du Hezbollah un HK-47

En 2013, Vincent Geisser, estime que la branche militaire du Hezbollah est une « véritable armée conventionnelle et confessionnelle » qui dispose de 5 000 à 8 000 combattants et d’une réserve de jeunes chiites formés dans ses camps, ainsi que d’un arsenal important.

Les combattants du Hezbollah ne portent pas d’uniformes au cours des combats, ce qui rend leur identification difficile parmi les civils. Ils opèrent dans des zones à forte densité civile ce qui force ses adversaires à s’engager dans des combats de guérilla urbaine. Cette tactique militairement efficace accroit le potentiel de pertes civiles, ceux-ci étant souvent au centre des zones de combat ou à proximité de cibles militaires. Ils opèrent aussi à partir ou à proximité de positions de la Force intérimaire des Nations unies au Liban. Leur tactique inclut aussi des opérations suicide et la pose d’engins explosifs sur le bord des routes utilisées par l’armée israélienne le long de la frontière libanaise ainsi que l’enlèvement de soldats durant ces attaques.

Le Hezbollah a développé après le retrait israélien du Sud-Liban en 2000 un vaste réseau de tunnels pour l’acheminement et l’approvisionnement de ses miliciens en armements sophistiqués tels que des missiles antinavire, missiles sol-sol et missiles antichar, des équipements de vision nocturne, des drones et aussi pour cacher leurs mouvements. Depuis le conflit avec Israël en 2006 des moyens encore plus sophistiqués ont été acheminés via la frontière syrienne dans cette région. Il est estimé que le Hezbollah y a accumulé plus de 40 000 roquettes dans les villages chiites proches de la frontière israélienne.

Hormis cet arsenal le Hezbollah est en possession de missiles Fateh-110 (en), Zelzal I et II et Scud D avec lesquels il menace les centres urbains sur tout le territoire israélien. Robert Gates qui fut le secrétaire à la Défense des États-Unis a déclaré que « le Hezbollah possède de loin plus de roquettes et de missiles que la plupart des gouvernements au monde ».

Du point de vue doctrinaire selon le modèle iranien, l’endoctrinement des combattants du Hezbollah commence dans les écoles et les colonies de vacances pour enfants. Les responsables du Hezbollah leur inculquent « l’amour du martyre » et proclament « leur fierté que contrairement aux juifs et aux chrétiens et autres infidèles qui aiment la vie, les chiites aiment et recherchent la mort »

La filiation du Hezbollah avec l’Iran est historique.

L’Iran soutient le Hezbollah en moyens financiers et en armes, il est son principal donateur et selon certaines sources influence ses décisions. Le Guide de la Révolution intervient sur les décisions stratégiques, mais permet surtout aux dirigeants locaux d’asseoir leur légitimité, leur permettant ainsi de faire face aux oppositions internes. Plus directement, l’Iran garde une influence sur les agences de sécurité et de renseignement du Hezbollah.

De son côté, le Hezbollah dispose depuis l’origine d’une représentation officielle à Téhéran et envoie des étudiants en Iran. Une école de l’association Al-Mahdî, dépendant du Hezbollah, a été créée à Qom pour les familles d’étudiants libanais en Iran; elle compte 80 % d’élèves libanais et 20 % d’autres nationalités. Cependant, le Hezbollah se veut un mouvement d’abord nationaliste et marque parfois la distance avec sa filiation originelle. Lors d’un entretien donné à l’occasion du premier anniversaire de la guerre du Liban de 2006, le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a affirmé que son organisation avait combattu pour l’Iran, propos qui ont été censurés par la télévision iranienne en raison de l’embarras qu’ils ont suscité. Les adversaires libanais de Nasrallah affirment depuis longtemps que la loyauté de ce dernier est envers l’Iran et que le Liban n’est pas sa priorité. »

[A voir : Valiy-e faghih]

C’est un principe théologique développé par l’ayatollah Rouhollah Khomeini et Mohammad Sadeq al-Sadr, il confère aux religieux la primauté sur le pouvoir politique. Le faqih est le guide suprême. Khomeyni propose que la réalité du pouvoir, ou sa gestion réelle, revienne au meilleur des juristes-théologiens, personne la plus compétente pour mener une politique proche de ce que l’Imam chiite lui-même aurait pu faire. Ce principe est une innovation de son concepteur car le chiisme lui-même est soit resté distant du pouvoir, considérant que celui-ci, après la disparition du douzième imam, est un pouvoir illégitime, un mal nécessaire, soit s’est associé au pouvoir, par exemple à l’époque safavide au début du xvie siècle, pour créer le premier empire chiite de l’histoire moderne. Puis, le clergé chiite s’est transformé progressivement en contre-pouvoir.

Selon ce principe qui reçoit sa seule application dans la Constitution iranienne de 1979 avec l’instauration d’une république islamique, le Guide de la Révolution (Valiy-e faghih) est le Chef de l’État, premier personnage du régime. Ainsi le premier à porter ce titre est Rouhollah Khomeini et l’actuel Valiy-e faghih iranien est Ali Khamenei. »


[A voir : Conseil des gardiens de la Constitution]

[ A voir : Ahmad Jannati : L’ayatollah Ahmad Jannati (en persan : احمد جنتی) est un membre du clergé et un homme politique iranien né en 1927 à Ispahan. Il occupe deux postes importants dans la politique iranienne en tant que secrétaire du Conseil des gardiens de la Constitution depuis 1992, un organe chargé de veiller à la comptabilité des lois du Majlis, le parlement iranien, avec la Constitution et l’Islam et d’approuver les candidatures aux élections nationales. Depuis mai 2016, Jannati est président de l’Assemblée des experts.]

[Corps des Gardiens de la révolution islamique et voir également Guide de la Révolution (Iran)]

[A voir : Mahmoud Ahmadinejad]

À cette époque, le « mahdisme » a connu un renouveau dans les milieux populaires sous l’impulsion des « Hojjatieh ». « Cette secte, écrit Michel Taubmann, fondée en 1953, fut condamnée pour hérésie par le clergé chiite. En rupture avec l’interprétation majoritaire, les Hojjatieh considèrent en effet que les croyants, loin d’apprendre passivement, doivent au contraire hâter le retour du Al-Mahdi (le dernier Calife ou Imam) en précipitant le monde dans l’apocalypse. ». Michel Taubmann ajoute que l’on retrouve des membres des Hojjatieh dans l’entourage d’Ahmadinejad après son accession à la présidence et que lui-même reprend leurs thèses.

Ahmadinejad raconte que c’est à sept ans, en 1963, qu’il tombe sous le charme de l’ayatollah Khomeini.« L’ayatollah Rouhollah Khomeini, un dignitaire religieux parmi d’autres dans la ville sainte de Qom, est sorti de l’anonymat en s’opposant à la loi électorale votée par le Parlement à l’instigation du Shah et qui accorde le droit de vote aux femmes. ».

Il suit sa scolarité primaire et secondaire à Téhéran, et il est admis à l’université de science et de technologie (Elm-o Sanaat) en 1976. Des incertitudes subsistent sur son entrée à l’université, détaillées plus loin. « En arrivant à Elm-o Sanat, il a été révulsé par le spectacle de jeunes femmes habillées à l’occidentale, symbolisant selon l’expression qu’il utilise sur son blog “la débauche, la promiscuité, la perversité et la liberté des mœurs” ». « L’étudiant Ahmadinejad, poursuit Michel Taubmann, ne se reconnaît ni dans les groupes gauchistes ni dans les Modjahedines du Peuple. La lutte des classes, même à la sauce islamiste, n’est pas sa tasse de thé. Lui, milite en faveur d’une conception stricte de la « foi islamique » la seule qui à ses yeux puisse créer un élan révolutionnaire ».

Hassan Daioleslam se souvient : « Dans les universités, les partisans de Khomeini, dont Ahmadinejad faisait partie, compensaient leur impopularité croissante par le recours à la violence. Ils faisaient la chasse aux femmes qui ne portaient pas de tchador, ils leur interdisaient l’accès aux cours. » Ahmadinejad représente alors le pouvoir clérical dans l’université, avec Mojtaba Hachemi-Samareh, lequel accompagnera Ahmadinejad durant toute sa carrière, en tant que conseiller ou chargé de missions spéciales.

Affaire Tramway de Jérusalem et Alstom :
Alstom, avec Veolia, est mis en cause dans l’affaire du tramway de Jérusalem.
Résumé du communiqué AFPS : « L’AFPS a demandé également au Tribunal d’interdire à ces sociétés de poursuivre l’exécution du contrat qui viole notamment les dispositions de la Convention de Genève du 12 août 1949 relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre, et favorise l’expansion de la colonisation illicite de Jérusalem Est par l’Etat d’Israël, le tracé de la ligne de tramway qui en est l’objet tendant à relier le Centre de Jérusalem Ouest à des colonies de l’Est, installée sur des terres confisquées au Palestiniens. […] L’ensemble des affaires concernant les sociétés ALSTOM, ALSTOM TRANSPORT et VEOLIA TRANSPORT sera plaidée sur les questions de compétence et les irrecevabilités de procédure à l’audience du 2 février 2009. »

Jérusalem et la ville Heil-Ha-Avir, départ du tram.
Trajet du tram.

Publié par magrenobloise

Webmagazine

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :