Le Professeur Didier Raoult – Embargo sur l’hydroxychloroquine ?

Lors du post d’une vidéo sur le Youtube de l’IHU lundi 26 octobre 2020, le Professeur Didier informe que le Ministre de la Santé aurait mis un embargo sur la commande de l’IHU de l’hydroxychloroquine. : « Là actuellement le problème c’est que Sanofi et je suis monté au plus haut niveau nous dit que le Ministère de la Santé, j’en entends, j’attends la confirmation que j’ai demandé officiellement au Ministère de la Santé, met des freins à la distribution de l’hydroxychloroquine sur les commandes qui sont faites à partir de l’IHU donc si c’est cela, ça veut dire qu’on nous empêche de soigner selon ce que nous pensons être le meilleur traitement possible et j’espère que rapidement, nous aurons un courrier nous informant que le Ministère de la Santé ne met aucune opposition à la distribution de Sanofi dans notre CHU d’Hydroxychloroquine quand nous estimons que nous avons besoin. »

Voici le verbatim de la vidéo que vous pouvez retrouver sur ce lien.

Journaliste : « Professeur Didier Raoult que pensez-vous des dernières décisions prises sur l’hydoxychloroquine et la difficulté que vous éprouvez maintenant à traiter les patients avec de l’hydroxychloroquine ? »

Professeur Didier Raoult : « Ecoutez, depuis le départ, les uns et autres pensaient que dans tous les pays les plus riches  que le remdisivir allait être le traitement miracle du COVID 19, ca ne l’est pas. Ca ne marche pas, cela donne des insuffisances rénales, il faut perfuser les gens pendant 10 jours. Et à la fin après 8 mois, d’essais publiés, il faut bien se rendre compte d’une chose c’est que cela ne marche pas, on reviendra dessus. Mais cette volonté de vouloir absolument des médicaments très chers, très bobos, très modernes, d’être le traitement de référence, a emmené à considérer l’alternative par l’hydroxychloroquine comme étant impossible et irréaliste, et c’est la position qu’ont conservé les pays occidentaux les plus riches. Avec qui, dont globalement le bilan en termes de mortalité est plus lourd que tous les autres pays. Les choses, malgré tout, ont fini par commencer à être évalué, nous bien sûr  mais d’autres, avec des essais thérapeutiques qui ont commencé à être mis en France et puis est arrivé, une espèce de scandale scientifique énorme, qu’on va appeler, le Lancet Get  qui a prétendu avec des inconnus qui manipulaient des données dont personne ne connaissait la source et qui manifestement était fausse, ont prétendu qu’il allait y avoir une mortalité de 10% en donnant de l’hydroxychloroquine dans le COVID 19. Personne n’a pris le temps de réfléchir. Nous notre ministère à immédiatement interdit l’hydroxychloroquine, l’OMS a dit « on arrête tous les essais thérapeutiques » avec de l’hydroxychloroquine, et cet élément majeur a interrompu les deux essais qui étaient fait en France, l’essai recovery et l’essai danger. Les deux d’ailleurs, l’essai danger ca a été clarifié dans leur pré-print à cause de cette interdiction sur lequel ils ne sont pas revenus en dépit du fait que le Lancet a rétracté ce papier qui était faux. Et donc depuis les gens qui ce sont arrêtés et qui se sont trompés n’ont pas voulu revenir sur le fait que cela n’était pas vrai, que l’hydroxychloroquine était toxique. Donc la deuxième question qui se pose et donc c’est une vraie question en soi et la deuxième question qui se pose c’est que cela n’est pas toxique donc pourquoi la situation en 2020 est-elle tellement différente de 2019 où l’hydroxychloroquine pouvait être demandé dans les pharmacies sans ordonnance. Donc qu’est-ce qu’il s’est passé entre les deux ? On ne comprend pas très bien la raison d’autant qu’on peut poser les questions sur est-ce que c’est efficace ? Est-ce qu’il y a que Monsieur Raoult qui dit que c’est efficace donc cela n’est vrai donc tous les documents dont je vous parle sont en ligne vous pourrez les consulter tranquillement, nous la dernière, la plus longue de toutes les méta-analyses, qui étaient faites : il y a un site blog, par ailleurs qui fait les méta-analyses qui trouvent les mêmes résultats que nous, montrent que l’effet général de la méta-analyse sur la mort, sur le portage viral et sur l’amélioration en général, et toujours en faveur de l’hydroxychloroquine quand on le compare et encore une fois je vous rappelle que la plus grosse étude qu’il y a à ma connaissance a été publiée à Paris, une étude observationnelle montre que le seul effet que eux trouvent significatif après harmonisation des résultats dont je redirai un mot c’est que l’hydroxychloroquine n’a pas d’effet délétère et diminue le temps d’hospitalisation, quand on prend de l’hydroxychloroquine donc il n’y a pas d’effet toxique et si les gens prennent de l’hydroxychloroquine quand ils sont hospitalisés ils restent moins longtemps c’est une étude parisienne que sur plus de 5000 personnes et si vous regardez les tableaux là j’ai surligné, vous trouverez vous verrez que en dépit du fait [des] méthodes, les patients à qui on a donné le traitement par hydroxychloroquine- azithromycine, étaient beaucoup plus malades que les autres, c’est-à-dire qu’ils passaient en réanimation immédiatement ou en moins d’un jour avant que le médicament ait le temps de marcher, et bien l’hydroxychloroquine et l’azithromycine, sur la mortalité en données brutes, malgré ce phénomène, donnée de mortalité significative inférieure à l’absence de traitement, ensuite, il y a toujours une manière de retraiter les prélèvements pour arriver à dire finalement on n’arrive plus à garder cet élément parfois même on arrivait à le transformer en élément inverse mais en pratique, les gens qui ont été traité en particulier avec l’hydroxychloroquine et l’azithomycine, étaient plus graves et ils sont morts moins souvent et ils sont sortis plus tôt de l’hôpital que les autres, ceci ensuite à été confirmé par l’étude que tout le monde attendait de l’OMS, c’est-à-dire que le redemsivir ne marche pas, ca c’est la conclusion finale de ce papier, on l’attendait beaucoup, eux concluent que l’hydroxychloroquine n’a pas d’effet mais il manque quelque chose de très important dans ce papier, qui est la toxicité, parce que si l’hydroxychloroquine n’est pas toxique, le remdesevir lui a une toxicité rénale lui qui est bien connu et donc nous nous essayons de rester dans cette prescription sans arrêt dans le cadre de la loi, c’est-à-dire quand on est hors AMM et bien chacun prend la responsabilité du traitement en son âme et conscience mais nous avons essayé après en avoir discuté avec les uns et les autres et avec le conseil de Dominique Maraninchi qui était l’ancien directeur de l’ANS de demander à la RTU (Recommandation Temporaire d’Utilisation) pour lequel on nous a répondu après quelques semaines ou quelques mois qu’on refusait la RTU car on ne savait pas. Donc, encore une fois, ceci ne peut pas être une prise de position scientifique consensuelle parce que tout le monde, il n’y a pas de papier rapportant dans la littérature une toxicité supérieure de l’hydroxychloroquine et il y a une quantité de papiers qui rapporte que l’hydroxychloroquine est efficace donc c’est une prise de position politique, personnelle, je ne sais pas ce qu’elle est mais qui ne reflète pas un consensus scientifique sur lequel d’ailleurs si on nous avait invité à débattre dans cette situation, quelqu’un d’entre nous y serais allé. Mais on ne nous  pas posé la question et on a envoyé tous les documents au fur et à mesure à Dominique Martin qui a signé cette décision. Et en même temps que ceci, quelle surprise, on reçoit en même de la rédaction générale de la santé, un mail qui nous dit qu’on va pouvoir utiliser gratuitement le remdisivir dont on a montré qu’il ne servait à rien, dont on a montré, qu’il était toxique, qu’il donné des insuffisances rénales et peu de temps après, un papier de Giléad, qui vend le remdisivir qui nous dit écoutez voilà, compte tenu du fait, l’Europe a acheté pour un milliards quelques jours avant le papier de l’OMS de médicaments on peut vous distribuer des médicaments gratuitement si vous le souhaitez il suffira de la demander  dans les conditions que vous préciserons ultérieurement, la DGS (Direction Générale de la santé) donc c’est la situation, après nous, on peut soigner les gens, paisiblement avec des résultats qui sont ce qu’ils sont c’est-à-dire qu’on a des taux de mortalité extrêmement bas et on n’a eu aucun accident avec l’hydroxychloroquine ca va, là actuellement le problème c’est que Sanofi et je suis monté au plus haut niveau nous dit que le Ministère de la Santé, j’en entends, j’attends la confirmation que j’ai demandé officiellement au Ministère de la Santé, met des freins à la distribution de l’hydroxychloroquine sur les commandes qui sont faites à partir de l’IHU donc si c’est cela, ça veut dire qu’on nous empêche de soigner selon ce que nous pensons être le meilleur traitement possible et j’espère que rapidement, nous aurons un courrier nous informant que le Ministère de la Santé ne met aucune opposition à la distribution de Sanofi dans notre CHU d’Hydroxychloroquine quand nous estimons que nous en avons besoin. Actuellement, nous ne pouvons plus traiter tous les patients qui arrivent donc nous allons commencer à faire du tri comme les réanimations pour savoir pour traiter en priorité ceux qui ont le plus de risque vital mais nous avons besoin de pouvoir traiter les gens comme nous imaginons pouvoir le faire parce que ces mesures et les conséquences qu’elles en ont de notre point de vue impactent la santé des gens qui sont confiés. »

Autres sources :
ANSM


Publié par magrenobloise

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