Wikipédia – Histoire d’Anjou

Les Angevins sont les habitants de l’Anjou, ancienne province française disparue en 1790. L’étendue de son territoire correspond principalement au département de Maine-et-Loire, division administrative dans laquelle le gentilé Angevins continue d’être employé pour désigner ses habitants. Ceux-ci sont au nombre de 810 934 en 2016 et constituent par ailleurs une part du peuple français. De plus, Angevins est également le nom des habitants d’Angers, capitale historique de l’Anjou.

Costumes de Maine-et-Loire du xixe siècle.

Anthropologie et ethnologie

Dans la première moitié du xixe siècle, la population des rives de la Loire, comme aussi celle du Bocage (région agricole française qui s’étend sur une partie de trois départements de la région des Pays de la Loire)* vendéen, est robuste et laborieuse. Les hommes sont d’une « belle taille » ; alors que la beauté des formes manque aux femmes, mais parmi elles un grand nombre se font remarquer par une « figure agréable » et presque toutes par une propreté rare chez des paysannes. Le langage des hommes est bref et brusque ; celui des femmes, au contraire, est long et traînant ; naturellement vives, elles ont plutôt fait une chose qu’elles ne l’ont dite.

Les femmes et les filles ne sortent jamais de leur maison, excepté les jours de fêtes, sans avoir leur quenouille au côté et le fuseau à la main ; elles filent en marchant, en portant et en vendant leurs denrées dans les marchés. Le fil, produit du travail des plus habiles, le fil de lin, destiné à la fabrique de Cholet, se vend quelquefois de 100 à 120 francs le kilogramme. Les paysans du Haut-Anjou se nourrissent de pain de froment et de viande ; ils boivent du vin ou d’autres boissons fermentées telles que la bière et le cidre. Les habitants du Bas-Anjou ne mangent que du pain de seigle, peu de lard, beaucoup de laitage et de légumes ; leur boisson ordinaire est l’eau ; mais les jours de fêtes, les dimanches et les jours de marché, lorsqu’ils s’éloignent de leurs maisons, ils boivent généralement jusqu’à s’enivrer.

Les paysans de Maine-et-Loire ont fourni un grand nombre de soldats aux armées vendéennes. Une partie du Bocage et de la Plaine appartient au département et, s’il faut ajouter foi aux descriptions d’un écrivain du pays, cité par M. Bodin : Les traits du cultivateur et son air sauvage caractérisent son indépendance. Sa taille, son teint et ses forces varient suivant la salubrité des lieux ; en général, de taille moyenne, les cheveux coupés en rond et tombant presque aux épaules, le visage blême, halé, il a moins d’agilité que de force ; il est sobre chez lui, laborieux, infatigable, dévoué à ses amis, rusé, méfiant dans les conditions du moindre marché, mais fidèle à sa parole ; puérilement crédule hors de la sphère de ses intérêts, implacable envers ceux qui le trompent, humble et rampant devant l’autorité, mais impatient de son joug. Loin d’être brigand, le Vendéen est l’ennemi le plus dangereux des voleurs, et dans aucun pays, peut-être, les propriétés ne sont de la part des colons (dans l’histoire veut dire : personne libre attachée héréditairement au sol qu’elle exploitait), sous une plus sûre garantie. Il y a cent familles de propriétaires qui ne font pas de baux (contrat par lequel l’une des parties s’engage, moyennant un prix que l’autre partie s’engage à payer, à procurer à celle-ci pendant un certain temps, la puissance d’une chose mobilière ou immobilière) et qui n’en sont payés que plus fidèlement.

Il existe une contrée qui appartient à la fois à la Vendée militaire ainsi qu’au département et qui était à l’époque de la Révolution, concernant la civilisation, en retard de plusieurs siècles sur les autres cantons de l’Anjou. C’est celle dont Pin-en-Mauges est la principale commune. Les mœurs des cultivateurs y étaient toutes patriarcales (forme d’organisation sociale et juridique fondée sur la détention de l’autorité par les hommes. Il s’agit d’un système où le masculin incarne à la fois le supérieur et l’universel). On y voyait plusieurs générations vivre en commun sous l’autorité d’un aïeul ou même d’un bisaïeul. Cet antique usage subsiste toujours en 1835, mais n’est pas général comme autrefois. Les habitants des Mauges ont d’ailleurs conservé un trait caractéristique commun à d’autres habitants de l’Anjou. Remplis d’une confiance illimitée dans leurs curés pour tout ce qui concerne les croyances religieuses, ils ne balancent point à faire le sacrifice de leur repos et même celui de leur vie, pour le maintien de la « coutume », c’est-à-dire des usages de leurs pères ; mais ils deviennent sourds à la voix de leurs pasteurs, aussitôt qu’il s’agit de devoir les payer. Ils ont aussi, quoique naturellement braves, une répugnance presque invincible pour le service militaire régulier ; ils se battent volontiers pour la défense de leurs foyers, mais ils veulent mourir sur le sol qui les a vus naître.

Dans les autres contrées de l’Anjou, les époux de toutes les classes se tutoient dès le lendemain de leurs noces ; dans les Mauges, au contraire, aussitôt les cérémonies du mariage accomplies, les mariés, qui la veille se tutoyaient, se disent « vous » : la femme ne parle plus à son mari qu’avec déférence et respect. Les habitants des villages ont encore, vers 1835, divers patois qui leur sont propres : les paysans y tiennent beaucoup et s’en servent uniquement entre eux ; presque tous cependant entendent le français ; quelques uns même le parlent bien, mais ils n’osent s’exprimer avec pureté, de peur que les voisins ne les plaisantent sur leur « parler noblat », expression employée dans la région pour désigner la langue française.

*

Pays de la Loire
Blason Pays de la Loire

La région Pays de la Loire, en forme simple « les Pays de la Loire », est une région du Grand Ouest français regroupant les départements de la Loire-Atlantique, de Maine-et-Loire, de la Mayenne, de la Sarthe et de la Vendée.

La préfecture de région est Nantes, qui est aussi la ville la plus peuplée.

Bordée à l’ouest par le golfe de Gascogne (océan Atlantique), elle est délimitée au nord par les régions Bretagne et Normandie, à l’est par le Centre-Val de Loire avec qui elle partage la région naturelle du Val de Loire et au sud par la Nouvelle-Aquitaine.

La région doit son nom au principal fleuve qui la traverse : la Loire.

Des provinces aux départements

En 1790, les différentes divisions territoriales administratives et religieuses du royaume de France sont remplacées par les départements.

  • La majeure partie de l’Anjou forme le département du Maine-et-Loire.
  • La Bretagne donne naissance à cinq départements : les Côtes-du-Nord, le Finistère, l’Ille-et-Vilaine, la Loire-Inférieure et le Morbihan.
  • Le Maine a formé les départements de la Mayenne, de la Sarthe.
  • Le Poitou a formé trois départements. Sa partie occidentale, le Bas-Poitou, a formé le département de la Vendée et une partie de celui des Deux-Sèvres.
  • Le 9 mars 1957, Le département de la Loire-inférieure prend le nom de département de la Loire-Atlantique.

Le 5 avril 1919, sur la proposition d’Étienne Clémentel, ministre du Commerce et de l’Industrie, le gouvernement institue des « groupements économiques régionaux » ou « régions économiques » fondées sur le périmètre des chambres de commerce. Ces regroupements étaient formés en fonction de la volonté des autorités locales. Le regroupement centré sur la ville de Nantes comportait Le Morbihan et l’Indre-et-Loire en plus des cinq départements de la région actuelle. Le Morbihan avait d’abord été placé dans la région de Rennes mais avait préféré par la suite adhérer à la région de Nantes.

En 1941, le gouvernement du Maréchal Pétain regroupe les départements en « régions » placées sous l’autorité d’un préfet régional. Il crée la région d’Angers incluant la Loire-Inférieure, le Maine-et-Loire, la Mayenne, la Sarthe et l’Indre-et-Loire. La Vendée n’en faisait pas partie.

En 1955, le gouvernement d’Edgar Faure crée les « programmes d’action régionale ». L’arrêté ministériel du 6 décembre 1956 vient préciser la composition des régions concernées, dont celle des Pays de la Loire.

Enfin en 1960, le gouvernement Debré décide la création de circonscriptions d’action régionale et confirme la région Pays de la Loire.

Autres sources :
Donatien Alphonse François de Sade
Huile sainte
Capoue
Quenouille
L’eau dans le monde musulman médiéval

Sainte Marguerite filant au pré, Livre d’heures d’Étienne Chevalier.


Publié par magrenobloise

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