Histoire – Arménie, wikipédia

L’Arménie, en forme longue la république d’Arménie, en arménien Hayastan, Հայաստան et Hayastani Hanrapetut’yun, Հայաստանի Հանրապետություն, est un pays situé dans la région du Petit Caucase en Asie occidentale. Cette ancienne république socialiste soviétique a des frontières terrestres avec la Turquie à l’ouest, la Géorgie au nord-nord-ouest, l’Azerbaïdjan à l’est et l’Iran au sud-est.

Bien que géographiquement située en Asie, l’Arménie est considérée comme faisant culturellement, historiquement et politiquement parlant, partie de l’Europe, voire, géographiquement, à sa lisière. Le pays est d’ailleurs considéré comme un berceau du christianisme et des civilisations indo-européennes. Il a joué un rôle historique dans leur diffusion. L’Arménie est membre de plus de trente-cinq organisations internationales, comme l’ONU, le Conseil de l’Europe, la Communauté des États indépendants, etc. Dès 2015, sa candidature à l’Union européenne a été envisagée.

L’Arménie est un État-nation unitaire, démocratique et multipartite doté d’un riche héritage culturel. Héritière d’une des plus anciennes civilisations au monde, Urartu, son territoire représente seulement un dixième de l’Arménie historique. L’arrivée des Armens, peuplade indo-européenne, marque la constitution de la satrapie d’Arménie au vie siècle av. J.-C. Au ier siècle av. J.-C., le royaume d’Arménie sous Tigrane le Grand atteint son apogée.

L’Arménie fut la première nation à adopter le christianisme comme religion d’État en 301. Bien que l’Arménie actuelle soit un pays constitutionnellement séculier, la religion chrétienne y tient une place importante.

Au ixe siècle, le royaume d’Arménie est rétabli par la dynastie bagratide. Les guerres contre les Byzantins l’affaiblirent jusqu’à sa chute en 1045 puis l’invasion des Turcs seldjoukides s’ensuivit. La principauté et ensuite le royaume arménien de Cilicie a perduré sur la côte méditerranéenne entre les xie et xive siècles.

Entre les xvie et xixe siècles, le plateau arménien composé de l’Arménie occidentale et de l’Arménie orientale était sous contrôle des empires ottoman et iranien respectivement. Au xixe siècle, l’Arménie orientale fut conquise par l’empire russe et la partie occidentale demeura sous l’empire ottoman. À la fin de la Première Guerre mondiale, les Arméniens vivant sur leurs terres ancestrales dans l’empire ottoman furent soumis à une extermination systématique, le génocide arménien.

En 1918, après la révolution russe, les pays non russes déclarèrent leur indépendance ce qui entraîne l’établissement de la république démocratique d’Arménie. En 1920, le pays fut incorporé dans la république démocratique fédérative de Transcaucasie qui devint un membre fondateur de l’Union soviétique. En 1936, la république transcaucasienne fut dissoute ce qui entraîna l’émergence de la république socialiste soviétique d’Arménie. La république d’Arménie devint indépendante en 1991 lorsque l’Union soviétique s’est désintégrée.

En ce moment il y a la guerre. Et la Turquie y a envoyé ses troupes d’après Nouvelles D’Arménie Magazine. Sur Wikipédia ce que l’on sait également c’est que :

« Le 24 avril 1915, le gouvernement Jeunes-Turcs de l’Empire ottoman décide d’en finir avec la minorité arménienne vivant dans l’actuelle Turquie et organise la déportation et le massacre d’Arméniens qui serait chiffré entre 1 200 000 et 1 500 000 Arméniens ottomans, perpétrant ainsi un génocide qui est souvent considéré comme le premier du xxe siècle. L’Arménie occidentale est vidée de sa population arménienne natale. Ce génocide n’a jamais été reconnu en tant que tel par la Turquie, dont les lois condamnent ceux qui mentionnent un génocide arménien. Après l’effondrement de la Russie (1917) et de l’Empire ottoman (1918), les Arméniens parviennent à créer une république indépendante, à l’existence éphémère (1918-1920). »

Il y a même une caricature du sultan en question : « le sultan Abdülhamid II représenté en boucher ».

Première République d’Arménie
La première république démocratique d’Arménie est née des convulsions qui ont agité la Transcaucasie à la fin de la Première Guerre mondiale. L’effondrement de l’empire russe en 1917 laisse un vide politique dans une région composée d’une mosaïque de groupes ethnico-religieux, qui peinent à s’entendre. Abandonnés par leurs voisins face à la menace turque, les Arméniens proclament la république d’Arménie. Après la défaite des Puissances centrales en 1918, les Arméniens fondent de grands espoirs sur la Conférence de la paix de Paris, pour obtenir le rétablissement de la Grande-Arménie historique. Leurs attentes sont rapidement déçues. Abandonnée par les Puissances alliées, face à l’hostilité de ses voisins, la république d’Arménie mène pendant deux ans une existence précaire et succombera à la collusion de la Turquie kémaliste et de la Russie bolchévique.

URSS

Déportés arméniens.


Battus par Kemal Atatürk, les Arméniens se résignent à accepter la protection des Bolcheviques : le 29 novembre 1920 naît la république soviétique d’Arménie qui ne couvre qu’une petite partie du territoire historique de l’Arménie. Le traité de Sèvres promettait d’intégrer à la nouvelle Arménie indépendante plusieurs villayets (provinces) d’Anatolie orientale. Mais le texte ne fut jamais ratifié. En 1922, elle est incluse dans la république socialiste fédérative soviétique de Transcaucasie, puis, à partir de 1936 — à l’issue de l’éclatement de la Transcaucasie —, elle devient une république socialiste soviétique à part entière.

Dès lors et durant toute la période soviétique, des tensions sourdes et récurrentes vont opposer Arméniens et Azéris autour du destin de la région du Haut-Karabagh. En décembre 1920, après la soviétisation de l’Azerbaïdjan, les autorités de la RSS d’Azerbaïdjan, nouvellement créée, déclarent renoncer à leurs prétentions sur les territoires litigieux, et reconnaissent officiellement le droit à l’autodétermination du peuple du Karabagh. Mais le bureau caucasien du Comité central du parti bolchevik, alors présidé par Staline, décide du rattachement du Haut-Karabagh à l’Azerbaïdjan. Pendant près de 70 ans, le problème est « gelé ». Durant toute cette période, à intervalles réguliers, la grande majorité des Arméniens du Haut-Karabagh proteste pacifiquement contre les suites de cette décision et demande que soit discutée la possibilité d’une intégration du Haut-Karabagh au sein de l’Arménie.

Puis, avec la glasnost et la perestroïka, les tensions récurrentes entre les deux républiques soviétiques provoquées par la politique des nationalités et surtout le découpage administratif prennent une tournure plus ouverte et se cristallisent autour de la question du Haut-Karabagh. Le 12 juin 1988, la région autonome du Haut-Karabagh se déclare en sécession. Trois jours plus tard, l’Azerbaïdjan réaffirme l’attachement du Haut-Karabagh à son territoire et des violences éclatent.

L’Arménie accède à son indépendance définitive le 21 septembre 1991. Suivant l’exemple de l’Azerbaïdjan (qui a déclaré son indépendance de l’URSS le 30 août 1991), la région autonome du Karabagh déclare son indépendance le 2 septembre 1991, à la suite d’un référendum. Les autorités de Bakou envoient des troupes au Haut-Karabagh pour y rétablir leur contrôle et c’est le début du conflit. Les Arméniens de la région s’organisent pour se défendre. Avec l’aide de l’Arménie, les combattants du « Comité Karabakh » chassent les Azéris. Les affrontements entre Arméniens et Azéris font des dizaines de milliers de victimes de part et d’autre. Malgré le cessez-le-feu conclu en mai 1994, cette question n’est toujours pas réglée.

Des transferts de population ont eu lieu (retour en Arménie d’Arméniens vivant en Azerbaïdjan et vice-versa pour les Azéris vivant en Arménie) entre les deux pays qui tendent à devenir ethniquement plus homogènes.

Le pays connait un très fort mouvement migratoire depuis son indépendance, principalement dû au développement de la pauvreté : entre 700 000 et 1 300 000 Arméniens ont quitté leur pays depuis 1991.

Un article de Géo Histoire informe en janvier 2019 : «La Russie, tout en étant une proche alliée de l’Arménie, a vendu des armes à l’Azerbaïdjan, rappelle Samuel Carcanague. L’Iran, qui a des difficultés avec sa propre communauté azérie, a plutôt intérêt à être du côté de l’Arménie. La Turquie, elle, soutiendra l’Azerbaïdjan “jusqu’au bout”, selon les termes du président Erdogan.» « 

Politique étrangère

  • Les relations avec l’Azerbaïdjan sont très conflictuelles en raison de la question du Haut-Karabagh. Il n’existe pas de relations diplomatiques officielles entre les deux États qui sont dans un état de guerre depuis la fin de la guerre du Haut-Karabagh de 1988-1994, quand une trêve a été négociée par la Russie le 12 mai 1994.
  • Les relations avec l’Iran, qui s’étaient dégradées depuis l’installation d’un régime islamique à Téhéran, sont aujourd’hui redevenues meilleures et tendent même à se renforcer comme en témoigne la construction en mai 2009 d’un gazoduc reliant les deux pays. De plus, une coopération dans le domaine de l’énergie s’est installée entre ces deux pays, se manifestant par les projets de construction d’un oléoduc et d’une centrale hydro-électrique sur la rivière Araxe. Dans les années 1990, l’Iran avait permis à l’Arménie de briser le blocus azéro-turc pour importer notamment du gaz et du pétrole.
  • Les relations avec la Turquie sont très conflictuelles, principalement en raison du génocide des Arméniens de 1915 et sa négation par la Turquie mais aussi à cause du dossier karabakhi, au point que la frontière entre l’Arménie et la Turquie est officiellement fermée.
  • Les relations entre le Pakistan et l’Arménie sont suspendues ; le Pakistan est le seul pays membre de l’ONU à ne pas reconnaître l’Arménie en tant qu’État.

Depuis son indépendance en 1991, l’Arménie a toujours gardé des relations étroites avec la Russie dont elle est l’indispensable partenaire dans la région. Elle accueille ainsi une base militaire russe à Gyumri. Cependant, la politique étrangère de l’Arménie se transforme aussi graduellement vers la recherche d’un soutien plus fort de l’Occident. L’Arménie a déclaré le 3 septembre 2013 qu’elle rejoindrait l’Union économique eurasiatique qui se forme le 1er janvier 2015.

L’Arménie a ainsi exprimé le désir de s’intégrer dans les institutions européennes. Elle a adhéré au programme de Partenariat pour la paix de l’OTAN et aussi adhéré au Conseil de l’Europe (42e pays membre). Elle a envoyé une section de soldats de la paix au Kosovo sous commandement des forces grecques de la KFOR. Ainsi, l’Arménie cherche à équilibrer ses relations avec la Russie et également avec l’OTAN.

Les États-Unis, avec leur diaspora arménienne, apportent une sérieuse contribution à la reconstruction de l’économie arménienne qui a récemment vu son PIB progresser de façon impressionnante.

L’Arménie est en outre assez proche de la Géorgie, dont elle dépend économiquement pour le transit et l’importation des biens de première nécessité. Afin de ne pas mettre en péril cette relation indispensable face au blocus imposé par la Turquie et l’Azerbaïdjan depuis des années, Erevan est resté très prudent et a évité toute déclaration intempestive sur les velléités d’indépendance qui se sont matérialisées durant l’été 2008 au sein de la Géorgie en marge de la guerre d’Ossétie du Sud de 2008. Sur la question de l’indépendance de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie, l’Arménie s’est donc quelque peu distancée de son protecteur principal, la Fédération de Russie — sans pour autant rejoindre le chœur des condamnations occidentales sur l’attitude de Moscou durant la crise.

Elle est aussi un membre permanent de l’Organisation internationale de la francophonie. L’Association des communautés d’Arménie et la ville d’Erevan font partie de l’Association internationale des maires francophones. Enfin, la région de Lorri est membre de l’Association internationale des régions francophones.

Un pays très enclavé

L’Arménie est l’un des pays les plus enclavés au monde, en partie pour des raisons naturelles (aucune façade maritime, relief très montagneux et vallées encaissées, donc des pentes fortes difficilement franchissables, villages isolés), mais aussi, pour des raisons de manque d’infrastructures modernes de transports (routes et voies ferrées en pleine réfection), et surtout pour des raisons politiques. En fait, le pays a longtemps souffert d’être en marge de l’empire soviétique, limitrophe d’un tronçon du Rideau de fer (frontière soviéto-turque) ; désormais indépendante, l’Arménie est en conflit et n’entretient pas de relations diplomatiques (donc frontières fermées à tout trafic depuis plusieurs années) avec deux de ses voisins : Turquie, Azerbaïdjan et son enclave du Nakhitchevan. La frontière avec la Géorgie n’est qu’à demi-ouverte : seul un poste frontalier est ouvert dans le nord du pays (liaisons routière et ferroviaire, mais de médiocre qualité), les autres routes permettant de franchir la frontière arméno-géorgienne étant actuellement fermées par les Géorgiens en raison des volontés autonomistes de la minorité arménienne vivant en Samtskhé-Djavakhétie (Djavakhk), dans la partie sud de la Géorgie. Sur les 1 000 kilomètres de frontière que compte le pays, 834 sont fermés. La frontière avec l’Iran (35 km) reste, elle, praticable. Paradoxalement compte tenu du contexte politique actuel, c’est avec l’Iran que l’Arménie entretient actuellement les relations de voisinage les plus courtoises et les échanges économiques les plus importants. L’alliance russe est précieuse pour l’Arménie, mais la Russie actuelle n’a aucune frontière commune avec l’Arménie. L’aéroport d’Erevan est vital pour le pays, car c’est le seul moyen d’accès aisé reliant l’Arménie au reste du monde.

Le monastère de Khor Virap devant le Mont Ararat.

Khor Virap

Le monastère de Khor Virap est le premier lieu saint de l’Arménie chrétienne, situé à l’emplacement de l’ancienne capitale de l’Arménie antique, Artaxata.

Moïse de Khorène raconte dans son Histoire de l’Arménie comment le roi Tiridate IV d’Arménie (ou Trdat) pourchassa et persécuta les chrétiens au ive siècle. Grégoire (Krikor) Loussavoritch, futur Grégoire l’Illuminateur, fut jeté aux oubliettes (« Virap ») dans une fosse. Il survécut miraculeusement durant treize ans (par ailleurs, ce monastère est surnommé Prison de saint Grégoire ; Khor Virap signifie « puits profond »). Lorsque le roi, après avoir martyrisé Gayané, Hripsimé et leurs compagnes, tomba malade, Grégoire Loussavoritch apparut comme seul capable de le soigner. Il guérit le roi et le convertit au christianisme. L’Arménie devient alors le premier pays chrétien. Le catholicos Nersès III Chinanar dit le constructeur fit édifier, au viie siècle, une église au-dessus de la fosse.

Selon le Pew Research Center, en 2010, 98,5 % des habitants d’Arménie sont chrétiens, principalement orthodoxes (86,7 %), et dans une moindre mesure catholiques (8,7 %) et protestants (2,2 %) et alors que 1,3 % de la population n’est pas affilié à une religion et que 0,2 % pratique une autre religion. Charles Aznavour était franco-arménien.

Sources :

Wikipédia :
Arménie
Khor Virap

Autres :
Geo – Haut-Karabakh : entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, un statut quo qui s’éternise
Nouvelles d’Arménie Magazine


Auteur :
Fanny Bancillon

Publié par magrenobloise

Webmagazine

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