Prison ferme pour l’homme qui a menacé le prof isérois de décapitation

C’est sur les réseaux sociaux, que l’auteur des menaces avait pris contact avec Laurent, un enseignant médiatique puisqu’il participe au jeu télévisé de TF1. Photo DR

L’homme âgé de 30 ans qui avait menacé de décapitation le professeur de l’agglomération grenobloise Laurent (aussi candidat de l’émission « Koh-Lanta ») a été condamné jeudi 5 novembre par le tribunal correctionnel de Versailles. Jugé en comparution immédiate, il écope d’une peine de 18 mois de prison dont 6 mois avec sursis, selon nos confrères du Parisien, présents à l’audience.

Un mandat de dépôt a été ordonné à l’encontre de cet ingénieur au chômage, domicilié aux Clayes-sous-Bois, chez ses parents. Il a quitté le tribunal menotté et a été conduit au centre pénitentiaire de Bois d’Arcy. À sa sortie de détention, il aura interdiction de se rendre en Isère ou d’entrer en contact avec l’enseignant.

Casier vierge

Interpellé mardi 3 novembre, après la plainte déposée par le professeur de collège à l’hôtel de police de Grenoble , comme l’avait révélé le Dauphiné Libéré, le suspect s’est avéré être inconnu des services de police et de renseignements. Il ne présenterait pas non plus un profil de « radicalisé ». En garde à vue, ce dernier a indiqué regretter les propos qu’il avait tenus. À savoir : « je vais te décapiter, c’est un truc de prof d’histoire géographie ».

C’est sur les réseaux sociaux, Facebook puis Instagram, que ce trentenaire au casier judiciaire vierge avait pris contact avec Laurent, un enseignant médiatique puisqu’il participe au jeu télévisé de TF1.

La conversation aurait alors rapidement viré aux menaces et aux insultes. « Il m’a écrit des trucs du genre : “Tu sais comment finissent les profs…” ou encore : “On aura ta peau !” Avant de parler clairement de décapitation et de menacer également ma famille », avait confié l’enseignant au Dauphiné Libéré. Tout cela, dans un contexte particulièrement tendu de risque terroriste élevé, après notamment l’assassinat de Samuel Paty, professeur d’histoire à Conflans-Sainte-Honorine, le 16 octobre dernier.

L’enquête avait été lancée par l’antenne grenobloise de la DIPJ de Lyon, avant d’être confiée à la PJ de Versailles après l’identification du suspect.

Source :
Dauphiné Libéré

Publié par magrenobloise

Webmagazine

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