Ni prières, ni suffrages : des consommateurs soldats !

OPINION. Et si les ravages du moins-disant commercial finissaient par contraindre quelque arrière-ban patriote à s’ériger en ultime égide sociale, entraînant tout un peuple dans la manœuvre concertée de ses échanges marchands ? Comment faire pour que la loi du consommateur ravisse le dernier mot à des mœurs économiques aussi impérialistes ?

Ni prières, ni suffrages : des consommateurs soldats !

Auteur

André PELLENIngénieurPublié le 7 novembre 2020J’ACHÈTE LE HORS SÉRIE AU PRIX DE 12,90 €

L’auteur de ce roman publié en 2009 aux éditions Edilivre, puis offert gratuitement aux lecteurs de MonBestseller.com, en 2013, en avait pressenti le caractère prémonitoire, mais pas à aussi brève échéance, ni aussi concrètement. Sa présentation de l’ouvrage, datée de 2013, en témoigne :

« Cette histoire s’inspire d’évènements que le lecteur n’aura pas de peine à reconnaître et emprunte pas mal de choses à l’expérience et à la vie de l’auteur. De fait, elle sert de canevas à l’agencement de certains faits et évènements contemporains dont on peut aisément contrôler l’authenticité, et de prétexte à porter un regard personnel sur les grands enjeux sociétaux du moment. La thématique de l’ouvrage met en relief le fait désormais manifeste que la communauté humaine vit une époque charnière de son histoire, époque dont l’actualité tend à révéler qu’elle est de tous les dangers pour un modèle social dont les Français sont de moins en moins disposés à consentir le vrai prix de la défense. »

Les disciples de Michel Onfray et les militants de la cause Front Populaire sont particulièrement conviés à apprécier le synopsis ci-après, à l’aune de leurs motivations et de ce qu’exprime la profession de foi du philosophe :

« Et si les ravages du moins-disant commercial finissaient par contraindre quelque arrière-ban patriote à s’ériger en ultime égide sociale, entraînant tout un peuple dans la manœuvre concertée de ses échanges marchands ? Après tout, les sinistres prémices d’un déclin annoncé ne prescriraient-ils déjà pas une telle prise en main de la consommation nationale, gouvernée par la défense de l’emploi ? Certes, un contrôle aussi sophistiqué des flux commerciaux par les consommateurs eux-mêmes requerrait les compétences d’une race inédite d’activistes et une détermination peu commune à défricher cette voie ingrate du salut collectif. Mais comment amener tout un peuple à faire en sorte que la loi du consommateur ravisse définitivement le dernier mot à des mœurs économiques aussi impérialistes ? »

Ainsi, une mutation technologique et/ou sociale implacable tend-elle une nouvelle fois à montrer combien l’évolution le plus souvent imprévisible de la condition humaine peut dessiner, en guère de temps, les contours matériels d’une utopie auxquels le ou les créateurs eux-mêmes ne croyaient pas. Cette fois, c’est l’époustouflante révolution numérique, capable de tant de prodiges, qui pourrait au moins partiellement rendre plausible une telle matérialisation consistant ni plus ni moins qu’à adopter un changement de paradigme économique.

Or, sauf à se préparer des lendemains tragiques, la communauté française n’a désormais d’autre choix que répondre à une aussi ardente aspiration collective, sous une forme ou sous une autre, fût-ce dans l’édulcoration de l’idéal socioéconomique réputé faire consensus. Pour autant, cette communauté devra commencer par donner des gages de sa détermination à réparer comme il se doit une machine économique bien abimée, avant que l’auteur de « Ni prières, ni suffrages : des consommateurs soldats ! » ne se persuade que la métamorphose peut aller jusqu’à son terme ; car y parvenir n’est question que de volonté et de génie populaires hors du commun, hélas, rarement rencontrés simultanément dans l’histoire.

Qui sait, les précurseurs d’une révolution jugée salutaire par d’aucuns et à laquelle tant d’espoirs et d’attentes sont suspendus pourraient tirer de cet ouvrage certains des ingrédients de la recette production-consommationnationale gagnante ; en d’autres termes, y découvrir la martingale du règne sans partage de la citoyenneté économique. Si telle était leur curiosité, les impétrants ne devraient pas manquer de lire attentivement la tranche d’histoire contemporaine que cette fiction met en scène, avec un grand réalisme que nombre de compatriotes des générations d’après-guerre ne manqueront pas de reconnaître, y compris dans leurs vies personnelles.

On peut se procurer gratuitement cet ouvrage ici.

Voici quelques données issues de cet ouvrage :

Mention de Jospin et DSK.

Corinne Lepage – En 2020, elle représente l’éditrice Odile Jacob qui s’oppose à l’installation d’un élevage en agriculture biologique à proximité de son domicile d’Adainville. / À la suite du sommet de Copenhague (2009), Corinne Lepage déclare que « la société civile ne peut désormais plus compter que sur elle-même pour assurer son avenir ». Selon elle, la mobilisation des ONG et de la société civile est nécessaire pour changer notre mode de développement. Elle affirme que le citoyen doit choisir entre la centralisation du pouvoir et sa distribution./Corinne Lepage s’est opposée, dans la presse française et par le biais du Parlement européen, à la loi Hadopi, destinée à protéger les œuvres artistiques et culturelles du téléchargement illégal. Cabinet d’avocat et défense de l’intérêt de ses clients comme WWF Suisse : antinucléaire.
P. 70 – « Depuis son tour de force, Madame l’ex-ministre et son ineffable club de groupies aux prétentions de Think Thank se veulent les chantres du droit anti-nucléaire à l’allemande ou à la danoise, très en vogue à Bruxelles… »

Framatome – De 2006 à 2015 – Areva NP
À la fin du premier semestre de l’année 2006, Framatome est rebaptisée Areva NP, pour Nuclear Power. La société est alors spécialisée dans les chaudières nucléaires et les services aux réacteurs.

En avril 2007, Areva NP signe le contrat du réacteur pressurisé européen (EPR) de Flamanville 3. Quelques jours plus tard, le chantier est bloqué par Greenpeace .

Au début de l’année 2009, Siemens annonce son retrait du capital d’AREVA NP en raison du mouvement pour la sortie du nucléaire en Allemagne.

À la mi-mars de l’année 2011, Siemens rétrocède les 34 % du capital d’Areva NP pour la somme de 1,62 milliard. Areva NP est alors détenue à 100 % par Areva.

En avril 2015, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) révèle que la cuve de l’EPR de Flamanville, forgée par Areva NP, présente des caractéristiques mécaniques non conformes à la valeur réglementaire. En effet des analyses, réalisées dans le cadre de l’évaluation de la conformité à l’arrêté ESPN, mettent en évidence une teneur en carbone de l’acier plus importante que prévu dans certaines zones des calottes de cuve. En cause, des dysfonctionnements dans les essais réalisés sur une machine du laboratoire d’essais mécaniques du Creusot : la machine utilisée pour ces essais présente une anomalie entre 2009 et 2014. Areva NP lance alors des audits qualité, qui mettent en évidence des irrégularités dans des dossiers de fabrication de l’usine du Creusot.

L’anomalie détectée sur la cuve par l’ASN est susceptible d’entraîner l’interdiction de son utilisation, ce qui serait catastrophique sur le plan industriel et financier. En effet, la cuve est déjà installée dans le réacteur de Flamanville en construction et son retrait exigerait de déconstruire en partie la structure édifiée autour de la cuve. De nouvelles études sont lancées afin de déterminer la gravité exacte des malfaçons et de pouvoir trancher sur l’utilisation ou non de la cuve.

L’ASN a présenté le 28 juin 2017 sa position sur l’anomalie de la cuve du réacteur EPR de Flamanville. L’ASN s’est appuyée sur l’analyse des dossiers transmis par Areva NP et EDF, menée par sa direction des équipements sous pression nucléaires et son appui technique l’IRSN, et sur l’avis de son groupe permanent d’experts pour les équipements sous pression nucléaires.

Sur la base des analyses techniques réalisées, l’ASN considère que les caractéristiques mécaniques du fond et du couvercle de la cuve sont suffisantes au regard des sollicitations auxquelles ces pièces sont soumises, y compris en cas d’accident.

Capture neutronique
Produit de fission

A propos des nouvelles énergies : « En somme, ils prônent la contrainte économique volontaire au nom d’un intérêt jugé par eux supérieur. » « Les écologiste[…] hérauts d’une nouvelle mythologie. » Il faut que cela soit limité dans le temps. (p.116). « Obsession du sacrifice ».

« Des poches de pauvreté se crééent en France comme au Mali. Ces endroit n’ont rien à envier à la pauvreté de République Centrafricaine […] Si tel cuachemar venait à se réalisr, vu du ciel, il deviendrait alors impossible de distinguer une quelconque frontière nationale ou administrative, sur de très vastes territoires.[….] Le rendu visuel serait celui d’une peau de léopard. » (p.117)

« […] Si une alternative n’est pas proposée aux citoyens, ils n’hésiteraient pas une seconde à en dé couvre et à risquer leur vie pour conserver le moyen de la gagner. Cette alternative serait ainsi libellée : « soit vous mettez a main à la poche et vous contentez très provisoirement d’une vie relativement plus frugale, mais sécurisée, soit vous continuez à jouer « perso », à risquer le « tour ou rien » de l’abondance individuelle… » (p.118).

« C’est en effet, toujours avant de constater par soi-même que la calamité sociale est généralisée que l’on croit dur comme fer être capable d’y échapper et, surtout, que l’on trouve trop salée la contribution individuelle, susceptible de permettre de s’en prémunir collectivement… » (p.119).

Acheter Français redonnera de la vigueur à la France. (paraphrase).

« D’un point de vue citoyen, l’augmentation du niveau de vie est bien plus gratifiante lorsqu’elle résulte de la baisse des charges sociales que lorsqu’elle constitue la challenge d’une course aveugle aux pris les plus bas… » p.124

« Pour faire bonne mesure, postulons réalisée l’homogénéité de tous les niveaux de développements… Eh bien, estimer ou constater que chacun des blocs ainsi constitués est incapable de faire vivre décemment sa population c’est, d’une certaine manière donner définitivement raison à Malthus. Plus grave, c’est reconnaître la prédation non seulement comme une composante naturelle de l’activité économique, mais comme une nécessaire… » p. 124

« Il est vrai que la logorrhée des « docteurs es économie » de tout bord n’en finit pas de gloser sur les vertus stimulantes d’un affrontement généralisé confondu avec l’émulation et la compétition humanistes. Ce gens n’ont de cesse de déculpabiliser cet affrontement, s’efforçant de nous convaincre que la phase bénie de mise à niveau des économies planétaires, que nous connaissons, fournit beaucoup de grand à moudre à tout le monde. Ils sont formels : la conjoncture mondiale autorise l’expansion forte, simultanée et indéfinie de toutes les économies…Le problème c’est que, par « économies », les humbles et les sympathisants de SENAS entendent « économies nationales, solidaire » ; les grands prédateurs et leurs évangélistes entendent « marchés universels » Nous savons trop bin laquelle des deux acceptions tient, pour l’instant, le haut du pavé. Le drame c’est qu’elle contraint l’Humanité à une marche forcée vers une uniformisation économique promettant d’être aussi dévastatrice que l’atteinte prématurée des limites physiques de la planète . » p.124

« Eveil grandiose de conscience nationale »

Investissement de la France en communication-vidéo-informatique pour un rebond, compétition internationale. p.127

« D’une certaine façon, c’est le bien-être individuel et social des Hommes que l’on cote à la bourse ; tout au moins, ce devrait l’être. […] Lorsque, chez une ajorité d’individus, l’instinct collectif de survie prend le pas sur la défense des intérêts particuliers, ces errements boursiers – pourtant vieux comme l’Humanité – sont massivement délaissés, dès lors que l’égoïsme est jugé contre-productif à sauvegarder l’essentiel pour tous, sans exception. »p.129

« Il apporterait au monde, la démonstration, grandeur nature, de la réalité d’une loi biologique implacable, pouvant s’énoncer ainsi : le seul vrai moteur de l’existence est la satisfaction de convoitises toujours plus exigeantes, la quête perpétuelle du davantage, du meilleur, du plus beau, du plus confortable, du plus goûteux ou du plus agréable quel qu’en soit le prix. p.130

Prenons garde ! Car, face au cynisme non dissimulé de la société, on ne pourra en vouloir aux nécessiteux d’interpréter ce lynchage de la solidarité comme le début de l’ère officielle de la loi de la jungle. p.130

« Dans sa robe noire vernie, assortie au beige bleuté de sont toit et de ses jantes immaculées, le symbole automobile des trente glorieuses resplendissait de tous ses chromes. »p.131

« Il n’avait pas de mots assez durs pour fustiger l’incroyable fatuité de ces économistes au magistère inoxydable, dont, année après année, la réalité dément pourtant invariablement les pronostics…. » p.148

Passage consommation

Attaque dans une université :
« En quelques secondes, le paisible climat de ce lieu voué à la méditation et à la cognition fut emporté par l’apocalypse. Frappée de plein fouet par un projectile explosif, une aile de bâtiment s’effondra et remplit la cour de gravats, d’enchevêtrement métalliques et d’huisseries dans un vacarme assourdissant, provoquant un épais nuage de poussière qui envahit tout l’espace visible… »p.150

« C’est pourquoi je t’adjure, Simon, de me promettre que tu suivras scrupuleusement mes recommandations, ajouta Hubert : c’est votre seule chance à tous les deux de vivre enfin dans un pays civilisé où la paix et la démocratie sont réellement souveraines. Ce pays n’est autre que votre pays d’origine, la France… »p.152

« L’après-midi même, deux motards nous interceptèrent pour excès de vitesse, peu après le péage de Vienne. Pendant qu’ils considéraient mes papiers et ceux du véhicule, avec attention – curieusement sans procéder à un parallèle visuel ostensible entre ma physionomie et la photo du permis de conduire – nous les inondâmes de détails sur notre infortune, une infortune qui, bien entendu, expliquait un certain égarement de l’exilé. Compatissants, ils nous laissèrent repartir, non sans nous avoir recommandé la prudence routière. Quelle délicieuse sensation cette glaçante sueur froide, postérieurement accomodée d’une grande lapée de jubilation ! Désormais, plus aucun obstacle ne semblait en mesure de compromettre notre radieux avenir : nous pouvions maintenant foncer vers Lyon, confiants et le coeur léger, pour la première fois depuis bien longtemps…
pourquoi Lyon ? Tout simplement parce que l’Université de la Capitale des Gaules nous était très familière, principalement à Esther qui entretenait avec elle de nombreux contacts, dans le cadre de son jumelage avec l’Université Saint-Joseph. Historiquement, des liens coopératifs très forts entre ces deux Universités dataient de plusieurs décennies déjà. En fait d’asile provisoire, après m’avoir confié quelques prestations intérimaires, l’université de Lyon m’octroyait une chaire d’économie, moins de deux mois après notre arrivée. J’enseignai dans cet établissement jusqu’en 1990. » p. 155

« … Avant même de meubler notre appartement de Vénissieux, Esther et moi nous dépêchâmes de nous marier et de régulariser, à distance, la situation administrative libanaise d’Hubert. Je fis preuve d’une application particulièrement consciencieuse, pour ne pas dire scrupuleuse, à constituer d’irréprochables dossiers fiscaux. Je crois même que, cette année-là, Gendron acquitta plus d’impôts qu’il ne devait au fisc libanais ! Peu importait : il n’était pas question de fournir à celui-ci le plus petit prétexte à lancer une procédure d’enquête de contrôle, auprès des autorités françaises. » p.155

« Durant ces huit années de paix et de sérénité à nulles autres pareilles, notre couple connut enfin la félicité très ordinaire de la vie bourgeoise partagée par la plupart des Européens de la classe moyenne. » p.155

« [Obtention d’une mutation à Aix Marseille.] Paris II était, en effet, trop heureuse de se débarasser de cet encombrant collaborateur dont les cours suscitaient presque toujours de fiévreux débats et dans le sillage duquel il n’était pas rare de rencontrer une population étrangère à la face ainsi que des journalistes désireux de se mêler aux débats… » p.155

« Pourtant, même si mes prestations laissaient mon public rarement indifférent, c’était bien Vincent Dugène qui focalisait l’essentiel de l’intérêt des médias et du personnel politique. Une situation que, au demeurant, je me suis toujours méthodiquement employé à favoriser : plus les projecteurs se détournent de ma personne, mieux je me porte. » p. 156

[Création du SENAS].

« Je gage donc que j’ai devant moi le Gilbert que ma mémoire a idéalisé et lui accorde une confiance sans réserve ; c’est bien le moins que je lui doive. » p.157

P.159

[Une poignée de garçonnets] sales et mal fagotés, à peine moins misérables que moi. C’est pourquoi j’ai définitivement verrouillé l’accès à ma mémoire à tout ce qui s’est passé avant ce moment. Tu sais mieux que quiconque que ma vie biologique a commencé en enfer. p.159

Comment un processus biologique, dont le mode de fonctionnement très particulier est l’émanation même de la nature humaine, pourrait-il s’inverser de lui-même ? p.163

Sinon qu’Hubert, a hélas, mille fois raison. Il a mille fois raison quand il dit que des populations entières – en fait, l’essentiel de l’Humanité – ne peuvent actuellement survivre qu’en tant que prédateurs du milieu naturel. Si la solidarité internationale n’est pas capable de subvenir aux besoins des paysans brésileins, ces derniers n’ont d’autres choix que de défricher la forêt pour accroitre les surfaces cultivables ou pour vivre du commerce du bois des forêts primares… p. 164

On sait déjà rendre toutes les eaux potables à une échelle permettant d’éviter la décimation de dizaines de millions de gens par empoisonnement, on sait suffisamment fabriquer d’eau douce à partir d’eau de mer pour éviter les guerres de demain et, bientôt, on saura fabriquer artificiellement des ressources alimentaires en quantité suffisante pour lutter efficacement contre la famine ; dans ce domaine, tous les espoirs reposent sur les progrès de la recherche agronomique portant sur les cultures hors sol… p. 166

De toute façon, si l’Humanité devrait un jour être confrontée au dilemme « énergie électronucléaire ou rien », elle serait bien forcée de tirer le meilleur parti possible des applications de l’électricité, connues, potentielles ou seulement soupçonnées… Tout ça pour attirer votre attention sur deux choses : premièrement les énergies dites renouvelables – hors gros hydraulique – demeureront toujours cantonnées au rayon des accessoires. Le service qu’elles ont en mesure de rendre ne sera jamais à l’échelle du problème. La majorité de l’opinion n’ayant pas la moindre idée de cette échelle, c’est aujourd’hui un jeu d’enfant de la balader avec des gadgets n’ayant d’autre utilité que servir de vecteurs à une communication propagandiste, hors de prix pour le contribuable. Ceux qui la manipulent, en vue de circonvenir le pouvoir, savent parfaitement ce qu’ils font : ils ne croient pas une seconde – comme toi, Hubert – à un civisme individuel qui irait jusqu’à consentir d’importants sacrifices financiers, à fonds perdus, pour les beaux yeux de la planète. »

La capacité d’imagination et d’invention, requise d’une telle société, ne peut que résulter de sa prospérité et surtout de sa solidarité… p.175

« [A propos du GIEC] Il est essentiellement chargé de résumer la littérature scientifique, spécialisée sur le climat, tous les cinq ans. Je te le demande : un tel travail requiert-il le déplacement incessant de centaines de scientifiques à travers le monde ? En fait, à y regarder de près, on se rend compte que le rôle du GIEC n’est pas simplement de résumer, mais plutôt de présenter un état de la science qui soutienne le processus de la négociation sur la limitation des gaz à effet de serre. Si ça, ça n’est pas une mission politique, je ne m’y connais plus ! …Cela ne veut pas dire que les scientifiques du GIEC sont intellectuellement malhonnêtes. Le rapport complet qu’ils rédigent tous les cinq ans traduit une indéniable liberté d’approche de la question. Mais ce document, ce n’est pas celui qui le public leur attribue. Le grand public n’en connaît que le « Résumé pour Décideurs » rédigé, lui, par un ensemble de représentants des gouvernements et des ONG, avec seulement une faible représentation scientifique. p.176

Dans ces conditions, on se demande bien quelle perversion morale aurait poussé ces gens à se faire imposer un comportement social qu’ils peuvent très bien adopter sans contrainte. Autrement dit, si ces Français là veulent vraiment protéger l’économie nationale, voire européenne, qu’ils commencent par pratiquer individuellement un consumérisme à caractère protectionniste, et surtout, que leurs porte-parole politiques jésuites commencent par leur en donner l’exemple ! p .179/180

En attendant, nous ne cessons de répéter sur tous les tons qu’il est absurde de fustiger l’hégémonie des Microsoft, Sony, Mac Donald, Coca-Cola et autre Monsanto, quand ces firmes sont massivement pourvoyeuses d’emplois en France et en Europe. Lorsqu’il s’agit d’assurer la subsistance d’un maximum de compatriotes, le réflexe cocardier est d’autant plus déplacé que, la plupart du temps, les prétextes fallacieux censés le légitimer – comme la préservation des activités traditionnelles ou de l’artisanat – ne résistent pas à l’examen des faits… D’ailleurs, nous nous efforçons inlassablement de montrer que l’activité de SENAS encourage les entreprises étrangères employant le plus de monde à rester dans notre pays et même à ne le quitter qu’en dernier, si la conjoncture mondiale venait à se retourner. Car, dans ce cas, il leur resterait une clientèle quasi garantie : la clientèle française, une base solide pour repartir à la conquête des marchés perdus. p.180

« Tout simplement que, les choses étant ce qu’elles sont, tôt ou tard – plutôt tôt que tard d’ailleurs – ils ne pourront rigoureusement tirer leur subsistance que d’une discipline communautaire suffisamment précoce et suffisamment pertinente. A défaut d’une solidarité économique efficace, nous disons à tes frustres amis qu’ils ne pourront rien attendre que la charité de ce qui ne sera plus une Nation. Le spectre du Moyen-Age ne sera alors pas très loin. 181

« La lune pointait déjà entre les troncs décharnés de la pinède, tandis que la voute d’un bleu profond révélait de plus en plus nettement les innombrables brillants qui n’allaient pas tarder à la consteller. Les dames s’assirent sagement sur le bord d’un baste trottoir rocheux, pour mieux observer leurs hommes se disposant à sauter dans l’eau et rivalisant de plaisanteries gauloises. » p. 187

« Ca tient, tu dois t’en douter, à l’extravagante controverse sur le nucléaire, que des idéologues bien organisés sont parvenus à installer durablement dans l’opinion, avec la complicité d’une classe politique en dessous de tout. J’ai eu à en souffrir. Personne, dans ce putain de pays, ne s’interroge sur l’opacité des sources de financement de ces organisations aux capacités de nuisance surprenantes, ni sur les possibilités visées des intérêts étrangers qui pourraient en tirer les ficelles… » p .193

Pour ces courageux citoyens du monde, la sauvegarde de la planète et des générations futures était au prix de ce combat sans concession … sauf une, peut-être : que l’adversaire ne soit que virtuel.

Comme toujours, il faudra qu’un drame finisse par arriver pour que l’Etat se décide un jour à prendre ses responsabilités. p.199

Et dire que les meneurs passent pour des héros défiant l’ordre établi par l’altruisme, à leurs risques et périls. Alors que c’est tout le contraire : leurs fonds de commerce est le pur produit de la permissivité de l’Etat et du voyeurisme médiatique… Pauvre France ! p.199

La charte nationale – puisqu’il faut bien l’appeler ainsi – se réclame volontiers des droits de l’Homme, mais passe soigneusement sous silence qu’elle en exclue le plus fondamental : celui de satisfaire ses besoins vitaux. p.200

En réaction à l’indifférence cynique de cette démocratie là, arc-boutée sur son rôle d’arbitre, il nous est apparu vital d’introduire un certain volontarisme éthique dans les pratiques commerciales du 21ème siècle… p.200

« De cette prise de conscience est née l’opération SENAS. On rappelle qu’elle consiste à promouvoir l’autodiscipline solidaire des consommateurs, qui devrait fonder cette démocratie économique tant appelée de nos voeux ; une démocratie bel et bien distincte de la démocratie politique… » p.201

Quant aux Indiens d’Amazonie, il me paraît difficile de trouver plus libre qu’eux dans nos sociétés dites civilisées, nous accablant de contraintes pour la plupart accentuées par la gadgétisation outrancière du modernisme. Le modernisme est indéniablement le moteur essentiel de la prospérité. Mais aujourd’hui tout porte à croire que, dans un avenir proche, les peuple – je dis bien les peuples et non leurs institutions – qui ne seront pas parvenus à se l’approprier suffisamment seront définitivement condamnés à l’aliénation…201

« à bas carbone ou pas, nous voulons que les produits consommés en France mobilisent prioritairement la main d’oeuvre française, un point c’est tout… » p.203

« L’étincelle tant redoutée produisit à point médiatique nommé son explosion de hurlements, de fanfaronnades et de lâches montées en ligne derrières les hyènes. Sans sommation, une déferlante de charognards à visages humains fondit sur les gardiens du trésor technologique de SENAS, dans le sillage audiovisuel parfaitement cadré du faux paysan et du pseudo-député. p.203

« Tous procédaient à leur basse besogne suivant un rituel immuable : à l’instar d’intégristes musulmans invoquant Allah au moment de charger les mécréants, les barbares invoquaient la légitime défense de ce qu’ils prétendaient être les intérêts fondamentaux du vivant, les valeurs humanistes ou intrinsèques au caractère français. Seule différence avec les soldats de la foi, ils prennaient soin que la mise en scène de leur admirable forfait fut placée dans le champ des caméras. » [Sur ce point nous pouvons constater une évoluer : les « soldats de la foi » prennent en photo les crimes commis à l’instar de l’attentat de Vienne].

« Excédé par le cynisme de ses agresseurs, il finit, en effet, par asséner un violent coup de poing à l’un deux, aussitôt suivi de deux autres à son voisin. » p.204

Passage coup de battes de baseball dans la tête. p.204

« Saignement de nez qui annon[cent] le pire à brève échéance]. p.204

« Les secondes d’Hubert étaient désormais comptées ; l’intéressé en était le premier conscient. » p.204

« Votre souvenir a toujours éclairé les périodes les plus désespérées de mon existence… Celles durant lesquelles j’avais le plus besoin de continuer à croire aux vertus humaines. » p.204

« [A propos de SENAS] Elle avait commencé à y restaurer la foi en une grandeur d’âme jadis réputé déplacer les montagnes quand l’Homme se réconcilie avec lui-même. Mais elle avait surtout amené le peuple à prendre confiance en ses capacités. Cette confiance procédait de la démonstration qu’il est apte à se structurer en organe socio-économique cohérent et efficace affranchi de la tutelle d’une quelconque aristocratie. »p.206

‘Sa compréhension , il tend d’ailleurs de plus en plus à la sous-traite à une gent de prophètes très influente dans le corps électoral, de sorte que la monarchie des opinions s’instaure peu à peu dans le pays. L’opinion devient en effet souveraine sur la connaissance, quelle qu’elle soit, voire sur la vérité scientifique établie : certains tribunaux commencent à en inscrire le dogme de la jurisprudence. » p .206

Devant une telle vidéo-scénarisation permanente et universelle de la société planétaire, on ne peut s’empêcher de craindre que, pour l’Humanité, le pire ne soit encore à venir. p.207

Publié par magrenobloise

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