Confinement : Amazon veut imposer un Black Friday coûte que coûte

ARTICLE. Le directeur général d’Amazon France a affirmé sur BFM avoir « très envie qu’il y ait un Black Friday sur Amazon » cette année en pleine période de confinement. Tout cela au détriment des petits commerçants et avec l’aval du gouvernement.

Confinement : Amazon veut imposer un Black Friday coûte que coûte

Littéralement le « Vendredi noir », le Black Friday est une journée de soldes proposée par les magasins et centres commerciaux. Cette pratique qui nous vient tout droit des États-Unis s’est développée dans les années 1960 et est fixée au lendemain de Thanksgiving, le 4e jeudi de novembre. En France, cette journée de promotions massives a été importée par Amazon en 2013 et s’est depuis largement développée.

C’est donc tout naturellement le directeur général d’Amazon France; Frédéric Duval, qui a défendu la tenue de cette opération cette année, malgré le confinement et les difficultés que connaissent les petits commerces physiques : « J’ai très envie qu’il y ait un Black Friday sur Amazon à la fin du mois de novembre. C’est un moment où les Français font des économies. C’est un moment où les Français préparent Noël et je ne vois pas pourquoi on priverait les Français de cette fête de promotion ».

Mais cette vague de promotions qui prône un modèle de consommation outrancier importé des États-Unis révolte. En 2019, des militants écologistes avaient bloqué un entrepôt d’Amazon à Brétigny (Essonne) et de nombreuses entreprises avaient délibérément boycotté cette grande messe. Cette année, cette fronde semble encore plus légitime au regard de la situation économique des petits commerces physiques. Quatre fédérations de magasins de centre-ville et centres commerciaux ont ainsi demandé au gouvernement de restreindre les ventes en ligne « aux seuls produits de première nécessité » et d’interdire le « Black Friday », dans une tribune publiée dans le Journal du dimanche. « Les dispositions prises pour juguler le virus ne font qu’accroître la scandaleuse inégalité de traitement préexistante entre les commerçants physiques et les marchands du web, au péril des premiers et au profit exclusif des seconds », déplorent la Confédération des commerçants de France (CDF), la Fédération française des associations de commerçants (FFAC), la Fédération nationale des centres-villes Vitrines de France (FNCV) et le Conseil national des centres commerciaux (CNCC).

Une situation qui n’a pas l’air d’inquiéter outre-mesure l’exécutif. Dans le JDD, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a défendu le mastodonte : « Prendre Amazon comme bouc émissaire n’est pas la solution: cet acteur ne représente que 20% du commerce en ligne en France ». Fin octobre, la ministre déléguée à l’Industrie Agnès Pannier-Runacher avait annoncé avoir demandé à Amazon de suspendre la campagne sur le pré-Black Friday, ce que le géant du commerce en ligne avait accepté : « On m’a demandé de retirer une pub radio sur le ‘Black Friday avant l’heure’. Je l’ai fait en responsabilité et nous verrons pour la suite », avait alors indiqué Frédéric Duval. Mais cette demande de la ministre ne concernait que la pré-campagne de publicité, et en aucun cas le Black Friday lui-même…

Fin mars 2018, six groupes français décidaient de lancer les « French Days », une période de soldes pour concurrencer le Black Friday et Amazon. Mais selon un rapport du comparateur Idealo, la seconde édition des « French Days » a été peu suivie, avec une augmentation de 15 % du trafic contre 112 % pour le Black Friday. Bref, la fin du Black Friday en France n’est pas arrivée.

Source :
Front Populaire

Commentaire :
C’est déprimant, déprimant, déprimant. Ils ne pensent qu’à leur argent. Ces dirigeants n’ont pas compris qu’on en avait rien à foutre de tous leurs magasins et de leur Black Friday qui ne correspond en rien à la culture française. Ils nous oppressent plus qu’autre chose avec toutes les fringues, toutes leurs marchandises. Gardez-les pour vous. Nous ne voulons plus cela. C’est pour cela que la premier confinement à fait du bien, les gens renouaient avec le sens intime de leur vie et pas avec votre machine de production intensive obèse que nous détestons. Nous ne sommes pas des consommateurs à qui vous pouvez faire digérer toutes ces immondices. Gardez-les pour vous.

Publié par magrenobloise

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