Politique et gouvernement

Point ce jour sur les différentes prises de paroles institutionnelles : le Président de la République à l’occasion du Forum de Paris sur la paix et les membres du gouvernements à l’occasion de la conférence de presse de l’épidémie de COVID-19.

Le Président de la République Française – Bonjour à toutes et tous, j’espère que nous sommes connecté avec l’ensemble des participants au Forum de Paris pour la paix et merci d’être là pardon nous vous avons fait attendre, je suis ici au palais de l’Elysée avec le Président Macky Sall (Sénégal), le Président Charles Michel, le Directrice Générale du FMI Kristalina Georgieva et nous avions à l’instant un échange avec la Chancelière Merkel, la Présidente Ursula Von Der Leyen et le Secrétaire Général des Nations Unies Antonio Guterres.

Heureux de vous retrouver pour cette troisième édition du Forum Paris pour la Paix et merci à tous les chefs d’Etats de gouvernement, dirigeants d’organisation internationale, dirigeant d’organisation non gouvernementale, fondations, entreprises, élus, dirigeants et citoyennes et citoyens qui sont réunis aujourd’hui malheureusement virtuellement. C’est la troisième édition de ce forum Paris pour la paix que nous avions lancé au moment du centenaire de la fin du premier conflit mondial pour ne pas faire justement bégayer l’histoire mais à bâtir ensemble les réponses utiles de notre monde. Cela n’a rien à rien avec l’existence du forum mais force est de constater que depuis trois ans la vie est encore plus dure. Nous avons eu depuis maintenant presque un an une pandémie qui s’est abattue de manière inédite sur le monde, c’est le COVID-19 qui nous empêche de nous voir physiquement aujourd’hui et qui changent nos vies. Le terrorisme s’est remis à frapper durement en Europe et ailleurs. Encore hier, sur le Continent Africain*. Les tensions sont extrêmes et les défis que nous avions évoqué à plusieurs reprises sont là pour nous rappeler au fond, la complexité des problèmes qui sont les nôtres et ces défis arrivent, s’ajoutent aux défis que nous connaissons depuis maintenant plusieurs années et décennies : défi climatique, défi des inégalités, qui est lié à l’épuisement, au dérèglement de notre modèle économique et financier. Tous ces défis, parfois liés les uns aux autres, imposent, impliquent au fond davantage de coopération internationale. Et ils adviennent à un moment où notre multilatéralisme est extrêmement fragilisé soit parce que de nouvelles puissances régionales émergent avec des agendas, des objectifs qui ne sont pas plus compatibles avec celui-ci, soit parce que nous avons collectivement fragilisé ce multilatéralisme en en faisant parfois l’otage de nos intérêts particuliers ou de nos désaccords. Et donc beaucoup de choses sont à reconstruire parce que nous n’avons jamais été aussi interdépendants. Au fond les destins d’un habitant de Rio, [ville], Cambera, Vienne, Paris, Dakar n’ont jamais été si liés qu’aujourd’hui. Par le commerce, par le numérique, par les consciences et le rôle que les réseaux sociaux jouent, les conséquences du dérèglement climatique. Et donc c’est pour nous je crois un défi encore plus important qu’hier et je crois que notre volonté c’est véritablement d’essayer d’engager une nouvelle étape c’est la discussion que nous venons d’avoir à l’instant avec l’ensemble des dirigeants que j’ai évoqué et d’autres dirigeants que nous avons engagé dans notre réflexion. Au fond nous sommes convaincus que nous avons aujourd’hui besoin de bâtir un nouveau consensus. Et quand je dis consensus ce n’est pas une espèce de point d’équilibre mou ou complaisant mais nous dire face à ces défis nous devons nous mettre d’accord sur une même lecture du monde. Et de le faire entre pays développés, pays en voie de développement, pays émergents, quelque soit les niveaux de développement économique financier et sociaux parce que ces défis sont les mêmes pour tous et qu’on ne peut pas réussir sur chacun des défis que je viens de rappeler les uns sans les autres. Et notre volonté c’est de bâtir notre nouveau consensus par un dialogue qui commence aujourd’hui mais qui doit se poursuivre pour nous dans les prochaines semaines et les prochains mois. Nous signerons une tribune commune avec quelques uns ici présents plus d’autres chefs d’Etats que nous avons impliqué et le chef de gouvernement. Mais notre volonté c’est de poursuivre ce travail qui doit impliquer les entreprises, les académiques, les ONG pour bâtir en quelque sorte cette grille de lecture commune du moment et pour moi le fait que Macky Sall soit présent ici que nous ayons entre autre aussi, Cyril Ramaphosa (Afrique du Sud) dans les signataires c’est aussi une façon de dire que la réponse à ces défis du 21ème siècle passe par une alliance historique entre l’Afrique et l’Europe avec la volonté ensuite de convaincre tous les continents mais cette volonté commune de l’Afrique et de l’Europe ensemble en même temps avec les mêmes exigences, les mêmes droits est absolument essentielle. Autour de questions qui ont la force de l’évidence mais que nous avons mis trop de temps à affronter réellement et collectivement on doit réussir à bâtir au fond ce consensus et autour de quelques questions dont nous venons de débattre. Comment garantir effectivement l’accès universel au moyen de lutte contre notre pandémie ? C’est le premier défi, nous avons lancé, dès le début de la crise cette initiative ACT A [ACT Accelerator], autour de l’OMS mais avec justement plusieurs pays avec la puissance de feu du G20 et aussi de forces régionales  non gouvernementales du secteur privé, on a COVAX, justement qui a aussi permis de mobiliser des moyens mais comment être sûr et certains que tout le monde joue le jeu, qu’il n’y a pas de comportement de passager clandestin, qu’on produira suffisamment de doses pour les pays les plus pauvres qui en ont le plus besoin parce qu’on ne gagnera pas contre le virus en abandonnant une partie de l’Humanité. Sinon cela renforcerait encore nos inégalités et cela bloquerait le développement de tous. Comment garantir que c’est un bien public mondial ? Comment garantir la bonne production et comment en même temps s’assurer qu’on continue à accélérer notre bataille commune pour les systèmes de soins primaires parce qu’on ne peut pas diffuser des vaccins ou des traitements, parce qu’on jouera sur les deux tableaux, sans système de soins primaires consolides. Deuxième grande question comment dans la réalité et pas les mots à hauteur des ambitions que nous nous étions donné il y a 5 ans en adoptant l’accord de Paris sur le climat alors même que chacun de nos pays se bat contre une crise sanitaire et sociale d’une ampleur inouïe. Notre conviction je crois pouvoir le dire c’est que la bataille dans le virus et après le virus, la reconquête, le relance économique doit être une refondation par la transformation écologique et par la réponse au défi du climat et de la biodiversité. Et donc le défi qui est le nôtre c’est comment accélérer justement les financements qu’ils permettent les transformations et je veux vraiment remercier la directrice générale du FMI chère Kristalina pour les solutions innovantes qui sont proposées et que l’on soutiendra, Président Charles Michel aussi parce que l’Europe a décidé aussi au-delà du fond de relance d’innover dans sa propre structuration financière et je pense que cela est très important qu’on invente de nouvelles formules et que l’on est encore plus d’ambition budgétaire, monétaire et financière en ce moment pour accélérer cette transition verte avec des échéances qu’on connaît sur 2021 évidemment le moment de vérité que nous aurons en fin d’année début de l’année prochaine sur nos objectifs 2030, le dialogue indispensable que nous aurons entre européen puis avec la Chine, avec la nouvelle administration Américaine, et les rendez-vous de la biodiversité en début d’année et du sommet de Galsgow évidemment dans le courant de l’année 2021. Troisième grande question c’est comment transformer les règles de la mondialisation contemporaine pour répondre à l’explosion sans précédent des inégalités. Et là on le voit très clairement, les inégalités se font au sein de nos pays, entre pays, entre générations. Notre commerce, l’ouverture de nos économies est menacée par les extrêmes dans nos pays, le doute qui s’est installé, ce que nous a fait vivre aussi la pandémie et cette expérience de vulnérabilité que nous avons tous eu. Comment rebâtir un commerce international qui soit plus juste, qui réponde à ces inégalités dans nos pays et à l’étranger. Un commerce international qui prenne en compte nos objectifs climatiques également parce que l’on ne peut pas définir des règles, poser des contraintes à nos acteurs et faire comme si de rien n’était quand on négocie ces règles à l’international c’est un défi clé qui doit être au cœur de ce nouveau consensus. Et puis enfin comment défendre les valeurs universelles et les droits fondamentaux proclamés dans la Charte au 21ème siècle face à un recul historique partout dans le monde et de la même manière que le multilatéralisme est fragilisé, l’universalité de nos valeurs est aujourd’hui bousculé par des discours de haine, par une  habitude en quelque sorte au fait terroriste et là-dessus il faut non seulement le condamner mais réussir à créer un ordre public mondial conforme à nos valeurs dans les réseaux sociaux et l’interpénétration de nos imaginaires et réussir à continuer à défendre cette universalité des valeurs et cela c’est un travail que nous avons commencé avec l’appel de Christchurch, dans cette salle même il y a un an et demi, que nous devons le poursuivre, on le poursuit au niveau européen avec le travail qui est fait au Parlement et bientôt autour de la table du Conseil. Mais c’est un travail qui doit se faire à l’international et le partenariat là-aussi  afro-européen est absolument essentiel. Voilà quelques uns des grands axes que je voulais rappeler et au fond je vais maintenant céder la parole à mes collègues mais vous le voyez bien ce sont des défis immenses et nous nous les posons alors même que nous gérons l’urgence dans nos sociétés. Mais nous avons la conviction que c’est à cette condition que l’on pourra bâtir une réponse durable aux défis qui sont les autres. Nul ne sait dire quand la pandémie s’arrêtera, ni quand le terrorisme sera vaincu. Et donc nous ne pouvons pas attendre d’avoir mené ces guerres de l’urgence pour rebâtir ces fondamentaux qui permettront de mieux les prévenir. Au fond le moment est venu d’inverser l’ordre des termes que Charles Dickens employait sur la révolution, il écrivait « C’était la pire des époques, c’était la meilleure des époques ». On a un peu goûté du pire cette année, il nous faut faire pour que l’année 2021, nous permette face à ces défis, de tous de voir bouger plus vite. Et donc on le fera avec toutes les femmes et les hommes de bonne volonté. Organisation internationale, gouvernement mais aussi ONG, « Think-Tank », chercheurs, entreprises, citoyens parce qu’on est convaincu que c’est dans la pluralité de cette capacité à agir que nous aurons une réponse et donc c’est une conversation que nous commençons aujourd’hui. Elle va se poursuivre et je souhaite que vous puissiez tous contribuer, répondre, que nous puissions vous lire, qu’il puisse y avoir un travail à la fois intellectuel et doctrinal mais aussi de mise en pratique très concrète qu’on avait commencé l’année dernière avec le « Before AG » [à vérifier] et beaucoup d’autres initiatives et que l’on puisse continuer, à la fois démontrer que les choses sont en train de changer, que notre système bouge et continuer de le penser, de le réinventer. Voilà ce que je voulais dire pour essayer de rendre grâce de manière synthétique à nos échanges et je vais maintenant donner la parole au Président Macky Sall. »

*Voir à ce sujet la chronique de Dimitri Pavlencko sur Cnews le 12/11/2020.

Voir le replay sur France.tv début à 37.06 minutes

Points à retenir :
Confinement strict
Intérêts pour les courbes épidémiques seulement
Ne laisser personne de côté
Télétravail
Allocation chômage prolongée
Apprendre à lire, écrire, compter
Augmenter le niveau scolaire du pays
Adaptation locale dans les lycées du protocole sanitaire
Eventuellement ouverture des magasins le 1er décembre

Publié par magrenobloise

Webmagazine

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