Rafale : l’Armée de l’air met la pression sur Parly

ARTICLE. La ministre des Armées Florence Parly avait promis à l’Armée de l’air qu’elle disposerait de 129 Rafale en service au plus tard en 2025. Les aviateurs viennent de lui adresser une petite piqure de rappel.

Rafale : l’Armée de l’air met la pression sur Parly

Ça va mieux en le disant. Le 21 octobre dernier au Sénat a eu lieu l’audition du chef d’état-major de l’Armée de l’air et de l’espace Philippe Lavigne. Interrogé, ce dernier a tenu à rappeler l’engagement du ministère des Armées et de Florence Parly auprès de l’Armée de l’air d’augmenter le nombre de Rafale dans la flotte française : « Le point de passage en 2025 à 129 Rafale est primordial, et les équipements (radars, armements) qui l’accompagnent sont tout aussi dimensionnants. Le recomplètement en avions Rafale sera absolument essentiel pour disposer d’une aviation de combat dimensionnée en quantité et qualité » et, donc, « répondre aux contrats opérationnels» prévus par la loi de programmation militaire (LPM).

Ainsi, le ministère des Armées devrait donc livrer à l’Armée de l’air « une trentaine de Rafale avant 2025 », l’Armée de l’air et la Marine disposant actuellement de 152 appareils. Une promesse que Florence Parly a « bien l’intention de tenir» comme elle l’a rappelé en octobre dernier.

Un rappel du chef d’état-major de l’Armée de l’air qui n’intervient pas par hasard. En septembre dernier, les Grecs passaient commande à la France d’un mélange de 12 Rafale d’occasion et de 6 neufs, afin de réduire les coûts pour l’armée de l’air grecque. Problème : ces avions d’occasion sont prélevés dans le parc de l’armée française. D’autant plus que la Croatie avait aussi engagé des négociations pour acquérir des Rafale, demande à laquelle la ministre des armées Florence Parly avait répondu avec la proposition de vente de 12 avions de combat d’occasion. De quoi inquiéter les aviateurs, qui craignent de voir leur flotte amputée de dizaines d’avions, pourtant très sollicitée.

Mais pas de quoi troubler le ministère des Armées, qui lui souhaite coûte que coûte assurer les contrats d’exportation, primordiaux pour l’industrie de défense française. « Nous avons besoin d’exporter le Rafale pour assurer la continuité nécessaire à la production des avions français », a justifié le Délégué général pour l’armement, Joël Barre, devant les sénateurs, affirmant néanmoins que les « objectifs sont suffisamment solides et permettront de concilier l’exportation du Rafale et la nécessité de maintien du nombre d’avions en ligne nécessaire à nos armées ».

Pas sûr que cela suffise à convaincre les sceptiques. Car outre les deux commandes grecque et croate de Rafale, douze Mirage 2000C vont être retirés du service à l’horizon 2022 et seulement 55 Mirage 2000D sur les 70 de la flotte actuelle seront rénovés.

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Publié par magrenobloise

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