« Les Élites françaises. Des Lumières au grand confinement »

Rencontre avec l’historien Éric Anceau qui publie ce mois-ci « Les Élites françaises. Des Lumières au grand confinement » (Éd. Passé Composé).

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Verbatim :

« Eric Anceau j’enseigne l’histoire contemporaine à Sorbonne Université plus précisément l’histoire politique et sociale de la France et de l’Europe au 19ème et au 20ème siècle. Et je suis ici pour vous présenter mon dernier livre sorti il y a un mois « Les élites françaises des Lumières au grand confinement ». Un livre qui est sorti chez Passés composés et il s’agit dans ce livre de se questionner sur un problème actuel, celui des élites : une défiance vis-à-vis des élites et de donner à ce sujet une profondeur historique sur trois siècles, c’est-à-dire de partir de 1720 pour aller jusqu’à 2020.

F.P. : Pouvez-vous définir la notion d’élite ?

E.A : Alors voilà très longtemps que la notion d’élite à été définie en France, on peut remonter  aux chrétiens de Troyes au 12ème siècle, à Christine de Pizan au 14ème siècle et déjà c’est cela qui est très intéressant, dès cette époque, la notion telle que nous la connaissons aujourd’hui est définie. C’est deux choses, les élites. C’est à la fois la fine fleur de la société c’est-à-dire ceux qui nous gouvernent et leur entourage immédiat. Et c’est d’autre part les meilleurs de chacune des catégories sociales. On parlera de l’élite par exemple de l’artisanat mais également de l’élite de la chevalerie à l’époque, etc etc. Les deux notions sont aujourd’hui restées bien évidemment. Alors à l’époque que je démarre c’est-à-dire au 18ème siècle, on parle parfois d’aristocratie : le gouvernement des meilleurs. On parle parfois d’oligarchie, c’est-à-dire le gouvernement du petit nombre et bien évidemment les termes d’aristocratie et d’oligarchie ont, quand on remonte à l’étymologie des termes, encore aujourd’hui une forme de pertinence même s’ils sont extrêmement péjoratifs quand on les applique à nos élites.

F.P. : Dans l’Antiquité jusqu’à l’époque moderne, la légitimité élitaire était un fait de nature. Aujourd’hui la modernité semble rebattre les cartes en refondant cette légitimité sur le mérite individuel. Validez-vous cette thèse ?

E. A. : Dans l’ancien régime, c’est-à-dire jusqu’en 1789, du temps de la monarchie absolue et bien qui fait partie de l’élite ? Ceux qui par la naissance appartiennent aux ordres privilégiés surtout aux deuxième ordre c’est-à-dire la noblesse. Il y a également le clergé, le haut clergé est issu presque exclusivement justement de cette noblesse. Et il y a une rupture absolument fondamentale c’est la grande révolution, la révolution de 1789 et en particulier la déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 puisqu’elle pose, elle est très courte, elle a 17 articles, dès son article 1, le fait que les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit. Les distinctions sociales ne sont plus désormais fondées sur la naissance et l’article 6 indique même que c’est en fonction des vertus, en fonction des qualités sociales que l’on va exercer telle profession ou telle autre. Donc là on a une rupture, absolument majeure et on a également un basculement, c’est-à-dire que désormais feront parti des élites essentiellement la classes intermédiaires d’ancien régime de la société c’est-à-dire les bourgeois et plus les aristocrates et plus les nobles.

F. P. : Vous citez les théoriciens élitaires italiens qui considèrent que tous les groupes humains organisés finissent par générer des élites dirigeantes. Est-ce également ce que constate votre œil d’historien ?

E.A. : Alors les théoriciens italiens et en particulier Vilfredo Pareto  dans un certain nombre d’ouvrages majeurs, on pensera par exemple à son manuel d’économie politique ou à son traité de sociologie générale à dit que les élites existaient bien évidemment.
Ces théoriciens italiens sont des théoriciens élitaires. Ils ont montré que dans chaque société existait des élites simplement ce que dit Pareto, ce que disent les autres c’est que ces élites sont mortelles. Il existe une circulation des élites et Pareto a cette métaphore du fleuve qui s’écoule emportant d’anciennes élites pour faire place à de nouvelles élites. Et c’est ce que l’on constate avec la révolution française, l’aristocratie, la noblesse, va céder la place désormais à la bourgeoisie, bourgeoisie qui a été associée au pouvoir sous l’ancien régime mais qui d’une certaine façon était bridée et ne pouvait pas accéder aux plus hautes fonctions. Cela sera désormais le cas, et avec différents avatars au 19ème et au 20ème siècle, c’est toujours la bourgeoisie qui gouverne.

F. P. : A quel degré la France a-t-elle été façonnée par ses élites ?

E.A : Alors l’histoire de France, l’histoire de France moderne et contemporaine c’est un jeu à trois. C’est un jeu entre le pouvoir exécutif d’une part, les élites qui sont au centre et le peuple. Sous l’ancien régime le peuple est totalement bridé mais à partir de 1789, il va s’affirmer sur l’avant-scène et c’est le peuple qui va au sein même de l’élite promouvoir une catégorie que l’on pourrait qualifier de contre-élite qui va s’imposer sur l’élite qui jusque-là était dominante, en l’occurrence la bourgeoisie. Et toute l’histoire du 19ème et du 20ème siècle c’est ce jeu à trois qui se rejoue : les élites étant en positions pivotales, elles peuvent se retrouver et c’est le cas le plus souvent du côté du pouvoir exécutif et le plus souvent le pouvoir exécutif est directement issu de ces élites. Et à d’autres moment, au sein même de l’élite, une sous-catégorie va s’appuyer sur le peuple et bien pour renverser l‘élite dominante. Et c’est tout ce jeu que j’essaye de montrer dans mon livre : 19ème et 20ème siècle en particulier.

F.P. : Vous notez que le peuple instruit régulièrement des procès contre ses élites et ce depuis 1789. Est-ce à dire que les Français ont toujours considéré leurs élites comme illégitimes ?

E.A : Il y a quelques rares moments de confiance, presque je dirais, presque de communion entre le peuple et ses élites.  On pensera à la fête de la fédération en 1790, on pensera aux trois glorieuses en 1830, on pensera au Printemps des peuples, à l’illusion lyrique du Printemps des peuples en 1848, on pensera à l’Union sacrée en 1914, au gouvernement Poincaré en 1926, ou plus près de nous, à l’apogée de la République gaullienne, dans les années 1960. Mais, c’est bien plutôt la défiance, qui domine sur le temps long de ces trois siècles. J’ai d’ailleurs intitulé mon introduction et mon avant-propos, « trois siècles de défis et de défiance ». Et je dirais le défi de ces élites c’est de retrouver, d’essayer d’obtenir, c’est le graal pour elles, la confiance du peuple. Le peuple se méfie de ses élites car il considère que ses élites très largement manquent à leurs devoirs.

F.P. : L’appartenance maçonnique joue-t-elle un rôle dans le parcours des élites dans le courant de la France moderne ?

E.A : La franc-maçonnerie est présente au sein des élites bien évidemment le fait d’appartenir à un réseau et un réseau semi-secret ou secret peut aider à je dirais promouvoir certaines personnalités et s’entre-aider. Il y a malgré tout énormément de fantasmes dans l’idée que les francs-maçons gouverneraient la France a plusieurs reprises le thème a été évoqué, cela relève comme je le disais du fantasme et un petit peu du complot. L’abbé Baruel par exemple pendant la révolution en 1798-1799, depuis l’exil a publié un pamphlet à Hambourg où il disait qu’il y avait cette franc-maçonnerie derrière la révolution de 1789. Alors un certain nombre de révolutionnaires étaient effectivement franc-maçon a commencé par le fameux duc d’Orléans, le fameux parti d’Orléans qui a contribué par les journées d’octobre à renverser le roi Louis XVI et le duc d’Orléans a même été régicide (meurtrier d’un roi), un autre moment fort de l’intervention de la franc-maçonnerie dans le pouvoir c’est le gouvernement de défense nationale du 4 septembre 1870, le renversement du second empire à la faveur de la guerre franco-allemande, dans ce gouvernement de défense nationale, vous n’avez quasiment que des francs-maçons. Même si certains sont de conversion récente, je pense à Gambetta qui était devenu franc-maçon en 1869 mais vous avez également Crémieux qui appartient au suprême conseil du rite écossais, donc l’autre grande obédience à côté du Grand Orient et il en été le principal responsable en France.  Et puis dans les années 80 quand la gauche est arrivée au pouvoir, l’élite rose comprenait un certain nombre de personnalités de la maçonnerie. Alors cela a pu jouer à certain moment donné, c’est ce que je disais, et le phénomène des réseaux mais ce phénomène des réseaux n’est pas propre en fait à la franc-maçonnerie, on constate sur le temps long, que les maçons ne sont pas si présents que cela dans nos élites gouvernantes. J’entends par là, les élites dirigeantes : le pouvoir, le gouvernement, les ministres.

F.P : Quelles ont été selon vous les grandes faillites élitaires de l’histoire de France ?

E.A. : Parmi les moments de faillite des élites il faut ici distinguer tout particulièrement les guerres. Parménide disait dans l’Antiquité que la guerre est le suprême combat et l’ultime révélateur parfois de problèmes ou de grandeur. L’inverse est aussi vrai. Il se trouve qu’à l’époque contemporaine, nos guerres ont malheureusement été des guerres perdues pour au moins deux d’entre elles et elles ont été perdues toujours contre le même adversaire c’est-à-dire l’Allemagne. 1870 ça a été un cruel révélateur de la faillite de nos élites à la fois politique, administrative et militaire et on retrouve le même phénomène à 70 ans de distance et de ce point de vue c’est tout-à-fait fascinant parce que c’est l’encadrement de la troisième république, elle est fondée en 1870, et elle se termine par une débâcle, une autre débâcle, celle de 1940 qui a donné à Marc Bloch, l’occasion de publier l’un de ses plus grands livres : l’Etrange défaite où toutes les élites de l’époque en prennent pour leur grade. Alors l’exception serait la grande guerre, la guerre de 14-18 mais je rappellerais qu’en 1914, on a frôlé là-aussi le drame. Et ce qui est fascinant c’est qu’à chaque fois nos élites sont réformées, je prends l’exemple de la guerre de 1870, on a créé au lendemain l’école libre des sciences politiques devenues depuis science-po paris, on a créé l’école supérieure de guerre, pour avoir enfin de vrais stratèges à la tête de notre armée et bien ce sont des élites élues de l’école libre des sciences politiques et de l’école supérieure de guerre qui nous emmèneront à un autre désastre en 1940. Donc vous voyez il y a des récurrences.

F.P. : A partir de la fin du 19ème siècle, l’élite républicaine s’est imposée sur des valeurs d’égalité et de mérite. Pourtant, la « reproduction des élites » semble avoir perduré. Faut-il parler de mensonge organisé ou de dysfonctionnement ?

E.A. : Alors la Troisième république a commencé par elle donc à partir de 1870, a promu le mérite, elle a dit qu’elle allait être le régime au sein duquel en héritage de 1789 les meilleurs allaient pouvoir exercer les responsabilités. Alors il faut faire attention à ne pas faire du littéralisme excessif mais le terme de méritocratie n’apparaîtra que bien plus tard dans les années 1960 et d’importation américaine, c’est Alain Peyreffite qui l’utilisera, le ministre du général de Gaulle, dans les années 1960.Il n’empêche que ce mérite est promu, et porté au pinacle par les hommes de la Troisième République. Et effectivement, l’école de la République, mais je serais tenté de dire c’est déjà le cas sous les régimes antérieurs, a pu promouvoir des fils du peuple qui ont accédé aux fonctions gouvernementales et elle l’a fait dans de plus grande proportion. Il y a là indéniablement une forme de démocratisation mais malgré tout, le phénomène est largement amplifié, je dirais par une forme de propagande élitaire et du régime lui-même, du régime républicain. Vous savez Pierre Bourdieu n’a pas totalement tort dans ses grands écrits qu’il publie à partir des années 1960. On pensera par exemple à la reproduction qu’il publie avec Jean-Claude Passeron en 1970, ou à la noblesse d’Etat en 1989 et où il dénonçait le fait en fait que ce sont toujours les mêmes que l’on retrouve au pouvoir. Cette bourgeoisie qui bénéficie d’un triple capital, un capital qui est un capital culturel parce qu’elles ont fait les plus hautes études, les élites issues de la bourgeoisie. Un capital économique et un capital politique, c’est le réseau : pouvoir bénéficier du réseau.

F.P. : Mai 68 semble avoir été une révolution anthropologique, avec l’ouverture de l’ère libérale-libertaire du spectacle et du « cool ». Que représente ce tournant dans la structuration des élites politiques françaises ?

E.A : Dans les années 1970, un certain nombre de penseurs ce sont penchés avec peu de recul il est vrai sur le phénomène de 1968, et ils ont évoqué le fait qu’il y avait une conjonction qui s’opérait. Le phénomène libertaire est issu de mai 68, s’est conjugué en fait avec un libéralisme. Un libéralisme économique libe-libe et en fait a été en quelque sorte le fourrier (sergent, caporal, sous-officier chargé de l’intendance) par lequel dans une société de plus en plus individualiste, et bien les grands capitalistes pouvaient promouvoir leur produit, pouvaient promouvoir leur entreprises. Alors ce phénomène présente un caractère de réalité indéniable. Il ne faut cependant pas faire de mai 68 l’alpha et l’omega puisque bien évidemment c’est un phénomène qui se passe dans toutes les grandes démocraties occidentales et qui vient des Etats-Unis. Notons que la France avec son système républicain, son organisation étatique jacobino bonapartiste, d’une certaine façon, a un peu mieux résisté que d’autres pays en particulier que le monde anglo-saxon à ce phénomène. Alors il n’en demeure pas moins que les élites des années 80, 90 plus encore 2000 relèvent un petit peu de ce phénomène, hérité de mai 68. Emmanuel Macron en étant d’une certaine façon, une incarnation ; et il me semble particulièrement symbolique que d’anciens 68tard comme Daniel Cohn-Bendit, aient soutenu dans la campagne présidentielle de 2017, Emmanuel Macron c’est chose très très intéressante. Et là il y a une forme de reniement. Est-ce que mai 68 est totalement passé de mode ? Nous voyons aujourd’hui avec l’application anti-covid et bien Daniel Cohn-Benit, la défendre et d’une certain façon condamner la liberté. Il faut se protéger dit Daniel Cohn-Bendit. Il faut être tracé par cette application. Alors cela me semble tout à fait fascinant. Je n’ai rien contre personnellement la santé est importante bien évidemment, que nous soyons surveillés mais il me semble tout à fait fascinant de voir que quelqu’un qui était très libertaire, hostile à toute les normes et au pouvoir d’Etat et bien cautionne ce genre d’application en 2020. Quel retour de l’histoire.

F.P. : A partir du tournant néolibéral des années 1980, les élites politiques semblent avoir opté pour un cap résolument supranational. Vous dites que cette époque a marqué des ruptures dans la pensée et le comportement des élites. Qu’entendez-vous par là ?

E.A. : Ce que je montre dans mon livre que je vous représente ici, c’est que les années 80 et les années 90 sont indéniablement un tournant lié justement à cette pensée libérale libertaire, on va voir s’imposer dans le cadre d’une mondialisation et bien une élite française ou des élites françaises mais vous verrez pourquoi j’utilise le singulier qui bascule vers la mondialisation et vers l’intégration européenne. Je rappellerais que 1986 c’est l’acte unique qui débouchera 6 ans plus tard sur le traité de Maastricht. Je rappelle que 1992, c’est la constitution de l’organisation mondiale du commerce. Je rappelle que c’est l’époque où nous avons dans l’entourage de Jacques Delors à la Commission européenne, un certain nombre de personnalités pourtant de gauche très modérée, je pense à Pascal Lamy qui vont se faire les principaux promoteurs du capitalisme mondial, du capitalisme libéral et de la réduction des frontières. C’est assez fascinant de reprendre ici et je le cite dans mon livre : le propos du vice-président britannique de la Commission Européenne, qui s’appelle Christopher Salles (orthographe à vérifier) qui disait que dans les grandes organisations internationales il était très important de mettre des Français, parce que les Français sont ceux qui défendent le moins bien leur nation dans ces grandes organisations internationales. Et d’une certaine façon cela s’est vérifié. Je rappellerais qu’Alain Minc, publie en 1997, un livre très très emblématique qui s’appelle la mondialisation heureuse et qui connaîtra un grand succès alors on lui ressort fréquemment, puisqu’il fait un petit peu, il est le chantre de cette pensée unique qui nous trace une voie dont on a vu aujourd’hui, très largement où elle nous a mené.

F.P. : La crise sanitaire, la confiance dans le monde politico-médiatique institutionnel semble s’être encore affaissée. Les « élites sont-elles face à une crise historique de légitimité ?

E.A : Alors aujourd’hui les élites me semble-t-il font face à effectivement une crise historique de légitimité. Vous savez cette histoire de la défiance ou de la confiance du peuple en ses élites c’est un petit peu un sinusoïde. C’est un mouvement qui n’est pas rectiligne. Il y a des temps forts, des temps faibles, mais là on est dans un temps particulièrement faible de confiance du peuple dans ses élites. On le voit dans un certain nombre d’enquête internationale qui sont menés périodiquement vous avez un grand sondage GALOP, IPSOS a ce type de sondage, YOUGOV en a également un qu’il a édité en mai dernier au moment de la pandémie où elle nous frappait, nous étions confinés. Et on voit que les Français sont parmi les peuples mondiaux, ceux qui ont la plus grande défiance, vis-à-vis de leurs élites. A cela il y a de multiple causes. L’une d’entre elles qu’on évoquait tout à l’heure c’est que nos élites en grande partie on cédait devant la mondialisation libérale et ces élites sont passées des élites le pluriel à une élite au singulier. Une super-élite. La circulation s’y opère et cela est une bonne chose, c’est un « souffle/saut » c’est bien d’avoir des élites qui viennent des milieux économiques mais là je dirais on atteint des seuils très importants. L’ENA avait été fondée par le général de Gaulle en 1945 pour pouvoir s’appuyer sur une haute fonction publique. Le problème c’est que très souvent aujourd’hui les hauts fonctionnaires ont été pantouflés dans l’industrie, dans la haute finance avec des jeux de va-et-vient qui provoquent parfois des conflits d’intérêts. Alors je ne dis pas qu’Emmanuel Macron a fait preuve de conflit d’intérêt, je reste strictement dans mon rôle d’historien. Je constate malgré tout qu’il a fait l’ENA, il est passé par la banque Rothschild, il est devenu Président de la République. Je constate également que son directeur de cabinet a connu exactement le même parcours et qu’un certain nombre de ministres, qu’un certain nombre également de hauts fonctionnaires qu’on retrouve dans les ministères ont connu également ces phénomènes de va-et-vient, ce qui suscitent dans les grands scandales qui sont intervenus ces 15 ou 20 dernières années une défiance généralisée de la population française. »

Publié par magrenobloise

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