Le cri d’un soldat arménien, héros de la guerre dans le Haut-Karabakh

EN IMAGE – La photo d’un jeune artilleur de 19 ans est devenue le symbole du courage pour les Arméniens dans le conflit qui les oppose à l’Azerbaïdjan.

A serviceman of Karabakh’s Defence Army fires an artillery piece towards Azeri positions during fighting over the breakaway Nagorny Karabakh region on September 28, 2020. (Photo by Handout / Armenian Defence Ministry / AFP) / RESTRICTED TO EDITORIAL USE – MANDATORY CREDIT « AFP PHOTO / Armenian Defence Ministry / handout  » – NO MARKETING – NO ADVERTISING CAMPAIGNS – DISTRIBUTED AS A SERVICE TO CLIENTS

Il est devenu l’emblème de l’Arménie, le symbole de la jeunesse déployée en première ligne dans la guerre au Haut-Karabakh, ce territoire disputé par les forces arméniennes d’un côté, l’Azerbaïdjan de l’autre. Sur cette photo, le héros, Albert Hovhannisyan, un artilleur arménien de 19 ans, se trouve bouche béante derrière son obusier (pour éviter que l’explosion ne lui détruise les tympans), aveuglé par l’épais nuage de poussière. On devine son cri étouffé par les puissantes déflagrations de son canon qui font trembler le sol. Des flammes inondent l’arrière-plan. Autour de lui, tout laisse penser au chaos.

Mon chagrin est immense, mais je suis plus fier encore d’être le père d’un patriote. Mon Albert n’est pas seulement mon héros, mais notre héros à tous

Artak Hovhannisyan, le père d’Albert Hovhannisyan, décédé le 8 octobre dernier.

Comme le rappelle le journal La Croix, Albert Hovhannisyan fait partie de ceux que l’Arménie pleure aujourd’hui. Il illustre le coût de cette guerre pour l’Arménie : quelques jours après que ce cliché a été capturé par le photographe Sipan Giulumian le 28 septembre, ce jeune soldat est mort des suites de ses blessures. C’était le 8 octobre, moins de quinze jours après le début de la guerre. Le jour même, sur Facebook, son père Artak Hovhannisyan, dévasté, écrivait ces mots : «Mon chagrin est immense, mais je suis plus fier encore d’être le père d’un patriote. Mon Albert n’est pas seulement mon héros, mais notre héros à tous». Des milliers de personnes lui ont adressé leurs condoléances en commentaires.

L’intensité de la photo, prise à l’épicentre de la guerre, lui a valu de faire le tour du monde. Ce vendredi, La Croix consacre trois pages dans son édition à ce jeune soldat, auquel sera remis la médaille du courage à titre posthume.

Auteur :
Figaro avec AFP
Publié le 27 novembre 2020

Publié par magrenobloise

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