Le préfet de police de Paris Didier Lallement rappelle les policiers à leur mission

Il dit dans une lettre «attendre de chacun (d’eux) qu’il tienne la ligne républicaine jusqu’au bout».

Paris police prefect Didier Lallement talks to journalists during Migrants evacuation by Gendarmerie forces at a makeshift camp set below the A1 highway in the north of Paris’ popular suburb of Saint-Denis on November 17, 2020. (Photo by Christophe ARCHAMBAULT / AFP)

Le préfet de police de Paris, Didier Lallement, a demandé aux policiers sous son autorité de tenir «la ligne républicaine jusqu’au bout», dans une lettre adressée à chacun d’eux, avant de nouvelles manifestations samedi contre les violences policières.

«Dévier de la ligne républicaine qui nous sert de guide, cette ligne qui a éclairé les pas de nos anciens dans les ténèbres de l’histoire, c’est renier ce que nous sommes, c’est ébranler le pacte de confiance qui nous unit à nos concitoyens, c’est perdre le sens de notre mission», écrit le préfet dans ce courrier dont l’AFP a pris connaissance samedi 28 novembre. Soulignant «attendre de chacun (d’eux) qu’il tienne la ligne jusqu’au bout», il ajoute :«l’exigence que je place en vous, je me l’impose aussi».

Alors que le passage à tabac par des policiers d’un producteur de musique noir dans son studio parisien, a soulevé une vague d’indignation, le préfet dit pouvoir «compter sur la probité, le sens de l’honneur et l’éthique» des policiers. Ce passage à tabac a été rendu public grâce à la diffusion d’une vidéo sur les réseaux sociaux.

«Dans les prochains jours, les prochaines semaines (…) nul doute que vous serez confronté à la difficulté, aux doutes, voire à la colère ou à la peur». «Je sais pourtant que vous vous réaliserez, en hommes et femmes de caractère», conclut Didier Lallement.

De nouvelles manifestations sont prévues samedi en France et notamment à Paris contre la loi «sécurité globale». Dans la capitale, deux manifestations ont été déclarées pour protester contre ce texte.

Une «marche des libertés» prévue entre la place de la République et celle de la Bastille a débuté vers 14h00, à l’appel du collectif «Stop! Loi sécurité globale», qui rassemble des syndicats de journalistes, des ONG, l’association de la presse judiciaire, la Ligue des droits de l’Homme (LDH) et d’autres associations. La préfecture de police l’avait initialement interdite et souhaitait un rassemblement statique à République, afin «d’éviter le brassage des populations» pour lutter contre l’épidémie de Covid-19. Une décision finalement cassée par le tribunal administratif de Paris. Un rassemblement de «gilets jaunes» est également prévu place du Trocadéro.

Frédéric Lagache, délégué général du syndicat de police Alliance, a jugé «irresponsable» le niveau de sécurisation de cette manifestation parisienne. Dans une déclaration à l’AFP, il a expliqué que «les autorités s’attendaient à des infiltrations de ‘gilets jaunes’ radicaux, voire des black blocs». Or, a-t-il dit, mobiliser «2000 membres des forces de l’ordre pour sécuriser une telle manifestation où l’on attend environ 40.000 personnes, c’est irresponsable pour la sécurité des manifestants et pour celle des policiers».

Auteur :
Figaro avec AFP
Publié le 28 novembre 2020

Publié par magrenobloise

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