Bruno Le Maire assure qu’il n’y aura «pas de hausses d’impôts» pour compenser les dépenses publiques

Le ministre de l’Économie chiffre le coût de la crise à 86 milliards d’euros de dépenses et 130 milliards de prêts garantis par l’Etat. Avec son homologue de la Santé, il détaille au Parisien les mesures sanitaires et économiques mises en place, alors que débute un déconfinement progressif.

French Economy and Finance Minister Bruno Le Maire (L) and French Health Minister Olivier Veran wearing a face mask leave after attending the weekly cabinet meeting at the Elysee Palace in Paris, on November 4, 2020. (Photo by Ludovic MARIN / AFP)

Les ministres Bruno Le Maire et Olivier Véran ont répondu collectivement aux questions du Parisien , lors d’une interview croisée vendredi 27 novembre. Le ministre de l’Économie a affirmé que la réforme des retraites doit être une «priorité absolue» et que les impôts ne seraient pas augmentés malgré la récession économique, «comparable à celle de 1929.»

Au Parisien, Bruno Le Maire a précisé les chiffres des aides économiques. «Les aides de l’État, comme le chômage partiel, les exonérations de charges et le fonds de solidarité représentent 86 milliards d’euros de dépenses. Les prêts garantis par l’État s’élèvent à 130 milliards d’euros. Ce soutien à l’économie tricolore est le plus important depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Mais ces dépenses sont des investissements sur le capital humain et matériel de notre pays et lui permettront de repartir très rapidement.», a-t-il déclaré.

«Non, nous ne reviendrons pas sur les baisses d’impôts décidées depuis 2017. Le président de la République est très clair sur ce point. Nous n’augmenterons pas les impôts. Les propositions ont fleuri ces dernières semaines, mais nous les avons toutes refusées.», a ajouté le ministre de l’Économie.

Pour le ministre de la Santé, «L’ensemble des soins Covid, la vaccination demain, etc. creusent le déficit de la Sécurité sociale à près de 50 milliards d’euros en 2020. Je suis aussi le ministre de la Sécurité sociale, très attaché à un équilibre de nos comptes sociaux. Il n’y aura pas de hausses d’impôts, mais il va falloir identifier d’autres solutions.»

Le ministre de l’Économie se veut optimiste. «L’État remboursera sa dette d’abord grâce au retour de la croissance, ensuite par une maîtrise de nos dépenses de fonctionnement et, enfin, par des réformes structurelles comme celle des retraites (?), qui doit être la priorité absolue. C’est une conviction forte.»

Auteur :
Le Figaro avec AFP
Publié le 29 novembre 2020

Publié par magrenobloise

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