Faire revivre la démocratie

L’article 24 suscite beaucoup de réactions. La manifestation, les heurts violents qu’il y a eu mettent en lumière la violence que subissent les policiers, la vengeance de certains envers l’incarnation du pouvoir et sa défense. Si l’exécutif a compris qu’il devait être auprès du peuple dans la politique a mener afin qu’il n’y ait plus de rébellion, de mouvement de gilet jaune, ce qui est bien parti puisque le Premier Ministre doit se rendre à Trappes ce jour alors l’article 24 ainsi qu’explicité n’est en rien liberticide. Il empêchera les gens de vouloir lyncher ouvertement quelqu’un sur les réseaux sociaux jusqu’à ce que mort s’ensuive. Si cela passe pour les policiers alors cela passera pour tout le monde car chacun est concerné par cette mesure. Tout le monde aimerait voir sa vie préservée. Pour prendre l’exemple de Mila, cela n’aurait pas été permis si cet article avait été voté. Mais la France veut pouvoir tout exprimer, tout se permettre y compris les lynchages publics. Elle estime que si on ne lui offre pas cette possibilité-là alors elle ne pourra rien faire. Elle estime que les policiers renferment le coeur du pouvoir, le coeur du savoir. Ce qui est faux, il est tout à fait possible de vivre en toute liberté sans nécessairement vouloir atteindre aux policiers. La confiance entre les policiers et la population, entre le pouvoir et les policiers, entre le pouvoir et la population est la base du liant de la confiance politique, de la nation. Le bruit médiatique autour de cette loi, parasite toute réflexion, exacerbe les émotions. Le gouvernement devrait organiser une conférence, dans laquelle il explicite le projet, dans laquelle il détaille ce qu’il sera possible ou impossible de faire et pourquoi cela est vital ou ne l’est pas. Cette loi est-elle vitale ? Cette loi n’empêchera pas de punir les policiers ainsi que l’illustre l’affaire de Michel Zecler. Par ailleurs, si il persiste des doutes au sein de la population ou au sein du gouvernement sur la volonté politique française, alors il faut communiquer sur cette loi et faire voter la population. Peut-être que cette solution permettra de (re)faire émerger une dose de confiance dans la vie publique et la vie politique française. Avoir son mot à dire, avoir l’impression que son opinion compte pour quelque chose. Cela est important, cela est vital et c’est ce que la vie politique permet. C’est au pouvoir d’accorder ce droit, de mettre en pratique la démocratie pour voir ce que le peuple veut, le comprendre et prendre la bonne direction.

Auteur :
Josiane Gonta
Enseignante
Publié le 30 novembre 2020

Publié par magrenobloise

Webmagazine

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