Sortir de la tyrannie : osons !

Dans son livre « Traité du gouvernement civil » John Locke évoque la nécessité pour le peuple de reprendre le pouvoir si celui-ci n’est pas en sûreté. Il évoque également le fait que la loi est nécessaire et applicable pour ne pas sombrer dans la tyrannie, que si par ailleurs la loi n’est pas appliquée c’est qu’elle sombre à l’oppresseur. Extraits.

219. Il y a encore une voie par laquelle le gouvernement, que nous avons posé, peut se dissoudre ; c’est celle qui paraît manifestement, lorsque celui qui a le pouvoir suprême et exécutif néglige ou abandonne son emploi, en sorte que les lois déjà faites ne puissent plus êtes mises en exécution : c’est visiblement réduire tout à l’anarchie et dissoudre le gouvernement. Car enfin, les lois ne sont pas faites pour elles-mêmes; elles n’ont été faites que pour être exécutées, et être les liens de la société, dont elles contiennent chaque partie dans sa place et dans sa fonction. Tellement que dès que tout cela vient à cesser, le gouvernement cesse aussi en même temps, et le peuple devient une multitude confuse, sans ordre et sans liaison. Quand la justice n’est plus administrée, que, par conséquent, les droits de chacun de sont plus en sûreté et qu’il ne reste aucun pouvoir dans la communauté qui ait soin des forces de l’Etat, ou qui soit en état de pourvoir aux besoins du peuple, alors, il ne reste plus de gouvernement. Si les lois ne peuvent êtres exécutées, c’est comme s’il n’y en avait point; et un gouvernement sans lois est, à mon avis, un mystère dans la politique, inconcevable à l’esprit de l’homme et incompatible avec la société humaine.

220. Dans ces cas, et dans d’autres semblables, lorsque le gouvernement est dissous, le peuple est rentré dans la liberté et dans le plein droit de pourvoir à ses besoins, en érigeant une nouvelle autorité législative, par le changement des personnes, ou de la forme, ou des personnes et de la forme tout ensemble, selon que la société le jugera nécessaire pour sa sûreté et pour son avantage. En effet, il n’est point juste que la société perde, par la faute d’autrui, le droit originaire qu’elle a de se conserver : or, elle ne saurait se conserver que par le moyen du pouvoir législatif établi, et par une libre et juste exécution des lois faites par ce pouvoir. Et dire que la peuple doit songer à sa conservation, et ériger une nouvelle puissance législative, lorsque, par oppression, ou par artifice, ou parce qu’il est livré une puissance étrangère, son ancienne puissance législative est perdue et subjugée ; c’est tout de même que si l’on disait que le peuple doit attendre sa délivrance et son rétablissement, lorsqu’il est trop tard pour y penser, et que le mal est sans remède ; et l’on parlerait comme feraient des gens qui conseilleraient à d’autres de se laisser rendre esclaves, et de penser ensuite à leur liberté, et qui, dans le temps que des esclaves seraient chargés de chaînes, exhorteraient ces malheureux à agir comme des hommes libres. Certainement, des discours de cette nature seraient plutôt une moquerie qu’une consolation ; et l’on ne sera jamais a couvert de la tyrannie, s’il n’y a d’autre moyen de s’en délivrer, que lorsqu’on lui est entièrement assujetti. C’est pourquoi on a droit, non seulement de se délivrer de la tyrannie mais encore de la prévenir.

221. Ainsi, les gouvernements peuvent se dissoudre par une seconde voie ; savoir, quand le pouvoir législatif, ou le Prince, agit d’une manière contraire à la confiance qu’on avait mise en lui, et au pouvoir qu’on avait commis. Le pouvoir législatif agit au-delà de l’autorité qui lui a été commise, et d’une manière contraire à la confiance qu’on a mise en lui ; premièrement, lorsque ceux qui sont revêtus de ce pouvoir tâchent d’envahir les biens des sujets, et de se rendre maîtres et arbitres absolus de quelque partie considérable des choses qui appartiennent en propre à la communauté, des vies, des libertés et des richesses du peuple.

222. […] Puisqu’on ne saurait jamais supposer que la volonté de la société soit, que la puissance législative ait le pouvoir de détruire ce que chacun a eu dessein de mettre en sûreté et à couvert, en entrant dans une société, et ce pouruqoi le peuple s’est soumis aux législateurs qu’i a créés lui-même ; quand les législateurs s’efforcent de ravir et de détruire les choses qui appartiennent en propre au peuple, ou de la réduire dans l’esclavage, sous un pouvoir arbitraire, ils se mettent dans l’état de guerre avec le peuple qui, dès lors, est absous et exempt de toute sorte d’obéissance à leur égard, et a droit de recourir à ce commun refuge que Dieu a destiné pour tous les hommes, contre la force et la violence. Toutes les fois donc que la puissance législative violera cette règle fondamentale de la société, et, soit par ambition, ou par crainte, ou par folie, ou par dérèglement et par corruption, tâchera de se mettre, ou de mettre d’autres, en possession d’un pouvoir absolu sur les vies, sur les libertés, et sur les biens du peuple, par cette brèche qu’elle fera à son crédit et à la confiance qu’on avait prise en elle, elle perdra entièrement la pouvoir que le peuple lui avait remis pour des fins directement opposées à celles qu’elle s’est proposées, et il est dévolu au peuple qui a droit de reprendre sa liberté originaire, et par l’établissement d’une nouvelle autorité législative, telle qu’il jugera à propos, de pourvoir à sa propre conservation, et à sa propre sûreté, qui est la fin qu’on se propose quand on forme une société politique.

Ces extraits valent pour deux thématiques : l’islamisme radical qui veut soumettre le peuple Français aux lois de la charia alors que c’est l’inverse qui doit avoir lieu et la soumission de la France à l’Europe. Sur ce dernier point quelques faits historiques américains doivent être rappelés :

Durant la Seconde Guerre Mondiale, les Etats-Unis ont hébergé des scientifiques nazis afin qu’ils procèdent à la réalisation de recherche sur leur sol. Cela fut fructueux et l’opinion publique ne le sut que dans les années 70.

Le plan Marshall qu’ils ont mis en place visait à soumettre la France, pour l’obliger à acheter des ses produits, à soumettre la France aux commerces des Etat-Unis. Cela a plutôt bien marché et marche encore car nous sommes imbibés des réseaux sociaux, de la culture américaine, de Netflix. Nous sommes américains en quelque sorte. C’est notre modèle de valeur, notre modèle de civilisation qui malheureusement ou heureusement, est totalement différente de l’histoire la France. L’Europe souhaite être protégée par les Etats-Unis alors qu’ils contribuent à la déshérence de la France, qu’ils n’apportent pas de projet à la France et qu’au contraire, fait plus de mal qu’autre chose dans le monde puisqu’il agit encore comme durant la Seconde Guerre Mondiale : il agit tel un suzerain qui s’implante dans les terres étrangères pour forcer à on ne sait quel régime politique, implanter de force, voire par la guerre, la démocratie. Pure antinomie. La représentation de la France dans l’imaginaire est totalement différente de l’imaginaire des Etats-Unis dont il faut impérativement se détacher sinon ce sera, est ce l’est d’ailleurs, la déliquescence de la France. Cette crise résulte de la voie qu’à suivi les Etats-Unis depuis la réussite de la guerre froide. C’est le résultat, l’acmé de leur politique. Cela n’a mené à rien, si ce n’est à la pauvreté, la richesse des plus riches, des dirigeants, des chefs d’entreprises et la soumission des peuples, l’autoritarisme du capitalisme dans les entreprise, la déculturation.

L’Europe dénuée de toute valeur, persiste à croire en ce sauveur qui s’est brûlé les ailes à vouloir sauver le monde. Les seuls points communs entre l’Europe et les Etats-Unis sont encore une fois, les banques et des êtres complètement aveugles et idéologisés, obnubilés par l’argent, sans vision, eux aussi en déshérence comme leur peuple. Pourquoi croit-on que les Etats-Unis nous protègent ? Parce qu’ils ont une grosse armée ? Parce qu’ils ont des immenses institutions supranationales ? Empêchent-elles les guerres ? Favorisent-elles la justice ? Sont-elles dénuées de tous mensonges ? De tous complots ? Ont-elles seulement une morale ? Qu’est-ce qui guident leur choix ? Si les Etats-Unis sont imbibés du complexe militaro-industriel alors pourquoi croire que ces institutions sont neutres, sans objectifs politiques complexes, cachés ? Cette vision serait et demeure naïve. Nous leur sommes soumis, nous sommes leurs pions. Nous leur devons tout, c’est-à-dire notre perte.

La France doit être le phare dans la nuit et doit reprendre son indépendance. Il faut qu’elle se jette à l’eau. L’Indépendance sans les Etats-Unis fait-elle peur ? Oui ! Mais ce sera pour le meilleur ! OSONS ! Enfin la France pourra avoir ses propres choix et ne sera plus soumise aux regards extérieurs, c’est elle qui décidera de sa politique.

Auteur :
Jean-Pierre Mocke
Entrepreneur
Publié le 4 décembre 2020

Publié par magrenobloise

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