Un débat mouvementé

Hier, vendredi 4 décembre, Eric Zemmour et Jean-François Copé débattaient ensemble. Ce fut un débat houleux. Houleux non pas tant sur le fond que sur la forme. En effet, dès les premiers instants Monsieur Zemmour subit les agressions de Monsieur Copé. Ce dernier était en effet énervé car il pense Monsieur Zemmour en idéologue. Les téléspectateurs n’ont pas besoin de Monsieur Zemmour pour avoir une idéologie, ces derniers sont assez capables de se forger une opinion grâce à l’observation de ce qu’il se passe dans la rue et Monsieur Zemmour et celui qui, à la télévision, retranscrit le mieux cette vision des choses.

Par ailleurs, Monsieur Zemmour a la double peine, un peu comme les policiers. Il est celui qui en plateau dénonce les choses, avec ses mots, et se fait insulter par ses pairs, menacé sur la voie publique, tout en restant sur les chaînes car sa voix parle au public, ses analyses sont intéressantes.

L’avatar médiatique de Monsieur Zemmour a transformé l’homme en personnage et les attaques portent désormais plus sur la personne et des frasques médiatiques qu’il a parfois créé et dont beaucoup se sont offusqués alors qu’il existe des choses mille fois pire et que cette nécessité de contrôler la parole montre bien une volonté de ne pas dire, ne pas choquer.

Le discours de Monsieur Copé était en revanche faible. En effet sur le fond, mis à part la phrase indiscutable « il faut mettre en oeuvre », aucune idée n’émanait vraiment. On appris qu’il s’entendait bien avec le Président notamment sur la question des retraites et que sur ce point il était à son aise, mais sur le reste, Monsieur Copé ne dit mot. Aucune idée, et la volonté de remettre la faute sur Monsieur Zemmour. Comme si c’était lui qui avait créé la bête.

La femme de Monsieur Copé est à n’en pas douter une femme très intégrée mais c’est pointer le mauvais mal qui d’ailleurs n’en est pas un. Le problème en France n’est pas les gens qui sont intégrés, des étrangers intégrés, parfois plus Français que certains Français, mais ceux qui sont Français ou nés à l’étranger et arrivés en France mais qui perpétuent leurs codes de vie dans la société, créant des fractures, effaçant les couleurs de la République, ses valeurs profondes.

Le second point est celui des Roumains. Ce peuple doit être à n’en pas douter un grand peuple. Cependant, des trafics existent. Il s’avère qu’à Grenoble, des gens issus de ce peuple, font du trafic : la manche, agression sexuelle, agression physique, prostitution de jeunes filles de 14 ans. Est-ce normal ? Est-ce être raciste que de dire cela ? Non, ces gens méritent mieux que leur sort et il n’est pas normal de laisser prospérer ces trafics et cette « dévaluation » de la rue.

La France est incritiquable, c’est comme s’il était impossible de dire ce que l’on voit et ce qui nous dérange, mais que nous étions autorisé à nous taire et souffrir en silence. C’est comme si les seules choses auxquelles nous devrions nous en prendre c’est la police. Non, les gens ont leur mot à dire sur ce qu’ils considèrent néfaste pour la société. Un maire, à l’écoute de ces habitants devrait comprendre cela.

Par ailleurs, une proposition fut faite, avoir observé, analysé, chaque immeuble, étage par étage, pour éradiquer en quelque sorte les trafics. Ce fut une bonne proposition ; mais si cela avait été fait, des trafics de perdureraient pas, une contre-culture parfois violente à l’inverse de la société Française n’existerait pas. Hors tout le problème vient de là. Cet écosystème de personnes dans les cités sont tous pauvres. La plupart viennent dans les associations comme la Croix Rouge lorsqu’il y a un événement pour bénéficier d’aides. Certains créent des associations pour sauver des enfants, par la musique par exemple. La musique apaise les cœurs. Mais ce n’est pas du rap qui leur est proposé, à Grenoble, c’est du tambour, de la musique brésilienne, la Batuka VI. C’est une discipline, qui demande d’être présent, d’être en groupe, d’être pris dans une activité, de pouvoir voyager, de pouvoir rêver, de pouvoir sortir des barres d’immeubles où, sur des bancs, des jeunes en survêtement attendent, fument, discutent. C’est pour éviter qu’un de ces enfants, ne se retrouve plus tard avec ces jeunes à fumer, discuter, voir le temps passer sans rien faire.

Alors si la meilleure solution c’est de surtout ne rien dire, pour pouvoir en sortir, cette solution, largement adoptée ne marche pas. Et ce n’est pas la faute d’Eric Zemmour.

Auteur :
Martine Dublanche
Correspondante locale de presse
Publié le 5 décembre 2020

Publié par magrenobloise

Webmagazine

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