Restaurer une confiance entre les êtres

Les politiques viennent de décider, de s’engager, de faire part de leur volonté de casser les barres d’immeubles afin de créer une mixité sociale. Il y a des quartiers à Grenoble spécialement conçus pour reloger des personnes habitant dans ces barres d’immeubles. Des quartiers forts sympathiques, malheureusement des pratiques demeurent : vente de drogue, voitures qui brûlent et jet de projectiles. Si les personnes déménagent, que les mauvais influenceurs n’influencent plus peut-être que ces pratiques disparaîtront, mais si ces pratiques demeurent, alors que faire ? C’est sur point que réside le problème. Comment faire pour que les personnes qui ont de mauvaises habitudes, de mauvaises pratiques changent leur pratique ? Qu’est-ce qui psychologiquement peut leur faire dire, penser qu’ils perdent à faire ce qu’ils font. Par exemple en fumant : peut-il y avoir, comme il y eu des cours sur la sexualité, des cours de médecine expliquant les lésions neuronales, les problèmes que peut engendrer la prise de drogues ? Puisque la prise de drogues fut vanter à travers des modèles tels que Bob Marley ou Tupac ou d’autres, comment inverser cette tendance à la propagande en indiquant que le bénéfice est moindre et le risque grand ? Si toutes les personnes habitant dans les quartiers devenaient riches grâce à la drogue, cela ce saurait. Hors ce n’est pas le cas, il réside une violence abominable, les jeunes sont perdus, ils se font la guerre et ils n’arrivent pas à être connu grâce au rap. Quelques uns y arrivent seulement mais ce n’est pas la solution car beaucoup crachent sur la France, ce qui est fort dommage car ils ont certainement un talent caché que la France serait heureuse de pouvoir connaître. Qu’est-ce qui psychologiquement pourraient les faire changer d’avis ? Quels sont leurs rêves ? Comment ne se rendent-ils pas compte que la drogue justement entrave leur rêve ? Où qu’ils aillent, si leurs pratiques restent les mêmes, ils ne changeront pas, ils ne rêveront pas, ils n’auront pas envie de respecter quoi que ce soit car en « tuant », en « abimant » leur corps ils ne se respectent pas. Il faut qu’ils retrouvent cette envie de prendre soin de leur corps, que cela ne soit pas perçu comme une violence mais comme une volonté symbolique, une émanation de la vie, peut-être qu’ils feront de la médecine ou de la biologie pour comprendre justement le processus inhibiteur de la drogue sur les neurones pour expliquer cela à leurs enfants et les protéger de ce poison. Il faut qu’ils retrouvent une sensibilité assumée, car la sensibilité qu’ils assument est celle de la violence. Ce n’est pas une sensibilité désirable, c’est une sensibilité qui relève d’une volonté de faire peur, une volonté de se séparer du corps de la société, une volonté autoritaire, un autoritarisme anarchique. Ce n’est pas une politique qui instaure une confiance entre les êtres et c’est cela qu’il faut restaurer.

Auteur :
Jocelin Gardette
Educateur
Publié le 6 décembre 2020

Publié par magrenobloise

Webmagazine

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