Médecine – Ecotoxicologie

L’écotoxicologie est une discipline fort intéressante en ce qu’elle étudie les polluants dans la nature. Dans les eaux par exemple. François Ramade,  écologue français, ancien professeur émérite d’écologie et de zoologie à l’université Paris-Sud 11 (Orsay) la définie en ces termes :

« L’écotoxicologie peut se définir, de la façon la plus simple, comme l’étude des polluants toxiques dans les écosystèmes. Cette discipline scientifique est donc à l’interface entre l’écologie et la toxicologie. Son objectif est d’évaluer les modalités par lesquelles les polluants sont introduits et circulent dans les écosystèmes, depuis les milieux contaminés (air, eaux et sols) jusqu’aux communautés vivantes. À l’image de toutes les démarches écologiques, l’écotoxicologie comporte plusieurs niveaux d’investigation. À celui de l’individu, elle étudie les perturbations fonctionnelles (écophysiologiques) produites par l’exposition des êtres vivants « dans la nature » à tel ou tel polluant, ainsi que les conséquences qui en résultent pour les populations affectées (niveau démoécologique). La partie la plus spécifique de l’écotoxicologie se situe au niveau synécologique, c’est-à-dire au niveau des mosaïques d’écosystèmes (ou paysages) et de la biosphère tout entière.

L’écotoxicologie comporte, outre ses aspects fondamentaux, de nombreux domaines d’applications relatifs à la prévention des pollutions et à la lutte contre celles-ci. Elle contribue à la surveillance permanente des polluants dans l’environnement, en particulier par l’usage de biomarqueurs et d’indicateurs biologiques de pollution. Enfin, un des derniers domaines de l’écotoxicologie, qui connaît aujourd’hui un développement important, est celui de la prévision de l’impact potentiel d’un polluant sur l’environnement. Cela permet de se prémunir contre des situations ingérables qui résulteraient de la commercialisation à grande échelle d’une substance chimique qui s’avérerait a posteriori dangereuse pour les écosystèmes et les populations. »

Lors de l’épidémie du COVID-19 les marins pompiers de Marseille ont procédé à ce genre d’investissement qui a donné des résultats extrêmement intéressants, en avance sur tout le monde ainsi que l’a montré le Professeur Raoult dans une vidéo de l’IHU.

La chloroquine, la prise de la chloroquine par les individus et ses métabolites ont été retrouvées dans les fèces et les urines, et donc dans les égouts et stations d’épuration. Il ne semble pas, à ce jour, y avoir eu d’études sur leurs effets dans l’environnement mais l’écotoxicologie, l’exacte représentation de cette discipline, pourrait résoudre ce problème.

Auteur :
Michèle Descour
Rédactrice
Publié le 8 décembre 2020

Publié par magrenobloise

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