Violences des casseurs : le ministre de la Justice dit «travailler» à un texte

Le ministre de la Justice, Éric Dupond-Moretti, a indiqué mercredi 9 décembre «travailler» à un texte pour «renforcer le dispositif» de lutte contre les casseurs lors des manifestations, après un samedi de manifestation contre la loi «Sécurité globale» émaillé de violences et dégradations.

«On va réunir très prochainement les procureurs, les policiers, les préfets. J’ai lancé cette initiative pour qu’on puisse mieux travailler ensemble» et «renforcer le dispositif», a répondu Éric Dupond-Moretti à une auditrice de France Inter qui s’inquiétait des violences lors des manifestations. Samedi, les images de violences à l’issue de la manifestation contre la loi «Sécurité globale» ont ému une grande partie de l’opinion et de l’échiquier politique. L’intervention des forces de l’ordre face aux casseurs pose deux problèmes selon le ministre: celui des «risques de dégâts collatéraux» – avec des manifestants non concernés qui se retrouvent violentés – et le «problème de la preuve».

«Autrefois, nous avions mis en œuvre une intervention préventive sur autorisation du procureur de la République. Elle a porté ses fruits. On ouvrait les sacs et on y découvrait des masques, des armes, des marteaux, du gaz lacrymogène, des vêtements noirs, des cagoules», a rappelé le ministre. «Or, ceux-là se sont organisés», a poursuivi le ministre, «ils viennent clairsemer leurs outils, la veille, l’avant-veille» puis se «glissent dans la manifestation au côté de gens honnêtes». «Je travaille (à un texte) avec méthode et précision», a ajouté Dupond-Moretti. La veille le premier ministre, Jean Castex, avait déclaré à l’Assemblée nationale «souhaiter que l’on remette l’ouvrage sur le métier pour voir comment avancer sur le sujet». En 2019, le Conseil constitutionnel avait censuré un article d’une proposition de loi «anticasseurs» portant sur l’interdiction administrative de manifester.

«Attention, texte ne veut pas dire loi, ça peut être plutôt un décret ou circulaire», a-t-on précisé dans l’entourage du ministre. «Une réflexion a été lancée avec le Ministère de l’Intérieur, le préfet de Paris et le parquet de Paris». «L’objectif est de judiciariser en amont pour permettre le démantèlement des réseaux et identifier les actes préparatoires», a précisé une source proche du dossier. Plus que la question du maintien de l’ordre ou de l’action des Black blocs, l’idée est de mieux décortiquer ce groupe et son organisation pour «prendre le problème à la racine», selon la même source.

Auteur :
Le Figaro avec AFP
Publié le 9 décembre 2020

Publié par magrenobloise

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