Présence et influence azéries

-> Ali Khamenei, actuel guide suprême de la Révolution islamique d’Iran. Son père, Javad Khamenei, est membre de la communauté azéri d’Iran (minorité chiite turque et iranienne très bien intégrée à la République islamique).

-> Téhéran : En ce qui concerne les groupes ethniques, la composition de la population de Téhéran est similaire à celle de l’Iran dans sa totalité: la majorité des habitants sont musulmans, et il existe des petites communautés chrétiennes (Arméniens, Assyriens), Bahá’is, juives et zoroastrienne. Le persan est la langue la plus utilisée, bien qu’un quart de la population parle l’azéri.

Les minorités religieuses non musulmanes étaient historiquement implantées dans leurs régions respectives, mais les évènements du xxe siècle ont fait augmenter la proportion de membres des minorités religieuses à Téhéran, où les communautés restent dynamiques. Il existe plusieurs lieux de culte chrétiens à Téhéran, dont la cathédrale Saint-Sarkis pour l’Église apostolique arménienne, ou encore l’église Saint-Abraham, tenue par les dominicains. Les zoroastriens de Téhéran représentent ainsi 23 % de la population zoroastrienne d’Iran. Les juifs de Téhéran représentent quant à eux 64 % des Juifs d’Iran ; les Assyro-chaldéens ainsi que les Arméniens comptent les trois-quarts de leur population à Téhéran. Il n’existe que peu de données statistiques sur les pratiques musulmanes à Téhéran.

-> De par la présence d’une forte communauté arménienne et assyrienne, Téhéran accueille aussi un certain nombre d’églises, comme l’église Sourp Gevork (construite en 1790), l’église Thaddée Bartoqimus (1808), l’église Enjili (1867), l’église Tatavus, une église assyrienne et une cathédrale arménienne (construite dans les années 1960) ainsi qu’une cathédrale grecque orthodoxe.

-> Turquie : Après les premières victoires de l’armée arménienne sur l’armée azérie lors de la guerre du Haut-Karabagh, le président turc Süleyman Demirel décrète en 1993 un embargo contre l’Arménie. La Turquie est solidaire avec les Azéris, un peuple turc, et a toujours maintenu des relations houleuses avec les Arméniens (notamment la diaspora arménienne) sur la question du génocide. L’embargo est aujourd’hui toujours en vigueur, les deux pays n’entretiennent aucune relation diplomatique officielle et la frontière reste fermée. La Turquie accueille le récent oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan conjointement avec l’Azerbaïdjan et la Géorgie. Ces trois pays sont les principales nations pro-occidentales dans le Caucase, opposées à l’axe Russie-Arménie. L’intérêt de cet oléoduc pour les Occidentaux est d’accéder au pétrole de la mer Caspienne en contournant la Russie et l’Iran. Cependant, le 6 septembre 2008, à l’occasion d’une rencontre entre les deux équipes nationales de football comptant pour les éliminatoires de la Coupe du monde 2010, le président turc se rend à Erevan pour assister au match au côté de son homologue arménien.

Les Azéris sont considérés comme un peuple turc.

-> Oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan :

[D]es considérations, à l’aune des intérêts occidentaux, réduisirent le choix à un débouché sur la côte méditerranéenne de la Turquie, que l’on atteindrait par la traversée de deux ou trois pays de la région du Caucase Sud; de l’Azerbaïdjan en passant soit par la Géorgie ou l’Arménie. L’option arménienne butait sur trois problèmes politiques fondamentaux :

  • l’absence de solution au conflit militaire sur le Haut-Karabagh entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan ;
  • les forts liens ethniques de la Turquie avec l’Azerbaïdjan, qui l’avaient conduite à fermer sa frontière arménienne ;
  • les tensions politiques entre la Turquie et l’Arménie concernant la reconnaissance du génocide arménien.

L’oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan est un projet guidé par une volonté politique de ne transiter par aucun territoire de l’ex-URSS qui n’entretienne de cordiales relations avec l’Azerbaïdjan. Il permet aussi d’éviter les nations instables du Moyen-Orient et l’Arménie en raison de piètres relations avec l’Azerbaïdjan et de sa participation à une alliance militaire, l’Organisation du Traité de sécurité collective, conduite par la Russie.

Grâce au gaz et pétrole, l’Azerbaïdjan devrait devenir le plus riche pays du Caucase. L’oléoduc sera aussi une importante contribution à l’indépendance politique et économique du pays.

Auteur :
Sami Valoys
Publié le 14 décembre 2020

Publié par magrenobloise

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