Les bienfaits du sucre

Néonicotinoïde

Carte des territoires des États-Unis où l’imidaclopride (l’un des principaux néonicotinoïdes) était utilisé (en 2012). Le graphique montre l’augmentation très rapide des volumes utilisés, et (en couleur) les types de culture concernés à partir de 1994, en moins de vingt ans.

Imidaclopride
Ces molécules sont de puissants neurotoxiques pour les insectes. Par exemple l’imidaclopride est 7 000 fois plus toxique pour les abeilles que le DDT sur la base des doses létales 50 %. 
Les néonicotinoïdes ciblent le système nerveux des insectes qui consomment ces plantes en interagissant négativement avec les récepteurs nicotiniques de l’acétylcholinedont elles sont un agoniste. L’imidaclopride, selon des chercheurs écossais (étude 2012) pourrait participer et accélérer la régression de pollinisateurs tels que les bourdons.
L’imidaclopride est un insecticide, mais il s’avère également toxique pour les algues (cf. CL90 > 9 mg·l-1.) et particulièrement pour de nombreux organismes invertébrés et vertébrés non cibles (pollinisateurs, oiseaux, etc.) selon la Task Force on systemic pesticides menée par Jean-Marc Bonmatin (CNRS) lors d’une évaluation mondiale et indépendante de toute la littérature scientifique disponible.

Béghin Say – Ecologie – En 2020, la marque de sucre a vu son chiffre d’affaires affecté par des manifestants. En effet, une loi a autorisé l’utilisation de néonicotinoïdes, un insecticide dangereux à l’origine de la mort de nombreuses abeilles. Or, l’urgence climatique et la protection des abeilles est de nos jours une nécessité. Des manifestants, dont les partisans du mouvement populaire appelé « La Ronce », ont donc décidé d’agir afin que la marque prenne conscience de ses actes. Ils ont appelé à retirer les bouchons de sucre et à ouvrir les boites afin de rendre les produits invendables. Ils espèrent que cette action montrera aux lobbyistes que protéger l’environnement est une nécessité et qu’ils feront des pertes, voire qu’ils ne vendront plus, jusqu’à ce que cette nécessité soit prise en compte.

Tereos :

L’histoire de Tereos se confond avec l’histoire de la culture de la betterave en France et en Europe. Les origines du groupe coopératif remontent ainsi au début du xixe siècle. Tereos trouve sa source dans les sucreries des familles Say (1812-1831) et Béghin (1821), pionnières du sucre de betterave en France, qui fusionnèrent en 1972 pour donner naissance à Béghin-Say, ainsi que dans les coopératives sucrières du nord de la France créées au début du xxe siècle par quelques agriculteurs, qui fusionnèrent entre elles dans la seconde moitié du xxe siècle.

Tereos rassemble 12 000 coopérateurs agriculteurs betteraviers en France et 22 300 salariés répartis au sein de 49 sites de production en Europe, Amérique latine, Afrique et Océan Indien, Chine et Indonésie ainsi que des sites administratifs ou commerciaux.

Tereos est le 2e groupe sucrier mondial, 1er groupe sucrier français et 3e groupe sucrier brésilien.

Bayer (entreprise)

Bayer AG est une société pharmaceutique et agrochimique allemande fondée en 1863 à Barmen (aujourd’hui une partie de Wuppertal), notamment par Friedrich Bayer et Johann Friedrich Weskott, dont le siège social est à Leverkusen, Rhénanie-du-Nord-Westphalie en Allemagne. Bayer développe des médicaments, des produits de santé sans ordonnance, des produits vétérinaires et des produits phytosanitaires pour l’agriculture.

Bayer est la première entreprise à avoir synthétisé de l’aspirine pure en 1897.

Conflits avec les apiculteurs.

En 1930, IG Farben rachète près de la moitié du capital de Degesch, qui inventera le Zyklon B, un puissant insecticide.

Histoire :

L’entreprise fut fondée le 1er août 1863 à Barmen, par Friedrich Bayer et Johann Friedrich Weskott sous le nom de « Friedr. Bayer et comp. » (Farbenfabriken vormals Friedrich Bayer et Companion), et produisait des colorants comme la fuchsine et l’aniline.

En 1866, le siège social et les principales unités de production s’établirent à Elberfeld.

En 1881, l’entreprise prend la forme d’une société par actions. En 1883, le chimiste Carl Duisberg intègre Bayer où il développe considérablement le département de la recherche.

Avant 1900, un composé contenant 5 % d’héroïne pure est vendu en pharmacie sous la marque Heroin. À l’époque, ce composé a été commercialisé car jugé utile pour des troubles respiratoires et certaines maladies telles que la tuberculose ou encore la bronchite.

Étant parvenu à synthétiser de l’acide acétylsalicylique pur (aspirine) en 1897, Bayer dépose, en 1899, le brevet et la marque Aspirin. Cependant, l’entreprise perd ce brevet à la suite de la Première Guerre mondiale et du traité de Versailles, stipulant que la marque et le procédé de fabrication entrent dans le domaine public dans un certain nombre de pays (France, États-Unis, etc.).

Le logo de la marque est conçu en 1904. En 1905, Bayer commence la production de médicaments aux États-Unis.

Bayer devient ensuite une partie d’IG Farben, un conglomérat d’industries chimiques allemandes créé dans les années 1920.

En 1930, IG Farben rachète près de la moitié du capital de Degesch, qui inventera le Zyklon B, un puissant insecticide.

En 1931, Gerhard Domagk, qui travaille pour la division d’IG Farben qui redeviendra Bayer après guerre, découvre le Prontosil, un sulfamide antibactérien. Il obtiendra un prix Nobel pour cette découverte

Degesch, filiale d’IG Farben, produit en grandes quantités du Zyklon B (puissant insecticide qu’elle a inventé) sous forme de cristaux pour les nazis qui les utiliseront dans les chambres à gaz des camps d’extermination.

Histoire :

En 1917, un comité technique de lutte contre les parasites est créé sous la tutelle du ministère prussien de la guerre. En mars 1919, ce comité est transformé en société à responsabilité limitée la « Deutsche Gesellschaft für Schädlingsbekämpfung mbH » dans le secteur de l’industrie chimique privée. En 1922 la firme Degussa entreprise chimique et métallurgique qui a une position dominante en Allemagne sur les applications industrielles du cyanure détient toutes les parts de l’entreprise Degesch.

En 1926, dans le cadre de la lutte anti parasitaire et dans le but d’obtenir un produit désinsectisant efficace, stable et d’usage maitrisé, Walter Heerdt, qui gère l’entreprise, invente le Zyklon B grâce au procédé qui consiste à faire adsorber de l’acide cyanhydrique par du Kieselguhr roche sédimentaire constituée d’algues fossilisées très riches en silice à fine granulométrie et avec une structure en nid d’abeille.Étiquettes de boites de zyklon B

C’est la firme de sucrerie de Dessau (Canada) qui est chargée de fabriquer le zyklon B pour Degesch. En 1927, Degesch détient 51 % des parts de l’entreprise Testa (Tesh & Stabenow) chargée de la distribution du Zyklon B. En janvier 1930, IG Farben détient des parts dans l’entreprise qui lui appartient désormais à hauteur de 50 % puis ramené à 42,5 % en octobre 1930. En 1932, le zyklon B représente 72 % des ventes et tombe à 26 % en 1937 et repasse à 59 % en 1943. La Testa livre en 1942 à Auschwitz 7 478 kg de zyklon B et en 1943 12 174 kg soit une augmentation de 63 % en un an. La seule visite connue d’un responsable de Degesch à Auschwitz est celle de son directeur technique Walter Rasch fin août 1944.

Le propriétaire et le PDG de la filiale Tesch & Stabenow ont été condamnés à mort et exécutés en mai 1946.

Des membres du conseil d’administration de Degesch sont poursuivis par un tribunal américain en 1948 mais faute d’éléments prouvant qu’ils connaissaient le détournement homicide du zyklon B par les SS ils sont relaxés. Trois dirigeants de Degesch comparaissent devant le tribunal de Francfort en mars 1949. Le gérant adjoint et le fondé de pouvoir sont relaxés tandis que le Dr Gerhard Peters, ex-directeur de la Degesch, est condamné à cinq ans de prison. Il a reconnu qu’il a été informé par Kurt Gerstein que le Zyklon B, officiellement destiné à la désinfection des locaux, servait aussi au meurtre de Juifs.

En 2003, l’entreprise Degussa reconnaît, en tant qu’ancienne propriétaire de la Degesch, avoir produit le Zyklon B, ce qui lui rapportait un bénéfice annuel de 200 000 Reichsmarks.

IG Farben, co-propriétaire de Degesch, avait des accords de coopération avec l’Américain Du Pont (de Nemours) qui fournissait l’acide cyanhydrique nécessaire aux exécutions capitales de certains états des États-Unis.

IG Farben – Entre deux guerres

Pendant la Première Guerre mondiale, la « petite IG Farben » a une position hégémonique et de monopole sur le territoire allemand. Plus tard, durant la Seconde Guerre mondiale, la « grande IG Farben » prétendra avoir perdu 203 millions de marks en raison des dédommagements imposés par le Traité de Versailles et des discriminations commerciales qui ont suivi. La défaite allemande en 1918 porte un coup relativement rude à l’industrie chimique allemande, car les Alliés confisquent tous ses actifs à l’étranger mais aucune infrastructure sur le territoire allemand n’a été détruite. Afin de faciliter et d’accélérer le retour d’IG-Farben sur la scène mondiale, six grandes sociétés chimiques décident de fusionner :

  • les trois sociétés de la « petite IG » (BASF, Bayer et Agfa) ;
  • Meister Lucius et Brüning/Höchst ;
  • Griesheim Elektron ;
  • Weiler ter Meer.

Juridiquement, il s’agit d’une « fusion-acquisition ». BASF y joue le rôle de la société acquérante en procédant à une augmentation de capital. Le siège de la nouvelle société est établi à Francfort-sur-le-Main. La marque Bayer désignait l’ensemble des médicaments d’IG Farben et la marque Agfa les produits photographiques (pellicules, appareils photos, optique).

De 1925 à 1939, IG Farben devient un empire industriel de tout premier plan. Grâce à un important groupe de recherche et de nombreux partenariats (en particulier avec la Standard Oil américaine (dirigé par Rockfeller) qui possède une part importante de son capital), elle met au point plusieurs procédés industriels très importants conduisant à de nouveaux produits :

  • synthèse du méthanol ;
  • caoutchouc synthétique ;
  • matières plastiques ;
  • textiles synthétiques ;
  • antibiotiques (de type sulfamides) ;
  • essences synthétiques (à partir du charbon) ;
  • sarin (insecticide (découvert en 1939, adapté à partir de 1950 pour servir de gaz toxique pour l’OTAN).

Après la conversion monétaire de 1924, l’activité boursière allemande est dominé à partir de 1925 par les grands cartels comme Vereinigte Stahlwerke (acier et charbon) ou IG Farben, avec de nombreux achats de titres spéculatifs basés sur des prêts bancaires, qui s’achève par le Krach du 13 mai 1927.

Le premier président du directoire d’IG Farben est Carl Bosch, jusqu’à sa mort en 1940. Hermann Schmitz, le directeur financier, lui succède jusqu’en 1945.

En 1938, près de 54 % des ventes de colorants IG Farben sont faites à l’exportation pour 49,5 % des gains de Farben à l’étranger (202 millions de marks en 1939 et plus de 49 % de ses exportations), finançaient les importations indispensables à la fois à la firme et au Troisième Reich.

IG Farben finance le camp de Monowitz-Buna (ou Auschwitz III), qui est un sous-camp dépendant d’Auschwitz, construit en octobre 1942 comme un Arbeitslager (camp de travail) mais comprenant une forte composante d’extermination. Il contiendra environ 12 000 prisonniers, surtout Juifs, sans femmes, avec quelques prisonniers de droit commun et politiques. Les détenus feront à pied les 14 km/jour pour aller et revenir à l’usine, avant qu’un train ne leur fasse faire la route. Dès mi-avril 1941, IG Farben construit son usine avec de nombreux prisonniers loués aux nazis (en provenance du camp de concentration d’Auschwitz, voisin). L’usine doit aussi produire de l’essence synthétique. Les Allemands avaient besoin de ce caoutchouc synthétique, car ils ne disposaient pas de colonie riche en hévéas (comme les colonies britanniques ou françaises d’Asie). L’Allemagne avait entamé une production de caoutchouc synthétique dès la Première Guerre mondiale, mais durant la Seconde Guerre mondiale, IG Farben, à cause notamment des bombardements alliés, semble n’avoir pas pu produire de caoutchouc synthétique à Auschwitz.


Carl Duisberg

Duisberg (comme Walther Rathenau et Hugo Stinnes) était alors l’un des grands patrons de l’industrie allemande qui, à partir de 1916, exigèrent la déportation en Allemagne de civils belges pour le travail forcé, pourtant contraire au droit des gens reconnu à l’époque par les grandes puissances.Le conseil d’administration d’IG Farben vers 1935, avec à gauche au premier plan Carl Bosch et à droite Carl Duisberg.

Duisberg travailla jusqu’en 1926 pour Bayer, et de 1925 à 1935 devint président de la Fédération nationale des industries allemandes et membre du Conseil de surveillance du trust qu’il avait contribué à mettre sur pied, le groupe chimique I.G. Farbenindustrie AG, qui avait entre autres absorbé Bayer.

Il avait fondé en 1921 la Société Géographique Carl-Duisberg, et subventionnait largement la Ligue Pangermaniste. Après la prise de pouvoir des Nazis, il participa jusqu’à sa mort aux réunions de l’Académie du Droit Allemand, institution de milliardaires favorables au régime, au sein de laquelle il anima l’« initiative pour la propriété industrielle » (Ausschusses für gewerblichen Rechtsschutz

Ligue Pangermaniste – Le Alldeutscher Verband (ligue pangermaniste) a existé de 1891 à 1939 et était le plus petit en nombre – mais pas sur le plan financier – des mouvements agitateurs existant dans l’Empire allemand. Il était perçu comme un groupement des plus bruyants et des plus influents. Son programme basé sur le pangermanisme était expansionniste et nationaliste. En particulier dans l’empire austro-hongrois des Habsbourg un antisémitisme et un anti-slavisme s’étaient déjà fait jour avant la Première Guerre mondiale. Sur une base régionale, le Alldeutscher Verband s’affichait en union personnelle avec les groupements appelés Kriegsvereinen (groupements bellicistes).

La reconnaissance par les Alldeutschen de la complète communauté de tous les Allemands, et pas seulement de ceux qui se trouvaient au sein des frontières de l’empire, et leur approche völkisch faisaient naturellement de la maison des Habsbourg la cible principale de leur propagande, puisque c’est en Autriche-Hongrie que se trouvaient les groupes de populations germanophones les plus importants qui ne faisaient pas partie de l’empire allemand.

Pacte germano-soviétique – Etape de rapprochement entre l’Allemagne et URSS – La position favorable de l’URSS dans ses négociations avec l’Allemagne s’accroît avec le temps : Hitler a en effet ordonné l’invasion de la Pologne pour le 26 août et ses généraux ainsi que Ribbentrop le poussent à pactiser avec Staline. Les négociations piétinent jusqu’à ce qu’Hitler intervienne personnellement dans la discussion diplomatique pour que l’accord se fasse. En URSS, Viatcheslav Molotov remplace le ministre des Affaires étrangères Maxime Litvinov, favorable à une alliance avec les démocraties occidentales et dont les origines juives sont, en outre, mal vues par les nazis.

Ces protocoles délimitaient les sphères d’influence de l’Allemagne nazie et de l’URSS dans les pays situés entre eux (Scandinavie, pays baltes, Pologne, Roumanie, Finlande). La ligne d’un éventuel partage de la Pologne, si réorganisation territoriale il devait y avoir, était également spécifiée. Ce partage eut effectivement lieu après que l’Allemagne nazie eût envahi la Pologne le 1er septembre 1939, suivie par l’URSS le 17 septembre. La ligne de partage se trouvait un peu à l’ouest de la ligne Curzon, qui avait été proposée par la Grande-Bretagne pour séparer la Pologne de la Russie après la guerre russo-polonaise de 1920.

Par ce traité, la Gestapo s’engageait aussi à livrer au NKVD les réfugiés russes (Russes blancs ou dissidents) présents sur le territoire allemand et réclamés par l’URSS, en échange de quoi l’URSS livrait à l’Allemagne de nombreux réfugiés antifascistes allemands et autrichiens vivant en URSS (ce fut le cas de Margarete Buber-Neumann et de la figure du Parti communiste d’Autriche, Franz Koritschoner).

Chaque partie trouva, durant deux ans, son intérêt dans ce pacte.

« Combien de temps la lune de miel va-t-elle durer ? » Caricature de Clifford BerrymanThe Washington Star, 9 octobre 1939.

Friedrich Ratzel – Très influencé par Darwin et sa théorie de l’évolution, il utilise ces concepts à une échelle plus générale, celle des États, en les comparant à des organismes biologiques qui connaissent croissance ou déclin sur une échelle temporelle. Selon ses propres mots, L’État subit les mêmes influences que toute vie. Les bases de l’extension des hommes sur la terre déterminent l’extension de leurs États. […] Les frontières ne sont pas à concevoir autrement que comme l’expression d’un mouvement organique et inorganique L’expansion des peuples doit leur permettre de récupérer les espaces de voisins moins vigoureux, vision qui légitime, certes, l’impérialisme allemand, mais de fait toutes les annexions territoriales connues par l’Europe centrale au long du xixe siècle.

La pensée de Ratzel, très ample et complexe, résiste à la simplification. Si ses idées ont été reprises plus tard par le géographe nationaliste Karl Haushofer, celles-ci constituant le terreau de la notion d’espace vital qui fleurit dans Mein Kampf, elles ne sauraient être réduites à cet aspect. Sa position sur la question coloniale démontre cette difficulté. Fondé en 1871, l’Empire allemand n’arrive que tardivement sur cette scène par rapport à l’Empire britannique ou l’Empire français. Ratzel défend l’idée qu’il puisse s’implanter en Afrique pour former une Mittelafrika plutôt qu’une Grossdeutschland, stratégie reprise dès 1914 par l’état-major allemand contre les colonies alliées. Elle est toutefois inverse de celle mise en œuvre par le Troisième Reich après 1933, celui-ci défendant l’idée d’une expansion en Europe au détriment des Slaves et des Latins. Pour autant, la volonté colonialiste de Ratzel, qu’il faut replacer dans les opinions de l’époque, repose sur des concepts plus incertains. Dans sa théorie, les « peuples de nature » (Naturvölker) de l’Afrique, Océanie, etc. s’opposent par leurs traits aux « peuples de culture » (Kulturvölker) de l’Ancien et Nouveau Monde, lesquels ont tout naturellement, à ce titre, le droit d’occuper les territoires des premiers pour les civiliser.

Karl Haushofer – Stefan Zweig considère que Karl Haushofer est un des pionniers dans l’acquisition d’une pensée cohérente capable de donner à l’Allemagne « une position de force ».8 En effet, la paternité du terme d’« espace vital » (en allemand, der Lebensraum) lui est prêtée. Ce faisant, Haushofer aurait livré à l’idéologie du national-socialisme ce concept, lui fournissant par là même une assise décisive et prétendument morale dans ses développements futurs : « Hitler, en lui-même peu accessible aux idées d’autrui, possédait cependant dès le principe cet instinct de s’approprier tout ce qui pouvait servir ses buts personnels ; c’est pourquoi cette « géopolitique » aboutit chez lui et se réduisit à une politique nationale-socialiste, et il lui demanda tous les services qu’elle pouvait rendre à ses desseins. La technique du national-socialisme a toujours été de donner à ses instincts de puissance exclusivement égoïstes un fondement idéologique et pseudo-moral, et cette notion d’« espace vital » fournissait à sa volonté d’agression toute nue un petit manteau philosophique, un slogan qui paraissait inoffensif par le vague de sa définition et qui, en cas de succès, pouvait légitimer toute annexion, même la plus arbitraire, en la représentant comme une nécessité éthique et ethnologique. »


Lire entièrement. Protégé par Rudolf Hess. Admiration d’Helena Blavatsky.

Principale actionnaire de Bayer – BNP Paribas (implantée en Turquie)

Jean Lemierre – Selon le journal L’Express, sa rémunération en tant que président de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement est de 428 000 euros à laquelle s’ajoute la résidence à Londres et une voiture avec chauffeur.

Bayer suite – En mai 2016, Bayer annonce le lancement d’une offre d’acquisition de 62 milliards de dollars sur Monsanto, après deux semaines de rumeurs. En septembre 2016, l’offre de Bayer remonte à 66 milliards de dollars et le 14 de ce mois, Bayer annonce officiellement que l’offre a été acceptée par les actionnaires de Monsanto.

Le 4 juin 2018, Bayer annonce que l’intitulé de l’entreprise restera « Bayer », impliquant ainsi la disparition de la marque Monsanto comme nom d’entreprise, probablement pour des raisons d’image de marque défavorable. Dans les mois qui suivent la valeur boursière de Bayer diminue, diminution qui atteint 30 milliards d’euros à fin octobre 2018. En juillet 2018, Bayer annonce la vente de ses activités dermatologiques à Leo Pharma pour un montant non dévoilé.

Entre 2016 à 2019, les ventes par Bayer de pesticides interdits en Europe mais destinés au Brésil ont augmenté de 50 %. Au moins une douzaine de substances toxiques interdites en Europe sont vendues par Bayer au Brésil, sous différentes marques de pesticides.

-> Contraception : La société Bayer a aussi mis en circulation des pilules contraceptives qui seraient très dangereuses pour la santé selon des enquêtes menées en Suisse et aux États-Unis. Ces pilules dites « de quatrième génération » s’appellent Yasmin, Yasminelle et Yaz, et seraient plus dangereuses que les anciennes, présentant des risques graves de thromboses. Des milliers de plaintes ont été déposées contre la société Bayer à cause des effets secondaires de ces pilules.

Le laboratoire pharmaceutique est accusé d’avoir sciemment écoulé des produits sanguins, afin d’augmenter son profit, qui auraient inoculé le virus du sida, principalement entre 1978 et 1985, alors que des procédés pour décontaminer ces produits existaient. Plusieurs milliers d’hémophiles dans le monde sont contaminés par le VIH à la suite de la négligence de la firme Bayer. À noter qu’un protocole de décontamination visant spécifiquement le VIH ne pouvait pas être inventé avant l’identification dudit virus, laquelle n’intervient qu’entre février 1983 et mai 1984.

Bayer figure en 2016 au troisième rang du top 100 des pollueurs atmosphériques aux États-Unis publié par l’Institut de recherche en politique économique (PERI) de l’université du Massachusetts à Amherst.

En 2019, Bayer se situe à la 83e place de ce même classement des pollueurs atmosphériques aux États-Unis.

Seconde Guerre Mondiale :

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Bayer se livre au trafic d’êtres humains en achetant des déportés du camp d’Auschwitz pour servir de cobayes dans le cadre d’expérimentations à prétention médicale et de caractère confidentiel.

Cinq lettres signées par les responsables de Bayer et destinées aux dirigeants du camp d’Auschwitz, rédigées en avril et mai 1943, ont été découvertes par un régiment de l’Armée soviétique lors de la libération du camp d’Auschwitz, pour l’achat de « lots de femmes » déportées.

Une controverse relative à la direction de l’entreprise durant la période nazie perdure : plusieurs hommes d’affaires américains, dont Edsel Ford, Henry Ford, Walter Teagle, C.E. Mitchell, Paul Warburg et W.E. Weiss, ont joué un rôle essentiel dans le développement d’IG Farben.

Auteur :
Miguel Vasquez
Rédacteur
Publié le 16 décembre 2020

Publié par magrenobloise

Webmagazine

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