Allemagne, partie 2

Cet article visa à cerner le pays qu’est l’Allemagne. Il s’intitule « Allemagne, partie 2 ».

Angela Merkel est la Chancelière de l’Allemagne. Elle vit son enfance à l’Est.

Le 17 novembre 1994, lors de la formation du cabinet Kohl V, elle succède à Klaus Töpfer au ministère fédéral de l’Environnement, de la Protection de la nature et de la Sécurité nucléaire. À la tête de ce ministère, elle organise à Berlin, en 1995, la première conférence des parties de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques. Elle dénonce également les manifestations gênant les transports des conteneurs de matière radioactive Castor. Les demandes de démission provenant de l’opposition, en particulier des Verts, n’auront pas de conséquences sur sa position. Après la défaite électorale de 1998, elle cède son poste au vert Jürgen Trittin.

En 1998, c’est la première fois qu’une femme atteint un tel niveau de responsabilité dans l’appareil chrétien-démocrate.

Au printemps 2003, Merkel s’oppose à la prise de position de son parti, sur la question de la troisième guerre du Golfe. Elle a en effet déclaré qu’il était irresponsable d’exclure « la force militaire en tant que dernier moyen catégorique. Elle est et restera un dernier moyen dans tout conflit, donc dans celui-là aussi ». Pour soutenir l’attitude des États-Unis, elle y prévoit un voyage qu’elle annule en raison des élections anticipées de 2005. En février 2004, elle effectue un séjour de trois jours en Turquie, afin de promouvoir le modèle de « partenariat privilégié » en tant qu’alternative à l’intégration complète à l’Union européenne.

Durant sa présidence, elle intensifie les relations avec les autres partis de la droite européenne. Après les élections européennes de 2004, elle profite du poids de la CDU dans le Parti populaire européen (PPE) pour participer au choix du futur président de la Commission européenne. C’est une innovation car habituellement, c’était uniquement une prérogative des chefs de gouvernement en exercice. Ainsi, Gerhard Schröder et Jacques Chirac s’étaient mis d’accord sur le choix du Belge Guy Verhofstadt mais Angela Merkel réussit finalement à imposer le Portugais José Manuel Barroso, constituant pour elle une première grande victoire politique à l’échelle de l’Union européenne.

Qui est Barroso ?

Président de la Commission européenne entre  2004 et 2014 il est depuis juillet 2016, il est président non exécutif du conseil d’administration de la banque Goldman Sachs.

José Manuel Durão Barroso est un juriste universitaire et un diplomate portugais. Lors de la révolution des Œillets en 1974, il se situe à l’extrême gauche radicale de l’échiquier politique comme président des étudiants maoïstes (MRPP), à l’époque seul parti d’opposition actif, avec le Parti communiste portugais.Ce parti fut financé par l’ambassadeur des USA, agent de la CIA, pour empêcher l’accession au pouvoir du parti communiste. En 1979, il fonde l’Association universitaire d’études européennes. Il obtient une licence de littérature à l’âge de 25 ans ; il s’est ensuite formé notamment à l’université de Genève, à l’Institut universitaire d’études européennes, qu’il a fréquenté avec une bourse de l’OTAN, où il a obtenu un diplôme en 1985 et où il fut assistant du professeur Dusan Sidjanski. Il y découvre la pensée de Denis de Rougemont. Il séjourne aux États-Unis pour parfaire des formations sur lesquelles il a toujours gardé la plus grande discrétion à l’université de Georgetown.

Il est promu ministre des Affaires étrangères le 12 novembre 1992, à trente-six ans seulement, et s’attache alors à faire connaître la cause du Timor oriental.

À l’occasion du 21e congrès du PSD, organisé à la fin du mois d’avril 1999 à Coimbra, il est élu président du parti. Il devient de facto le chef de l’opposition au socialiste António Guterres (actuel chef de l’ONU).

Son principal souci est de sortir le Portugal du marasme économique dans lequel il se trouve en mars 2002 avec des « feux orange » sur les principaux indicateurs économiques : inflation à 1,5 % (2001), prévisions de croissance de 1,8 % à 2,8 % pour 2002 et déficit budgétaire de 2,2 %. Mais, il imprime au gouvernement un vigoureux tournant atlantiste. Il se range ainsi en mars 2003 aux côtés des Américains et Britanniques pour déclencher la deuxième guerre en Irak contre des armes de destruction massive imaginaires allant jusqu’à organiser un sommet aux Açores (portugaises) des chefs de gouvernement pro-intervention (George W. Bush, Tony Blair, José María Aznar). Il annule également la participation du Portugal au programme de construction de l’avion militaire européen, Airbus A400M. Un retrait suivi par l’Italie qui coutera à l’avionneur européen près de 2 milliards d’euros.Il privatise la société nationale de pétrole au profit d’une société américaine, Carlyle, dirigée par son ancien mentor, l’ex ambassadeur des USA au Portugal, agent de la CIA, qui l’avait recruté, puis financé son parti le MRPP en 1975 pour contrer les communistes.

Carrière européenne

Le 29 juin 2004, Durão Barroso est nommé président désigné de la Commission européenne, choisi à l’unanimité par les exécutifs des 25 membres de l’Union européenne, lors d’un Conseil européen extraordinaire, les vingt-cinq États membres n’ayant, quelques jours auparavant, en effet pas réussi à se mettre d’accord sur un candidat parmi les noms qui circulent, notamment celui du Premier ministre de Belgique Guy Verhofstadt et celui du britannique, Chris Patten, commissaire européen sortant. Barroso est finalement choisi lors d’un « second tour » ; il est fermement soutenu par le gouvernement britannique qui refuse Guy Verhofstadt, candidat du couple franco-allemand, trop fédéraliste aux yeux de Londres.

Le Parlement européen donne son aval à cette nomination le 22 juillet 2004 avec 413 voix sur 711 (251 contre et 44 abstentions, 3 nuls). Sa présidence ne devient effective que le 22 novembre 2004, et non le 1er novembre comme initialement prévu. Il est remplacé à son précédent poste par Pedro Santana Lopes qui sera Premier ministre du 17 juillet 2004 au 12 mars 2005.

Attaché au libéralisme économique, il est très critiqué par une partie de la presse européenne de gauche ; pourtant, sa vision de la politique européenne se révèle en pratique très indécise selon le journaliste Jean Quatremer qui parle de « ligne politique totalement illisible ». Ainsi Martin Schulz, le président Parlement européen, déclare-t-il : « Quand il parle aux socialistes, il est socialiste. Quand il parle aux libéraux, il est libéral. Il dit aux gens ce qu’ils veulent entendre ».

Il doit affronter en 2005 le non à la Constitution européenne des Français et Néerlandais ; il déclare néanmoins peu après ces votes négatifs ne pas « être pessimiste ».

Il soutient la proposition de Nicolas Sarkozy de faire un traité modifié (traité de Lisbonne), mais récuse le terme de « traité simplifié ».

En juin 2009, les chefs d’États et de gouvernement le nomment pour un second mandat. Cette nomination est approuvée par le Parlement le 16 septembre (382 voix pour, 219 voix contre et 117 abstentions).Barroso avec le Néerlandais Sybrand van Haersma Buma, en 2014 à un sommet du Parti populaire européen.

Il passe la main fin octobre 2014 à son successeur à la tête de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, qui entre en fonction le 3 novembre 2014. À l’heure du bilan, Quentin Dickinson fait un état très critique des dix années passées à ce poste, assénant que Durão Barroso s’est « toujours montré plus doué pour conquérir le pouvoir que pour l’exercer ». Il met à son actif, lors de son premier mandat, le référendum constitutionnel européen « avorté » à cause de l’intervention du plombier polonais, engendré par « l’appétit dérégulateur » du président de la Commission qui est un des promoteurs fervents de la directive Bolkestein. Il l’accuse également d’un manque de pertinence dans sa gestion de la crise financière mondiale, laissant partir l’initiative aux pays membres plutôt que de mettre en place une politique coordonnée à l’échelle européenne, l’Europe étant là cantonnée à un « rôle de bureau d’études consultatif ». En limitant le nombre de textes législatifs portés à l’examen du Parlement européen afin de calmer le jeu avec les capitales européennes, il se met le Parlement à dos. Dickinson est moins négatif sur le second mandat, mais en mettant à l’actif des commissaires les plus actifs, dont Michel Barnier, ses principales réussites.

Il a notamment nommé conseiller spécial à la commission Dusan Sidjanski, président du Centre européen de la culture, financé par le groupe Latsis de Spiros Latsis (opère dans la banque, pétrole, immobilier, construction navale). Le groupe Latsis a été plusieurs fois avantagé par la commission, avant l’arrivée de Barroso, comme pour les financements européens en Grèce via la filiale EFG Eurobank et cinq autres contrats divers entre 1999 et 2004. Ce groupe est montré du doigt par certains parlementaires pour son manque de transparence en Grèce et dans les Balkans. Une motion de censure a été déposée en 2006 par 77 députés européens à propos des liens entre le président Barroso et ce groupe.

Frais de représentation : En 2010, le service de la Commission chargé de l’exécution des paiements pour frais de missions dévoilait que le coût pour le contribuable européen des « frais de représentation » et « missions » du président de la Commission européenne était de 730 230 € pour la seule année 2009, les frais de représentation des 26 autres membres de la Commission s’échelonnant entre 5 000 et 16 000 euros.

Embauche chez Goldman Sachs

L’annonce de l’embauche de Durão Barroso dans la banque d’affaires Goldman Sachs juste après la fin de son mandat européen a soulevé une vague d’indignation dans toute l’Europe et au-delà.

Plusieurs personnalités politiques françaises y ont vu une faute morale grave, et l’ont appelé à renoncer à cette prise de fonction. Dans un communiqué, les eurodéputés du PS français ont jugé « scandaleux » ce « nouveau pantouflage, qui ressemble fort à un conflit d’intérêt » ; « Nous exigeons une révision des règles pour empêcher de tels recrutements d’anciens Commissaires européens »24. Le secrétaire d’État aux affaires européennes de la France, Harlem Désir, a pour sa part déclaré publiquement que cette embauche était « particulièrement scandaleuse, compte tenu notamment du rôle joué par cette banque dans la crise financière de 2008 mais aussi du trucage des comptes publics de la Grèce. […] Moralement, politiquement, déontologiquement, c’est une faute de la part de M. Barroso, c’est le pire service qu’un ancien président d’une institution européenne pouvait rendre au projet européen, à un moment de l’histoire où il a, au contraire, besoin d’être soutenu, porté et renforcé ». Le président François Hollande a renchéri, déclarant cette décision « moralement inacceptable ». De son côté, Marine Le Pen a estimé sur Twitter que la nouvelle n’avait « rien d’étonnant pour ceux qui savent que l’UE ne sert pas les peuples mais la grande finance ».

En septembre 2016, la presse portugaise publie des courriers confidentiels autorisant à penser que Durão Barroso a entretenu des liens particuliers avec la banque lorsqu’il était président de la Commission, évoquant des visites officieuses chez elle et des suggestions de la part de la banque d’affaires sur les politiques européennes. Selon le journal portugais Público, les dirigeants de Goldman Sachs « faisaient parvenir au cabinet de Barroso de manière confidentielle des propositions sur des changements à apporter aux politiques de l’Union européenne ». D’autre part, M. Barroso aurait fait une visite discrète au siège de Goldman Sachs à New York, visite qui ne figure ni dans son agenda officiel, ni dans les archives de la Commission.

En octobre 2016 à Bruxelles, une pétition contenant plus de 150 000 signatures a été présentée par un collectif d’employés des institutions européennes. Elle dénonce la décision de Barroso de rejoindre la banque et réclame plus de morale aux dirigeants des dites institutions.

En février 2018, plusieurs ONG spécialisées dans la lutte anti-corruption, unies au sein de la coalition Alter-EU, lui reprochent d’effectuer des activités de lobbying auprès du vice-président de l’exécutif européen Jyrki Katainen,chargé de la compétivité,de la croissance et de l’emploi.Il l’avait rencontré dans un hôtel situé à 50 m de l’ancien bureau de Barroso.Jyrki Katainen ne mentionna pas ce rendez-vous dans le registre de transparence de l’U.E.Il fut contraint postérieurement de le faire citer dans son listing d’activités ,ce qu’il fit de mauvaise grâce puisqu’il omit dans un premier temps d’y faire écrire le nom de Barroso, sa mauvaise volonté ne faisant que renforcer les soupçons de collusion et de lobbying de Barroso auprès de la Commission européenne.

Exception culturelle

Le 16 juin 2013, à la suite de l’exclusion du secteur de l’audiovisuel de la négociation du traité de libre échange entre les États-Unis et l’Union européenne, il déclare, au sujet des opposants au libre échange des contenus culturels : « Cela fait partie de ce programme anti-mondialisation que je considère comme totalement réactionnaire ».

Indiquant dans le même temps qu’il est favorable à la protection de la diversité culturelle en Europe, il critique la position de la France visant à défendre l’exception culturelle (qui vise à différencier la culture de tout autre bien marchand).

Groupe Bilderberg

Henri de Castries

AXA

Présence mondiale du groupe Axa en 2017

En novembre 2020, le site d’information en ligne Mediapart révèle que AXA a subi un redressement fiscal pour avoir réalisé un montage lui permettant d’échapper à environ 100 millions d’impôts.

Thomas Buberl né à Cologne (Allemagne), est un dirigeant d’entreprise suisse et allemand, directeur général d’Axa depuis 2016.

Denis Duverne, né le 31 octobre 1953, est un dirigeant d’entreprise français.

Président du Conseil d’Administration du groupe AXA depuis 2016 et président du Conseil de surveillance de la Fondation pour la Recherche Médicale depuis 2017, il est notamment connu pour son activité dans le domaine de la philanthropie.

De 2007 à 2009, il est président du Europe Insurance CFO Forum, organisation qui réunit les directeurs financiers des grandes entreprises d’assurance (organisation créée en 2002 pour accroître la transparence du reporting financier des assureurs)10.

Depuis septembre 2018, il est président de l’Insurance Development Forum, organisation créée dans le cadre de la Cop 21 sous l’égide de la Banque Mondiale et de l’ONU, qui a pour rôle de renforcer l’utilisation de l’assurance en situation de catastrophes naturelles afin de protéger les populations et les différents acteurs impliqués.

Denis Duverne est également Vice-Président de l’European Financial Services Round Table (EFR).

Activités philanthropiques :

En 2014, il rejoint le Private Sector Advisory Group, une instance de conseil cofondée par l’OCDE et la Banque Mondiale pour améliorer la gouvernance d’entreprise dans les pays en développement.

Il est administrateur de la Chaîne de l’espoir depuis 2014.

En 2017, il est nommé président du conseil de surveillance de la Fondation pour la Recherche Médicale.

En décembre 2018, il lance, avec Serge Weinberg, l’initiative « Changer par le don », inspirée par le Giving Pledge de Warren Buffet et Bill Gates, pour encourager les plus aisés à donner au moins 10% de leurs revenus ou de leur patrimoine à des œuvres philanthropiques.

Auteur :
Miguel Vasquez
Rédacteur
Publié le 17 décembre 2020

Publié par magrenobloise

Webmagazine

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