Nokia, le rapide historique

Nicole Pras dresse quelques éléments historiques de Nokia.

En octobre 2017, Nokia confirme la suppression de 597 emplois d’ici à 2019 dans ses filiales Alcatel Lucent International et Nokia Solutions and Networks (NSN) basées à Paris-Saclay (Essonne) et Lannion.

En 2018, Le fondateur de Withings, start-up française spécialisée dans les objets connectés dédiés à la santé, rachète la marque à Nokia précédemment cédée en 2016.

En mars 2018, l’état finlandais investit 844 M€ pour prendre une participation de 3,3 % au capital de Nokia par l’intermédiaire de Solidium, l’organisme gérant les investissements de l’Etat finlandais. Cinq mois après, la Commission européenne fait un prêt de 500 M€ à Nokia.

Selon le cabinet Dell’Oro, en 2018, Nokia est le troisième fabricant mondial d’équipements télécoms avec 23 % pour Nokia du marché(contre 31 % pour Huawei et 29 % pour Ericsson).

En janvier 2019, Nokia annonce qu’il va supprimer 460 postes en France en 2019 et 2020, dans le cadre du nouveau plan mondial de réduction des coûts.

En 2020, Nokia, recentré sur les infrastructures télécoms, a signé un contrat pour la 5G avec 66 opérateurs de télécommunications dans le monde dont trois des quatre principaux américain (il réalise 30 % de son chiffre d’affaires mondial en Amérique du nord, comme Ericsson, soit près de 7 milliards de dollars). Nokia emploie 11 000 salariés aux Etats-Unis dont plus de 1 500 à Murray Hill siège des Bell Labs. Ses grandes usines de production ne sont pas aux États-Unis mais en Finlande, au Brésil, en Chine et en Inde.

Le 2 mars 2020, Pekka Lundmark est nommé président et directeur général de Nokia. Il remplace Rajeev Suri, qui quitte ses fonctions après plus d’une décennie en tant que président et directeur général de Nokia Siemens Networks puis de Nokia. Cette nomination sera effective le 1er septembre 2020.

Le 22 juin 2020, Nokia, libéré de toutes les obligations négociées avec le gouvernement français en 2015 au moment du rachat, annonce la suppression de 1 233 postes, soit un tiers des effectifs d’Alcatel-Lucent restant en France. Ces suppressions de postes concernent la recherche et développement (R&D) et les fonctions centrales sur les sites de Paris-Saclay, Nozay/Villarceaux (Essonne) et de Lannion (Côtes-d’Armor). Le domaine de la 5G dont la France devait être chef de file mondiale, est touché (la 5G, considérée comme stratégique, est une technologie de souveraineté, elle fait l’objet d’affrontements entre les États-Unis et la Chine au sujet de la place de Huawei, qui fait la course en en-tête, face à Ericsson et Nokia, dans son déploiement mondial). Sur le déploiement des réseaux 5G, Nokia rencontre des difficultés avec 18,8% de parts de marché, contre 26,6% pour Ericsson et 33% pour Huawei. Les salariés sont dépités, c’est lié aux efforts qui ont été accomplis et aux aides étatiques reçues par l’entreprise(CICE, Crédit d’impôt recherche)

Selon un rapport du Syndex de juin 2020, Nokia a reçu depuis 2015 des aides d’État pour les entreprises destinées à soutenir l’emploi en France y compris celui des plus qualifiés faisant de la recherche et développement dans le domaine de pointe des Telecom, 5G, et génération suivante et a fait de l’optimisation fiscale (273 millions € de crédit d’impôt recherche touchés depuis 2015, 39 millions € d’impôts sur les bénéfices évités en trois ans).

Suite aux protestations et à la prise de position du gouvernement, Nokia prévoit de préserver 250 postes qui devaient disparaître dans le plan social annoncé en juillet 2020. Nokia projette d’ouvrir un nouveau « centre de cybersécurité » à Lannion, le second projet autour de la 5G est « destiné à expérimenter et intégrer les futurs cas d’usage et services de la 5G, ainsi qu’à tester de nouveaux modèles d’affaires ».

Nokia a présenté des résultats en hausse pour son exercice 2019 et a dégagé son premier bénéfice annuel net depuis 2015. Le groupe a annoncé un résultat net de 7 millions d’euros sur l’exercice 2019, contre une perte de 340 millions d’Euros en 2018. Le chiffre d’affaires a progressé de 3,3 %, à 23,3 milliards d’Euros.  Le résultat opérationnel est ressorti à 1,13 milliard d’Euros, en hausse de 1 % .

En 2019, pour la multinationale Nokia dont le siège social se trouve en Finlande, l’activité réseau représente 78% du CA du groupe, les États-Unis fournissent 28,3% du CA mondial à 6,609 milliards d’euros, la Finlande représente 6,7% du CA à 1,552 milliards d’euros, la France enregistre 5,8% du CA à 1,229 milliards d’euros)

En juin 2020, la capitalisation de Nokia est de 24,591 milliards de dollars, la valeur de l’action est à 3,7 Euros.

Le premier actionnaire est un fond de placement possédé par l’état finlandais.

Le plus gros du CA réalisé aux Etats-Unis.

Auteur :
Nicole Pras
Publié le 19 décembre 2020

Publié par magrenobloise

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