UE : La réussite économique d’un pays ne peut pas tout

Miguel Vasquez, rédacteur montre dans cet article que la politique économique menée par l’Allemagne pour redevenir une puissance marche uniquement pour l’Allemagne. Appliquer cela à tous les pays dans le cadre de l’UE ne marche pas. En effet, malgré la réussite économique de la Turquie les principes, les droits du pays ne coïncident pas avec ceux de l’UE car depuis des années ils ont profondément été basés sur l’islam. C’est une position respectable mais qui ne coïncident pas avec les intérêts de l’UE (création du fait du nazisme). La façon dont est enseignée l’islam suppose le refus des contestations, c’est une doctrine politiquo-religieuse (théocratique) autoritaire. C’est leur choix. Hors en UE ce n’est pas ainsi que la démocratie fonctionne. C’est une démocratie et non pas une théocratie. Chose que l’Allemagne n’avait pas vu venir. La politique démocratique de l’UE appliquée à la Turquie avec la façon dont est envisagée l’islam ne marche pas. L’Allemagne se sent redevable envers la Turquie puisque grâce aux étrangers elle a réussi à redevenir une puissance. Mais la religion bloque désormais. L’UE n’a plus de sens si ce n’est pour l’Allemagne qui veut conserver sa position dominante mais ceci ne serait pas raisonnable et n’est qu’une illusion. La Turquie doit pouvoir se développer sans l’Allemagne. L’Allemagne doit pouvoir abandonner l’UE car ce problème avec la Turquie montre les limites du système et ne regarde que l’Allemagne et la Turquie. S’entêter, impliquer tous les pays, relève de l’égoïsme, de l’idéologie irraisonnée, d’une dictature : la dictature européenne, la religion européenne qui fait autant de dégâts qu’une religion autoritaire. En ce sens, elle rejoint les intérêts de certains pays.

Allemagne :

Elle est une grande puissance politique et sa dirigeante politique, Angela Merkel en 2019, est largement perçue comme la personnalité politique la plus influente de l’Union européenne. L’Allemagne est aussi la première puissance économique d’Europe ainsi que la quatrième puissance économique mondiale, et elle compte parmi les pays industrialisés les plus développés et les plus performants dans le monde. Elle figure parmi les premiers mondiaux dans les secteurs de l’aéronautique, de l’automobile, de l’industrie chimique et de la construction mécanique. L’Allemagne est en 2017 le troisième exportateur mondial derrière la Chine et les États-Unis et elle est le pays présentant le plus grand excédent commercial du monde en 2018. Elle a aussi le taux de chômage le plus bas parmi les 19 États membres de la zone euro, ce taux s’établissant à 3,3 % en décembre 2018, d’après Eurostat. L’Allemagne affiche un niveau de vie « très élevé » : elle est 4e au classement IDH en 2019.

La Shoah est l’extermination systématique par l’Allemagne nazie d’entre cinq et six millions de juifs, soit les deux tiers des juifs d’Europe et environ 40 % des juifs du monde. Le 30 avril 1945, Hitler se suicide.

e pays, bordé au nord-ouest par la mer du Nord et au nord-est par la mer Baltique, occupe une place centrale dans l’Union européenne par sa situation, sa puissance démographique, industrielle et commerciale. Une grande partie de l’Allemagne occidentale fait partie de l’Europe rhénane, la région la plus dynamique d’Europe et l’une des plus dynamiques du monde.

En 2019, le jour du dépassement (date de l’année à partir de laquelle l’humanité est supposée avoir consommé l’ensemble des ressources que la planète est capable de régénérer en un an) de l’Allemagne est le 3 mai. L’Allemagne est l’un des pays dont la consommation dépasse le plus les capacités de la planète.

L’Allemagne est le 25e pays ayant la plus forte concentration annuelle de particules. Celle-ci dépasse légèrement le seuil recommandé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

La disparition des insectes est massive en Allemagne : jusqu’à 67 % ont disparu entre 2010 et 2019 des prairies, et 41 % dans les forêts.

Une des particularités de la démocratie allemande est l’institutionnalisation du rôle des partis politiques : représenter les citoyens et leur apporter une formation politique.

Défense

La Bundeswehr (en allemand « force de défense fédérale ») est une armée exclusivement servie par des professionnels depuis 2011, composée en décembre 2012 de 191 818 militaires, dotée d’un budget de 31,68 milliards d’euros qui déploie aujourd’hui à l’étranger plus de 13 000 hommes.

Traité

Ce traité règle le nouveau statut international de l’Allemagne unie au cœur de l’Europe en fixant définitivement les frontières (art. 1er), et en plafonnant l’armée allemande à 370 000 hommes. Après 45 ans de tutelle étrangère, l’Allemagne retrouve sa souveraineté pleine et entière ; elle redevient un État comme les autres. Forte de sa puissance économique et de sa stabilité, elle s’efforce d’aider les autres États, principalement ses voisins de l’Est, à acquérir cette même stabilité politique. N’ayant plus de visée de puissance ou d’hégémonie, elle promeut les critères environnementaux, les droits de l’homme ou les droits sociaux elle privilégie la culture d’influence via les investissements économiques dans les pays de l’Europe centrale et orientale dont elle favorise l’intégration à l’Europe politique. Elle est devenue un des piliers de l’Europe. Des troupes allemandes sont intervenues dans le cadre des missions de l’OTAN en Bosnie-Herzégovine, au Kosovo et en Afghanistan. En ce qui concerne ce dernier pays, la Bundeswehr y participe depuis janvier 2002 à la mission de la Force internationale d’assistance à la sécurité (ISAF) de l’OTAN. En 2005, environ 7 000 soldats y étaient stationnés.

Politique sociale

L’Allemagne est peuplée de 83,1 millions d’habitants en septembre 2019, dont 10,3 millions d’étrangers. Avec ses 233 habitants par km2, l’Allemagne est l’un des pays les plus densément peuplés d’Europe (après les Pays-Bas, la Belgique et le Royaume-Uni). C’est le pays le plus peuplé de l’Union européenne. L’Ouest du pays reste plus peuplé que l’Est. En effet, on rencontre d’importantes concentrations urbaines à l’Ouest (région métropolitaine Rhin-Ruhr), dans le Sud-Ouest (région Rhin-Main, région métropolitaine Rhin-Neckar) et le Sud du pays (région métropolitaine de Stuttgart, région métropolitaine de Munich).

Le taux de natalité de l’Allemagne est l’un des plus faibles du monde (9,5 ‰) et son accroissement naturel est négatif depuis les années 1980 pour les onze Länder de l’Ouest, et dès 1972 à l’échelle nationale. Le nombre de naissances a atteint un minimum en 2011 avec 662.685 avant de remonter dans les années suivantes jusqu’à 792,000 naissances en 2016 du fait d’une immigration augmentée et une politique familiale plus ambitieuse. En 2016, le taux de fécondité allemand est de 1,60 enfant par femme et se trouve proche de la moyenne de l’Union européenne. Jusqu’au début des années 1990 cependant, les cinq Länder de l’Est avaient un taux de fécondité bien plus élevé qu’à l’Ouest, mais la natalité de l’Est est aujourd’hui aussi faible que celle de l’Ouest. Une des raisons de cette faible fécondité résidait dans la difficulté pour les femmes de concilier vies familiale et professionnelle. Cela s’est amélioré dans les dernières années grâce à l’ouverture de beaucoup de nouvelles crèches.

Durant longtemps, l’Allemagne a été réticente à toute politique incitative qui lui rappelait l’époque nazie ou, en RDA, celle communiste. La récente coalition CDU-SPD a pris une série de mesures, sous la houlette de la ministre ancienne de la Famille, des Personnes âgées, des Femmes et de la Jeunesse, Ursula von der Leyen, qui bouleversent la politique familiale. En 2007, un salaire parental a été créé. Il vient s’ajouter aux allocations familiales. Le parent qui arrête son travail pendant un an touche une allocation représentant 67 % du salaire perdu, avec un plafond de 1 800 euros et un minimum de 300 euros. La ministre a décidé la construction de crèches représentant 500 000 places jusqu’en 2013 pour les enfants de un à trois ans. Le nombre de places en crèches a atteint de nouveaux sommets en 2014. L’aménagement du temps de travail, indispensable au développement de toute politique familiale, commence à entrer dans les négociations collectives. Ainsi, en 2016, l’Allemagne applique une des politiques familiales les plus coûteuses au monde, avec un total de 156 mesures, pour un coût annuel total de 55,4 milliards d’euros. En 2019, les allocations familiales sont augmentées de 10 € par mois et enfant : 204 € au lieu de 194 € pour le premier et deuxième enfant, 210 € au lieu de 200 € pour le troisième enfant et 235 € au lieu de 225 € par mois pour le quatrième enfant et les enfants suivants. Une nouvelle augmentation de 15 € par mois et enfant est prévue pour 2021.

Actuellement, la population allemande n’augmente que grâce à un solde migratoire positif. En 2018, ce solde migratoire net a atteint un niveau entre 340 000 et 380 000 personnes, mais le nombre de naissances était inférieur à celui des décès par 150 000 à 180 000. L’essentiel des nouveaux immigrés en Allemagne est originaire des pays de l’Union européenne.

Pour résoudre le problème du financement des retraites, les assemblées allemandes ont choisi d’élever l’âge légal du départ à la retraite de 65 à 67 ans entre 2012 et 2029. Il est ensuite question de le repousser à 69 ans et quatre mois. Les retraites en Allemagne sont assez faibles, ne représentant que 48 % du salaire moyen.

L’Allemagne accueille environ 10,3 millions d’étrangers, parmi lesquels les Turcs forment la plus importante minorité avec 1,5 million de ressortissants, devant les Italiens, les Polonais, les Russes et les Grecs.

L’Allemagne durcit son encadrement de l’immigration et des procédures d’intégration des nouveaux arrivants, et adopte en 2005 la Zuwanderungsgesetz , ou loi sur l’immigration, qui comprend la reconnaissance de l’Allemagne en tant que « pays d’immigration ».

Cette nouvelle loi sur l’immigration touche aussi la loi sur la Natalité, facilitant l’obtention du statut de Citoyen pour les enfants nés sur le territoire allemand d’au moins un parent ayant vécu légalement en Allemagne pendant cinq ans.

Religion

Les guerres de religions ont déchiré les Allemands aux xvie et xviie siècles, au cours de la guerre de Trente Ans. La réforme luthérienne est introduite par le moine augustin Martin Luther. La diffusion de la Dispute de Martin Luther sur la puissance des indulgences (titre latin Disputatio pro declaratione virtutis indulgentiarum), plus connue comme les Quatre-vingt-quinze thèses, a déclenché la Réforme en Allemagne. Le document aurait été placardé à la porte de l’église de Wittemberg (aujourd’hui en Saxe-Anhalt) le 31 octobre 1517. Les 95 thèses sont finalement condamnées le 15 juin 1520 par la bulle Exsurge Domine du pape Léon X. Luther, alors ouvertement en conflit avec l’Église, est excommunié au début de l’année suivante.En vert : principalement catholique ; en rouge : principalement protestant.

Aujourd’hui, le Nord et l’Est de l’Allemagne sont majoritairement protestants. La grande majorité des protestants allemands appartient à l’Église évangélique en Allemagne qui rassemble 24,9 % de la population. Des majorités catholiques se trouvent avant tout en Rhénanie, au sud du Bade-Wurtemberg et en Bavière où est né le pape Benoît XVI. 27,2 % de la population est catholique. L’Est de l’Allemagne et Hambourg sont majoritairement sans confession mais la première religion reste le luthéranisme. Enfin, l’islam est pratiqué par la communauté turque, concentrée dans la Ruhr et à Berlin. La population alévi bektachi est estimée entre 500 000 et 625 000. En 2000, l’Allemagne accorde aux alévis le statut de « communauté religieuse ».

En Allemagne existe la Kirchensteuer, un impôt destiné aux institutions religieuses.

Turquie :
En 1913, la défaite de la Première guerre balkanique amène les Jeunes-Turcs (Parti Union et Progrès) au pouvoir. À l’instigation de ceux-ci, l’Empire ottoman entre en guerre en 1914 aux côtés de l’Allemagne et ses alliés.

En 1915, face aux menaces russe (campagne du Caucase) et franco-britannique (débarquement des Dardanelles), le noyau dur du parti, et notamment Talaat Pacha, met en place et organise, entre 1915 et 1917, le génocide arménien qui coûte la vie, selon une majorité d’historiens, à 1,2 million d’Arméniens d’Anatolie et du haut-plateau arménien, soit les deux tiers de la population arménienne locale, sans que les puissances occidentales interviennent. Le génocide arménien est parfois qualifié de « premier génocide du xxe siècle ».

 L’Union européenne est le premier partenaire commercial du pays.

En 2010, la Turquie est la 1re puissance économique du Moyen-Orient devant l’Iran et l’Arabie saoudite, la 7e puissance économique d’Europe et la 15e puissance économique mondiale. Membre du Groupe des vingt et de l’Union douanière, la Turquie a officiellement entamé ses négociations d’adhésion avec l’Union européenne en octobre 2005.

Selon le magazine Forbes, Istanbul comptait un total de 37 milliardaires en 2013, se classant 5e au monde, derrière Moscou (84 milliardaires), New York (62 milliardaires), Hong Kong (43 milliardaires) et Londres (43 milliardaires).

En 2000, le pays connait la plus grave crise financière de son histoire moderne.

En 2001, Kemal Derviş, ministre de l’Économie, met en place d’importantes réformes économiques :

  • autonomie de la banque centrale ;
  • recapitalisation des deux plus grandes banques publiques et de certaines banques privées ;
  • saisie ou fermeture de banques insolvables ;
  • restructuration des principaux établissements.

Ces réformes sont à l’origine de la solidité actuelle du secteur financier de la Turquie.

La stabilité politique (majorité parlementaire AKP depuis 2002), le début des négociations d’adhésion avec l’Union européenne, la mise en circulation d’une nouvelle monnaie et la maîtrise des dépenses publiques améliorent également la confiance des agents économiques envers les autorités politiques et monétaires du pays et contribuent à la stabilisation du niveau général des prix et au renforcement du secteur financier.

En 2010, la Turquie affiche un taux de croissance de +9,1 %, supérieur à celui du Brésil (+7,5 %) ou de l’Allemagne (3,7 %). La structure de la production de la Turquie est caractérisée par une surreprésentation de l’industrie et de l’agriculture et une sous représentation des services. La Turquie est un pays industriel ou l’agriculture occupe une place importante dans la production de la richesse nationale. La valeur ajoutée de l’industrie représente 26,6 % du PIB contre 63,7 % pour les services et 9,6 % pour l’agriculture.

La vitalité de l’économie turque s’explique par :

  • la présence d’un grand marché intérieur (75 millions de consommateurs): la consommation privée est soutenue et son pouvoir d’achat augmente. La Turquie affiche un taux de croissance du PIB par habitant de 7,8 % contre 1,4 % au Royaume-Uni ;
  • des investissements importants : ces derniers représentent une part importante du PIB en 2010 (20 %contre 17,3 % en Allemagne).

L’économie turque est une économie relativement ouverte. Les échanges extérieurs représentent 48 % du PIB contre 22 % au Brésil et 88 % en Allemagne. L’Union européenne est le premier partenaire commercial du pays. En 2010, le commerce extérieur du pays est largement déficitaire. Depuis le début des années 1990, la Turquie renforce son ouverture économique en signant une série d’accords de libre échange. Se faisant, elle ouvre de nouveaux débouchés à ses entreprises exportatrices et favorise leur approvisionnement en matière première. Parallèlement, le gouvernement turc mène une politique de suppression des visas avec des pays tiers pour faciliter la prospection des chefs d’entreprises turcs. Pour le centenaire de la République turque (2023), l’objectif du gouvernement est d’atteindre les 500 milliards de dollars d’exportation. Pour atteindre cet objectif, la Turquie doit :

  • augmenter ses efforts en matière de recherche et développement (0,73 % du PIB en Turquie contre 2,68 % pour l’Allemagne) ;
  • exporter des produits à forte valeur ajoutée pour retrouver un équilibre de sa balance commerciale (les exportations de produits de haute technologie représentent 1,93 %des exportations de biens manufacturés en Turquie contre 11,2 % pour le Brésil et 15,2 % pour l’Allemagne).

La consommation privée soutenue, le taux d’investissements élevé et le déficit de la balance commerciale pousse le pays à recourir aux flux de capitaux étrangers (IDE et investissements de portefeuille). Le taux d’épargne (14,5 % du PIB) bien que supérieur à celui du Royaume-Uni (12,9 %) ou des États-Unis (11,6 %) ne suffit pas à pourvoir les sommes nécessaires au développement économique du pays. La vigueur de l’économie turque en 2010 s’accompagne de tensions inflationnistes (+8,7 %).

En 2010, les finances publiques sont maîtrisées et la Turquie aura remboursé la totalité de sa dette auprès du Fonds monétaire international en avril 2013 :

  • la dette du gouvernement se monte à 50,7 % du PIB contre 117 % pour l’Italie et 56 % pour l’Allemagne ;
  • le déficit budgétaire représente -2,25 % du PIB contre -3,14 % en Allemagne.

et le pays dispose de réserves en mois d’importation relativement bonnes.

Le risque pays se rapproche des pays européens. Toutefois, l’épargne turque est insuffisante et le pays, dépendant des capitaux étrangers, voit son endettement privé extérieur fortement augmenter, augmentant le risque de change. Entre 2000 et 2010, la dette extérieure de la Turquie est multipliée par 3 et atteint les 294 milliards de $US. Le risque politique est encore souligné par les agences de notation. Pour éviter les troubles sociaux, la Turquie doit instaurer une forte démocratie, seul moyen de faire adhérer l’ensemble de sa population aux objectifs de développement national. En pensant la démocratie comme un levier de croissance, en accordant une réelle liberté de pensée et d’expression à ses intellectuels-chercheurs, en accordant des droits à ses minorités ethniques (kurde, zaza, laze, tatar, azéri, roms, abkhaze…), en accordant des droits à ses minorités religieuses (alevi bektachi, câferî, chrétien et musevi), la Turquie s’éloignera des tensions religieuses et ethniques que sa géographie lui impose, elle assurera sa stabilité politique et accroîtra son attractivité économique. Se faisant, plusieurs milliards de dollars dépensés chaque année pour sa politique sécuritaire seront alloués au développement humain et économique du pays. La rédaction de la nouvelle constitution turque est l’occasion d’encrer solidement la Turquie dans le cercle des pays démocratiques, pacifiés et stables. Au politiciens turcs d’en relever le défi et d’y associer, sans sectarisme, l’ensemble des composantes de la société turque.

Selon The Economist Group, le sens de causalité entre démocratie et richesse économique est discutable. Mais au vu des faibles réserves en hydrocarbures de la Turquie et des objectifs qu’elle s’est fixés pour 2023 (industrie de haute technologie et intégration à l’Union européenne) le développement de la démocratie turque est une nécessité pour :

  • stabiliser politiquement et socialement le pays ;
  • libérer les idées et donc développer la créativité intellectuelle et technologique dont la Turquie a besoin pour produire et exporter des produits à forte valeur ajoutée ;
  • développer l’entrepreneuriat pour augmenter le nombre d’entreprises et pourvoir des emplois à sa population croissante. En 2008, le régime politique le plus favorable à la création d’entreprise est la démocratie avancée. En moyenne une démocratie avancée crée 26,6 entreprises nouvelle pour 10 000 habitants, soit 5 fois plus que les démocraties imparfaites, 5,6 fois plus que les régimes hybrides et 2,3 fois plus que les régimes autoritaires.

En 2010, la Turquie est la 15e puissance économique mondiale pour ce qui est du PIB mais concernant l’indice de développement humain, le classement est moins favorable et montre que la Turquie doit intensifier ses investissements dans l’éducation, la recherche et la santé et mener des politiques moins inégalitaires. En 2019, l’IDH de la Turquie se monte à 0,806. Au niveau mondial, la Turquie est classée 59e.

L’éclatement de scandales de corruption en 2013, la tournure autoritaire du pouvoir politique et la fin du processus de paix avec les kurdes en 2015 augmente les lacunes en matière de transparence, d’indépendance de la justice et de stabilité. Ces carences apparaissent comme des freins au bon développement économique du pays et à l’attrait de capitaux étrangers. Les responsables d’entreprises qui s’opposent politiquement aux gouvernements sont systématiquement sanctionnés. Ainsi les sociétés faîtières Koç et İpek Koza sont punies la première pour son soutien aux manifestants de Gezi et la deuxième pour l’opposition politique de sa branche média. Les moyens utilisés par le gouvernement vont de l’annonce d’amendes fiscales records à la mise sous tutelle des entreprises sans décision de justice.

  • en matière d’indépendance de la justice, la Turquie est classée 88e sur 142 en 2012 ;
  • en matière d’indépendance de la presse, la Turquie est classée 148e sur 179 en 2012 ;
  • en matière de corruption la Turquie est classée 64e sur 175 en 2014.

La fin du processus de paix avec les Kurdes est à l’origine de nombreux accrochages entre l’armée et la guérilla aussi bien à l’est du pays que dans les grandes métropoles turques. Ces évènements créent un climat de violences quasi quotidiennes qui n’est pas propice au climat des affaires. Les tensions institutionnelles, judiciaires et politiques canalisent l’énergie du pays vers l’appareil sécuritaire. L’inachèvement de la démocratie turque, pour ne pas parler de détérioration, fragilise la paix sociale, polarise la population selon des critères politiques, ethniques et religieux et empêche le potentiel de l’économie turque de se révéler pleinement.

Tourisme

La Turquie est la sixième destination touristique mondiale. Plus 51 millions de touristes étrangers ont visité la Turquie en 2019. Le tourisme a rapporté au pays plus de 34 milliards de dollars la même année.

La Turquie est un pays très visité grâce à des sites naturels attractifs et à une histoire singulière dans le monde, comme le témoigne la ville d’Istanbul. Antalya se trouve à la quatrième et Istanbul à la dixième place des villes les plus visitées au monde en 2013. Les grandes régions touristiques de Turquie sont principalement Istanbul, les côtes de la mer Égée et de la mer Méditerranée et la Cappadoce.

Le tourisme médical est une nouvelle constante dans le secteur touristique turc, bon nombre d’Européens viennent passer des vacances tout en se soignant. Le pays dispose de bon nombre de sources thermales qui tirent le tourisme des côtes vers le centre du pays. Le trekking et le tourisme sportif connaissent également une grande expansion, grâce aux investissements du privé.

Auteur :
Miguel Vasquez
Rédacteur
Publié le 19 décembre 2020

Publié par magrenobloise

Webmagazine

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