Etre comme l’oiseau

La France est bien connue pour être le pays des droits. Tout le monde viole, profite de ses droits, en use et abuse. Ainsi, il serait très fructueux que ceux qui font des entorsent à la loi ne bénéficient d’aucun droit. En effet, Cesare Beccaria, indiquait dans Des délits et des peines que pour que le droit soit respecté, il faut une peine à la hauteur de l’entorse. Ainsi, il suffirait à la France de reprendre tous ses droits, et d’ajuster la façon dont elle peut supprimer des droits aux personnes qui font des entorses à son droit. Plus l’entorse est grave, moins la personne aura de droit. Par exemple, le fait d’insulter quelqu’un sur les réseaux sociaux ou de menacer de mort peut se traduire par une interdiction de liberté d’expression sur les réseaux sociaux, les plateformes publiques voire d’instruction et être forcé de travaux d’intérêt généraux par exemple à l’école ou les services d’aides à la personne. Cette interdiction peut avoir une durée de 6 mois à 3 à 5 ans mais ce sera une interdiction tout de même.

Le trafic de drogues et autres trafics, autres degrés, pourraient se traduire par une interdiction de pratiquer un métier en France, une interdiction d’aides sociales (chômage, santé), une interdiction de pouvoir se défendre devant les tribunaux. Une interdiction de droit à la défense. Ce serait alors un problème pour les avocats mais il ne faut pas que les avocats comptent sur le crime organisé pour vivre, il faut pouvoir vivre de la profession autrement car sinon cela incite au crime, puisque les personnes seront défendues, parfois par les meilleurs. Les avocats pourraient ainsi redorer leur robe noire et s’atteler à d’autres tâches comme par exemple la réflexion, se pencher sur les prisons, donner des cours etc. Peut-être est-ce une piste à creuser. En tout cas pour ce qui est des droits, la France, pour chaque crime et délit doit pouvoir ôter chaque fois des droits, des libertés, sur chaque droit et liberté que la France offre. Une personne qui n’a plus de droit, n’est plus rien, mais si une personne a des droits en France et parce qu’elle a des droits, se permet de les utiliser à mauvais escient, c’est-à-dire en lui faisant du tort (ne pas travailler, ne pas prendre ses droits pour ses devoirs, ne pas respecter le droit), alors au bout du compte c’est la France qui n’est plus rien. Il faut donc choisir : soit la France renonce à ses droits pour faire plaisir à ceux qui les entravent, qui l’a trahissent ou elle leur retire des droits pour de ne plus qu’ils en aient, pour qu’ils ne fassent plus partis de la Cité, qu’ils soient en quelque sorte rejetés comme lors de la Cité d’Athènes. Si ceux-ci font des efforts ils pourront être réintégrés (travaux d’intérêt général, non rémunéré, bénévolat).

La France doit également pouvoir retirer des droits aux personnes qui ne font pas leur devoir. Par exemple, un enfant dans une famille nombreuse qui a des difficultés à l’école et qui une fois rentré chez lui ne peut faire ses devoirs. Il faut pouvoir imaginer que les parents ne parlent pas ou pas bien le français et/ou qu’ils n’ont pas le temps de s’occuper de lui. Les parents devraient suivre des cours de français, de façon obligatoire afin de pouvoir aider l’enfant. Les parents et les enfants pourraient assister ensemble à la garderie pour faire les devoirs ensemble. Si les parents et les enfants ne suivent pas ces cours, les parents pourraient être privés de droits par exemple d’aides sociales financières. Il faut en effet que les aides ne soient plus financières mais que ce soit des aides sociales concrètes. Que le service ne soit plus financier mais social envers la personne : donner des cours de Français, soutien scolaire dans une matière. Il faut transformer l’aide financière en aide concrète.

Enfin la théologie doit pouvoir être un droit et non pas un devoir. Certain(e)s font passer la théologie avant les devoirs : devoirs envers la société. Hors ce doit être l’inverse. Pour pouvoir accéder à la théologie il faut pouvoir prouver que l’on effectue ses devoirs en société : contribuer à l’effort de guerre : la force et l’intelligence collective.

En fonction de cela et du nombre de points que cela fait obtenir à la France la personne peut accéder à des services théologiques et/ou des fonctions hiérarchiques, des postes à responsabilités. Sans quoi cela est interdit car il faut que la personne ait acquis des connaissances dans toutes les religions. Il faudrait également que la personne puisse s’inscrire de façon administrative pour accéder au service de théologie. De la même façon que la personne est enregistrée pour accéder au service de l’hôpital, de la même façon que la personne est enregistrée pour aller à l’école ou dans un club de sport.

Il devrait pouvoir exister en France un seul fichier dans lequel est rangé tous les services auxquelles la personne accède : scolarité, santé, théologie, métier, sport, politique, services municipaux, sociaux (aides sociales concrètes).

Ce dernier paragraphe montre la saisissante et impressionnante évolution de la société française. En effet, désormais les politiques, les Etats ont accès à toutes nos données, ils procèdent à une surveillance accrue mais l’Etat n’a jamais été aussi défaillant, concrètement. Il y a des siècles de cela, les gens n’étaient point autant surveillés, ils étaient beaucoup plus libres d’esprit et ne souffraient pas le martyr de ne pas pouvoir s’exprimer. Au contraire, ils réfléchissaient. Ils réfléchissaient et publiaient sans cesse. Ce sont parfois ceux qui sont les moins éduqués qui veulent interdire à d’autres la possibilité de parler, de s’exprimer, de s’émanciper. Comme si cela était interdit. Mauvais. Hors cette façon de penser est l’inverse de l’émancipation de l’homme. L’Homme s’émancipe grâce à ses lumières. Grâce à sa possibilité de créer, d’imaginer. Sans cela, l’homme n’est plus rien, il est un oiseau enfermé dans une cage. Il ne peut pas s’envoler spirituellement car il ne peut le faire concrètement. Il est donc enfermé, presque mort mais ne dit mot car il ne peut rien contre son maître qui est aussi et surtout son bourreau puisque c’est lui qui l’a enfermé. Si le maître n’avait pas capturé l’oiseau, l’oiseau serait encore libre de corps et d’esprit. Mais que recherche le bourreau sinon d’ôter à l’oiseau ce qui fait sa liberté ? Il se réjouit, car sans savoir qu’il est un bourreau, il l’observe, il admire son plumage, il l’admire. Il regarde ses petits yeux, son chant timide, il regarde ses réactions. Et puis, l’oiseau ne fera plus rien. Mais tout ce qui fait la beauté de l’oiseau, son chant, au gré des saisons, ses vols dans les airs, tout ce que l’homme ou le bourreau admirait chez l’oiseau, l’oiseau ne le fait plus puisqu’il est enfermé, puisqu’il est terrifié et puisqu’il n’a plus d’air, il ne vol plus, il ne chante plus, il ne vit plus. L’oiseau a perdu tout intérêt pour vivre, il n’est plus qu’un être physique, que l’homme ou le bourreau peut regarder, admirer pour son bon plaisir mais il ne sera plus l’Oiseau puisque son esprit est enfermé, emprisonné dans une cage.

La relation à la France doit être l’idée qu’elle est un peu comme un mariage, l’homme ou la femme doit être fidèle à la patrie car si la personne la trompe elle divorce de sa patrie et est donc en tort. Elle met tout le monde en danger car elle ne respecte pas cette simple loi et n’est pas donc pas citoyen et/ou citoyenne français(e).

Auteur :
Marianne Solat
Journaliste, spécialiste en histoire
Publié le 21 décembre 2020

Publié par magrenobloise

Webmagazine

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :