Faits notables des représentants médiatiques et des condtradictions

Laurence Bloch : Laurence Bloch est née le 30 août 1952 à Boulogne-Billancourt. Après des études secondaires à l’Institution Sainte-Claire de Lille, elle fait des études d’anglais et de droit, respectivement à Lille III-Charles de Gaulle et à Paris II-Panthéon Assas, avant d’intégrer Sciences Po. En 1974, elle effectue un stage à France Inter, qui lui révèle son intérêt pour la radio. Elle commence sa carrière de journaliste à France Culture avant de devenir correspondante en Afrique australe pour Radio France internationale et La Croix. À partir de 1987, elle produit l’émission Le Pays d’ici. Elle est nommée directrice-adjointe de France Culture en 1989.

 Laurence Bloch projette de « faire monter une génération nouvelle, et mettre plus de femmes à l’antenne. »

Comme un bruit qui court est supprimé en 2019. Laurence Bloch avait auparavant convoqué les producteurs de l’émission, leur déclarant que celle-ci « ressemble à un tract de la CGT. Quand je l’entends, j’éteins. » Le Monde diplomatique relève qu’en dix ans, le temps d’antenne dévolu aux luttes sociales a été divisé par dix.

C’est également sous sa direction que des tranches de publicité commerciale apparaissent sur France Inter, notamment entre 7h. et 9h., et que disparaît la grille de programmes originaux de nuit, remplacée par des rediffusions. Les grilles d’été sont également, depuis 2016, peuplées de rediffusions.

Mathieu Gallet
En 2006, il quitte le secteur privé et entre au cabinet de François Loos, ministre délégué à l’industrie, comme conseiller technique chargé de l’audiovisuel et des nouvelles technologies. En 2007, il rejoint le ministère de la Culture et de la Communication, où il est conseiller technique pour l’audiovisuel et les médias de Christine Albanel. À son arrivée, le nouveau ministre Frédéric Mitterrand, dont il devient un proche, le conserve dans son équipe et le promeut directeur de cabinet adjoint.

Mathieu Gallet est nommé président de l’Institut national de l’audiovisuel (INA). Critique car jamais dirigé d’entreprises.

Par une lettre datée du 10 janvier 2011, Jérôme Royer, maire socialiste de Jarnac et membre de l’association Anticor, a saisi le Service central de prévention de la corruption (SCPC) afin qu’il émette un avis sur la nomination de Mathieu Gallet à l’INA au motif que celle-ci n’avait pas été soumise à l’approbation de la Commission de déontologie de la fonction publique alors que cette saisine était obligatoire. En effet, le membre d’un cabinet ministériel ne peut exercer pendant trois années une responsabilité dans une entreprise dont il a eu la tutelle.

Considérant que ces allégations de « prise illégale d’intérêt » méritaient « de plus amples investigations », le SCPC a transmis le dossier au parquet de Créteil. Celui-ci a ouvert une enquête le 26 janvier 2011, notamment pour vérifier si l’INA évoluait dans un secteur concurrentiel. La police judiciaire conclut à la « prise illégale d’intérêts », l’INA évoluant bien dans un secteur concurrentiel et la nomination de Mathieu Gallet n’ayant pas été soumise à la Commission de déontologie de la fonction publique. Finalement, le président de la Commission de déontologie, Olivier Fouquet, président de section honoraire du Conseil d’État, entendu par les enquêteurs, affirme que, s’il avait été saisi, il aurait rendu un avis négatif sur la nomination de M. Gallet.

L’enquête est cependant classée sans suite en 2012. Mais l’association Anticor déclare, en février 2014, se réserver le droit de se porter partie civile, comme elle l’avait fait, dans une situation similaire, pour l’affaire Pérol.

Mon projet est d’ouvrir l’INA sur la société, sur le monde. »Il signe ainsi successivement des partenariats avec Dailymotion et YouTube, permettant à chacune de ces plateformes d’accueillir plus de cinquante mille vidéos de l’INA, ce qui vise à élargir leur audience, « notamment aux plus jeunes ». Mathieu Gallet souhaite multiplier ce type de partenariat en installant photos et vidéos de l’INA aux grands carrefours d’audience du Web, mais aussi dans des lieux physiques tels que les musées ou les expositions.

D’autres initiatives sont prises à destination du grand public : en novembre 2010, c’est un nouveau service de photos à la demande qui est lancé sur le site photo.ina.fr. Les services de l’INA se développent également sur les télévisions connectées, et un nouveau service de vidéo à la demande baptisé Ina Premium est ouvert aux abonnés Numericable et Free.

En mai 2011, il licencie plusieurs cadres importants de l’INA, ce qui provoque un vif scandale (et une accusation de « purge » politique selon le magazine d’actualité Le Point) dont la presse se fait l’écho dans de nombreux articles. (NDLR. Rire, le mot purge n’est ici pas bien adaptée au contexte). *

En avril 2012 est lancé Dites-le avec l’Ina, un site web regroupant les vidéos des « petites phrases » célèbres de divers hommes politiques permettant aux internautes de les partager sur les réseaux sociaux. La plateforme enregistre 300 000 vidéos vues durant la première semaine, faisant ainsi augmenter de trente pour cent la fréquentation du site Ina.fr.

Au titre des investissements d’avenir, Mathieu Gallet a obtenu pour l’INA un financement de quinze millions d’euros, destiné à prolonger le plan de sauvegarde et de numérisation des archives lancé en 2000, ainsi qu’à enrichir l’offre exploitable de l’INA à travers des mandats confiés par des acteurs de l’audiovisuel privé, comme c’est déjà le cas par exemple avec TF1 (mandat d’exploitation conclu en 2008, renouvelé et élargi en décembre 2011). Grâce à ces financements, l’INA a pu débuter en 2013 la numérisation systématique de tous les fonds récents des stations d’Outre-mer première (ex-RFO), prévue pour s’achever à l’horizon 2018.

Sur le plan social, il signe le 9 novembre 2012 un nouvel accord collectif sur le statut des salariés à l’INA, aboutissement de trois années de négociation avec les organisations syndicales. L’INA devient ainsi la première entreprise de l’audiovisuel public à se doter d’un nouvel accord d’entreprise, à la suite de la dissolution le 9 avril 2009 de l’association des employeurs du secteur public de l’audiovisuel.

En 2011 – première année pleine de son mandat – l’INA a dégagé un résultat net de 2,6 millions d’euros, en progression de 18 % par rapport à 2010. L’année suivante, en 2012, le chiffre d’affaires de l’Institut a atteint son plus haut niveau depuis 2008, à 40,9 millions d’euros.

Lorsqu’il est la tête de l’INA, Mathieu Gallet fait toutefois l’objet de nombreuses critiques, relayées par plusieurs articles de presse. « Mathieu Gallet ne respire pas un esprit de service public très développé », s’inquiète ainsi, dans un long article de Marianne, le député Didier Mathus, membre du conseil d’administration de l’INA. L’enquête de Marianne dénonce notamment ses tentatives de privatisation de l’INA.

-> Affaire contrat INA

En novembre 2010, Mathieu Gallet participe à un symposium de l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA), où l’INA fait la démonstration de son savoir-faire en matière de numérisation et d’exploitation des archives audiovisuelles. Le 1er février 2012, il se rend à Washington pour signer une convention de partenariat avec la Bibliothèque du Congrès, prévoyant l’échange de cinq cents documents audiovisuels entre les deux institutions. Le 21 juin 2013, il signe à La Havane un accord avec l’Institut cubain de l’art et de l’industrie cinématographiques (ICAIC), visant à la restauration, la numérisation et la commercialisation du fonds d’archives filmées des Noticieros, journaux d’actualité hebdomadaires créés par le réalisateur Alfredo Guevara. Le 11 octobre 2013, il est nommé pour quatre ans membre du conseil stratégique du NInA, l’Institut national de l’audiovisuel polonais.

Mathieu Gallet est également président du Comité d’histoire de la télévision (CHTV) et de la Conférence permanente de l’audiovisuel méditerranéen (COPEAM). À ce titre, il inaugure, le 12 octobre 2012 à Marseille, le site MedMem, dédié à la mémoire audiovisuelle des pays de la Méditerranée.

Mathieu Gallet dit vouloir engager un « profond renouvellement » et axer le programme sur les musiques actuelles avec « moins de verbe et plus de musique ».

Enfin, concernant la musique sur les antennes du groupe, Mathieu Gallet estime que « la situation actuelle n’est plus tenable » en déplorant la concurrence entre les deux orchestres maison. Il veut en conséquence unifier la direction artistique et l’administration, promouvoir « la cogestion » des orchestres en associant les musiciens aux décisions. Par ailleurs les concerts seront désormais diffusés à la fois sur les sites de Radio France, sur YouTube et sur Dailymotion.

Grève de 2015
Alors que Mathieu Gallet envisage la suppression de plus de 300 postes, sous forme d’un plan de départs volontaires (sur 4.380 salariés en CDI) et plusieurs autres mesures d’économies, plusieurs syndicats de Radio France déposent un préavis de grève pour le 19 mars 2015, le troisième en moins d’un mois. La direction justifie cette stratégie par la réduction des coûts demandée par l’État actionnaire.

Le 20 mars 2015, une assemblée générale est organisée par les salariés de Radio France au Studio 104 de la Maison de la radio. Mathieu Gallet répond aux questions des salariés. L’intersyndicale (CGT, SNJ-CGT, SUD, UNSA, CFDT, FOSNRT) évoque alors dans un communiqué « une crise de confiance vis-à-vis du PDG, et surtout vis-à-vis de ses choix stratégiques pour l’avenir ». La défiance vis-à-vis du PDG est notamment alimentée par les controverses du bureau de fonction réaménagé. Dominique-Jean Chertier est missionnné par la ministre de la culture et de la communication, Fleur Pellerin, le 9 avril 2015, pour mener une médiation dans le conflit qui oppose la direction de Radio France et ses salariés, en grève depuis vingt-deux jours. La grève prend fin le 16 avril 2016, après 28 jours, ce qui en fait le plus long conflit social de l’histoire du groupe public.

Le 9 septembre 2015, lors d’un comité central d’entreprise extraordinaire (CCE), Mathieu Gallet annonce la suppression de 270 postes en CDI et CDD d’ici à 2018, effectuée par le non remplacement de certains départs à la retraite (un sur deux en 2016 et 2017, un sur trois en 2018). Il renonce ainsi au plan de 350 départs volontaires initialement prévu.

Mathieu Gallet fait profondément modifier la grille des programmes et revoit le positionnement des différentes chaînes, dont Le Mouv’, qui devient Mouv’, et se positionne sur les cultures urbaines. Après des mois de discussions, entre 2015 et 2016, l’offre d’information globale de service public franceinfo initiée par France Télévisions, Radio France, France Médias Monde et l’INA est lancée en août 2016. À son départ de Radio France, Mathieu Gallet tient à saluer les audiences records.

Controverses

Le Canard enchaîné, dans son numéro du 18 mars 2015, révèle que le bureau de fonction de Mathieu Gallet a été réaménagé pour plus de 100 000 euros. Mathieu Gallet assure que les travaux de son bureau ont été votés avant son arrivée, dans le budget 2014. La direction de Radio France affirme dans un communiqué que certains éléments du bureau, jamais restaurés depuis l’inauguration de la Maison de la Radio en 1963, constituent « un patrimoine historique témoin des arts décoratifs des années 1960 et [nécessitaient] des travaux de restauration ». Elle confirme le montant de 105 000 €.

Le 20 mars 2015, alors que les ministères des Finances et de la Culture ont annoncé avoir diligenté une enquête sur les dépenses de la présidence et de la direction de Radio France, le site de Libération fait état d’une nouvelle polémique touchant sa voiture de fonction. En plus de la rénovation de son bureau, le PDG de Radio France a obtenu le remplacement de la Citroën C6, qui datait de 2010 et qui lui avait été attribuée lors de son arrivée, par une Peugeot 508 neuve. Le PDG de Radio France qualifie ces révélations de « calomnie ».

Le Canard enchaîné du 25 mars 2015 révèle également que Mathieu Gallet a financé avec l’argent de Radio France « pour 90 000 euros par an et sans appel d’offres, un expert pour gérer son image ».

Le 20 avril 2015, un rapport de l’Inspection générale des Finances confirme les dépenses tout en indiquant qu’« aucune des dépenses examinées, du président […] ne présente de caractère anormal ou disproportionné par leur nature ou leur montant ».

Radio France détenue à 100% par l’Etat !

Activité d’entrepreneurs

En juillet 2018, il annonce la création de « Majelan », société qu’il préside, et dont l’objectif alors affiché est de devenir le « Netflix du podcast ». En quelques mois, la start-up lève quatre millions d’euros auprès de plusieurs investisseurs dont Idinvest Partners, Xavier Niel, Jacques Veyrat et Fabrice Larue, une première pour un acteur français du podcast.

Lancée le 4 juin 2019, l’application fait très rapidement face aux critiques de producteurs de podcasts et replay de radio, mécontents d’avoir vu leur contenus récupérés. Sibyle Veil, présidente de Radio France, demande le retrait de leurs podcasts. Mathieu Gallet défend le projet en déclarant : « Il y a quelques créateurs qui n’ont pas envie d’y être. Ok. Nous, on est là pour mettre en avant [des contenus] ». Il réclame une « équité de traitement », estimant que les radios exigeant le retrait de leurs productions de Majelan devraient aussi cesser de les mettre à disposition des plateformes de podcast d’Apple et Google.

Il est membre de la promotion 2014 du programme « Young Leaders » de la France China Foundation.

Rumeur sur une homosexualité avec le Président pendant sa campagne de 2017 qui fut démentie.

Sibyle Veil

Elle est diplômée de Sciences Po Paris, titulaire d’un DEA en science politique et ancienne élève de l’École nationale d’administration de la promotion Léopold Sédar Senghor (2004) (aux côtés, entre autres, d’Emmanuel Macron.

Sortie parmi les premières du concours de l’ENA, elle choisit d’intégrer le Conseil d’État. Elle y travaille notamment sur la réforme de l’audiovisuel public, ce qui l’amène à fréquenter des personnalités politiques comme Édouard Philippe.

À l’occasion de la campagne présidentielle de 2007, elle s’engage aux côtés de Nicolas Sarkozy et participe à sa réflexion sur des sujets sociétaux comme l’environnement, la santé, la politique familiale et la condition féminine. Intégrée à l’équipe du nouveau président, elle suit pendant trois ans, au côté de Raymond Soubie, les grandes réformes sociales du début du quinquennat (représentativité des partenaires sociaux, RSA…) et les négociations menées avec les partenaires sociaux (« Agenda social »).

En 2010, Mireille Faugère la fait entrer à l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP), où elle travaillera avec Martin Hirsch sur un programme de transformation de ses 37 hôpitaux dans le contexte tendu des restructurations hospitalières. Membre du comité de direction de l’établissement, directrice de la transformation, elle y anime la réflexion stratégique et y organise le déploiement de programmes de transformation dans les hôpitaux.

Elle a parallèlement été intervenante au CNAM sur la conduite du changement et à l’École nationale d’administration.

Recrutée à Radio France par Mathieu Gallet pour remplacer Catherine Sueur à l’issue de la grève du printemps 2015, elle devient alors directrice déléguée chargée des opérations et des finances. Elle en devient présidente-directrice générale le 12 avril 2018, à la suite du départ de Mathieu Gallet démis de ses fonctions par le CSA. Présenté en juin 2019, son projet stratégique Radio France 2022 destiné à moderniser des métiers vers le numérique, la création de podcasts ou d’une offre jeune, vise également un plan d’économie de 60 millions d’euros.

Elle décide, en tant que présidente de Radio France, de refuser la diffusion des spots publicitaires des opposants à la privatisation de Aéroports de Paris (par loyauté envers le Président).

le annonce en novembre 2019 la mise en oeuvre d’un plan d’économies prévoyant la suppression de 299 postes à Radio France. Une grève est lancée par des salariés contre ce plan. Le 8 janvier 2020, le chœur de Radio France interrompt ses vœux vis-à-vis de la PDG de cette société, et chante un air célèbre de Verdi, Le Chœur des esclaves, toujours en signe de protestation contre ce plan d’économies.

En octobre 2020, elle signe un accord avec la plateforme privée de diffusion audio Deezer pour la diffusion des podcasts de la chaîne, jusqu’alors diffusée publiquement par le site de la chaîne, disant vouloir mieux contrôler la diffusion de ce service public.

Elle est membre de la promotion 2018 du programme « Young Leaders » de la France China Foundation.

En avril 2018, elle signe le « manifeste contre le nouvel antisémitisme » paru dans Le Parisien. (Cet acte pourrait être assimilable à ce que l’on appelle du faux-cul car en réalité sur les chaînes rien n’est fait pour élever les débats et pour évoquer les sujets qui fâchent).

La French-American Foundation – France est une organisation qui se consacre à renforcer les liens entre la France et les États-Unis.

Fondée en 1976, elle se donne pour objectif d’encourager un dialogue actif entre les deux pays. L’une de ses activités principales est l’organisation de séminaires pour des jeunes dirigeants (Young Leaders) français et américains issus de la politique, de la finance ou de la presse « à fort potentiel de leadership et appelés à jouer un rôle important dans leur pays et dans les relations franco-américaines. » Ces séminaires sont un des instruments du soft power américain.

Depuis le 1er janvier 2019, la Fondation est présidée par Alain Papiasse.

Laurent Jauffrin :

Son père est proche de Jean-Marie Le Pen et a longtemps contribué au financement du Front national.

En 1981, il intègre la rédaction de Libération. À l’origine du service économique avec Pierre Briançon, il incarne l’aile « moderniste » du journal.

En 1994, il participe au programme Young Leaders organisé par la French-American Foundation.

Le 20 novembre 2006, il est nommé directeur de publication de Libération dans le cadre du plan de relance du journal proposé par ses actionnaires, dont Édouard de Rothschild, actionnaire de référence.

À la suite du désengagement partiel de Claude Perdriel et de l’entrée au capital du Nouvel Observateur de trois nouveaux actionnaires majoritaires, Pierre Bergé, Xavier Niel et Matthieu Pigasse en décembre 2013, il publie un éditorial faisant le point sur la situation. Étant confronté à une baisse des ventes du Nouvel Observateur, « parfois critiqué en interne » et en désaccord avec les nouveaux actionnaires du titre — selon Le Point —, il démissionne du journal en mars 2014 tout en restant éditorialiste.

[…].

En mars 2019, La Lettre A, quotidien spécialisé dans les médias, révèle qu’un forum au Gabon a été financé principalement par un service de la présidence gabonaise. Le projet de forum, visait, selon Laurent Mauduit, à associer Libération à un plan de communication d’Ali Bongo, « pour redorer son blason ». En dépit d’un premier refus de la Société des personnels, celle-ci finit par s’incliner sous la pression de la direction du journal. Le quotidien aurait reçu 450 000 euros pour sa prestation, tandis que ses actionnaires auraient empoché trois millions d’euros. Pierre Fraidenraich a présenté sa démission du groupe Altice après ces révélations. Lui et Laurent Joffrin, alors directeur de la rédaction, avaient été récemment entendus comme témoins dans une enquête ouverte par le Parquet national financier concernant cet événement. Lors de la conférence qui suit la révélation de cette affaire, Laurent Joffrin concède devant une partie de la rédaction avoir été au courant d’un « important complément d’argent » versé à Libération, en violation, selon Robin Andraca, « des engagements pris par la direction auprès des représentants des salariés en 2015. » Fait exceptionnel, cette semaine là, Laurent Joffrin ne publie pas sa chronique quotidienne. Réunis en assemblée générale, jeudi 28 mars, les salariés du journal décident de mettre au vote, lundi 1er avril, une motion de défiance à l’encontre de Laurent Joffrin.

Laurent Joffrin critique le souverainisme du philosophe Michel Onfray et lui reproche de « faire le jeu du Front national », Michel Onfray affirmant par exemple que certains français se sentent trahis par l’accueil de populations migrantes alors qu’ils « souffre[nt] » eux aussi. Michel Onfray s’offusque, fait une liste de ses positions contraires à celles du FN, affirme que le débat sur l’immigration est censuré, et attaque Laurent Joffrin de diverses manières. En 2020, après l’affaire Gabriel Matzneff, Michel Onfray accuse Laurent Joffrin de minimiser les dérives sexuelles les plus graves.

Auteur :
Nicole Pras
Publié le 22 décembre 2020

Publié par magrenobloise

Webmagazine

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :