Santé – Sciences et Technologies (Biotechnologies), économie verte.


Gilles Bloch est le directeur de l’INSERM, un établissement public à caractère scientifique et technologique français spécialisé dans la recherche médicale. Il est placé sous la double tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation et du ministère des Solidarités et de la Santé.

Parcours professionnel
En 1989, il intègre le laboratoire de spectroscopie RMN in vivo du Service hospitalier Frédéric-Joliot (SHFJ) au sein du CEA, département de biologie. Il participe au développement des tout premiers éléments de médecine nucléaire in vivo. Il y travaille jusqu’en 1997 et devient un spécialiste du métabolisme musculaire et cérébral. Durant cette période, son postdoctorat le conduit à l’université Yale, au sein du laboratoire de Robert Shulman, un des piliers de la résonance magnétique nucléaire.

En mai 2006, il est nommé directeur général de la Recherche et de l’Innovation au ministère de la Recherche. Gilles Bloch est ainsi un acteur important de l’organisation de la recherche en France, organisation qui repose sur :

  • l’orientation : définition des grandes politiques nationales (création de la Direction de la stratégie, du Haut Conseil de la science et de la technologie) ;
  • la programmation : traduction des objectifs en programmes de recherche (création des agences fusionnées depuis dans Oséo*) ;
  • la réalisation : création des outils mis à disposition des opérateurs pour, notamment, faire émerger des leaders de dimension mondiale, construire des stratégies locales et renforcer le partenariat avec les entreprises.

*Oséo est placé sous la tutelle du ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie et du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. C’est une entreprise privée avec délégation de service public, qui finance les PME françaises pour l’emploi et la croissance : innovation, investissement, international, création et transmission. En juin 2013, elle a été fusionnée avec CDC Entreprises, le FSI et FSI Régions pour créer la Banque publique d’investissement (Bpifrance).

Avec un réseau de 1 000 collaborateurs répartis dans 37 directions régionales, Oséo est présent sur tout le territoire et fonctionne en mode mutualiste depuis 2005 avec la fusion de précédentes entités ciblées « entreprises » (BDPME, Sofaris, Anvar, AII…).

Oséo joue un rôle contra-cyclique en particulier pour pallier les manques de financements durant les crises. Son action a été reconnue durant le plan de relance 2009 par le soutien apporté à l’économie à la suite de la crise des subprimes. Ses fonds d’intervention sont désormais principalement dotés par le recours aux marchés financiers (et non aux impôts) à des conditions optimales (cotation triple A de l’établissement) pour partager les risques financiers avec les entrepreneurs, les banques et investisseurs en capital. Le personnel d’Oséo n’a pas le statut de fonctionnaire et se rémunère pour les 3/4 sur des commissions prélevées sur les interventions.

Oséo est, depuis 2010, un des acteurs du programme d’investissements d’avenir. Les 2,44 milliards d’euros attribués à Oséo se répartissent ainsi :

  • 1 milliard d’euros pour les contrats de développement participatifs + 1 milliard d’euros annoncé par Nicolas Sarkozy en mars 2011;
  • 500 millions d’euros pour la mise en place de prêts verts bonifiés ;
  • 300 millions d’euros pour les projets structurants des pôles de compétitivités ;
  • 300 millions d’euros pour le renforcement de la compétitivité des PME et des filières stratégiques industrielles ;
  • 200 millions d’euros pour des aides à la réindustrialisation ;
  • 140 millions d’euros pour l’augmentation des fonds propres d’Oséo.

À cela s’ajoute une recapitalisation d’Oséo (440 millions d’euros, dont 300 millions d’euros par les bonus bancaires).

Polémique
Plusieurs bénéficiaires de PCE (Prêt à la Création d’entreprise) sous garantie d’État via Oséo, ont dû rembourser intégralement les sommes empruntées, parfois sous hypothèque judiciaire, doutant ainsi de la réelle opportunité de l’offre présentée par Oséo. Cette polémique concerne le mécanisme de la garantie des prêts dont bénéficient les banques auprès d’Oséo pour la catégorie bien particulière des créations d’entreprise. Sans cette garantie presque aucune banque n’accepterait de prêter à un créateur d’entreprise, car ce dernier, au démarrage, ne permet de s’assurer d’un remboursement. La garantie n’est actionnée qu’en tout dernier recours. Le PCE distribué par le réseau bancaire privé, est bien un crédit remboursable et non une aide publique.

Le 15 juin 2013, Nicolas Dufourcq est nommé président du conseil d’administration de l’établissement public BPI-Groupe par Pierre Moscovici, alors ministre de l’Économie et des finances. Nicolas Dufourcq devient donc statutairement président d’Oséo. Sorti de l’ENA il devient ensuite, en 1992, le directeur adjoint du cabinet de René Teulade, alors ministre des Affaires sociales et de l’intégration au sein du gouvernement de Pierre Bérégovoy. Il revient brièvement à l’Inspection des finances en 1993-1994 avant d’intégrer France Télécom.

Le Haut Conseil de la science et de la technologie est un organisme créé en France en 2006 et supprimé en 2013.

Son rôle était d’éclairer l’exécutif sur toutes les questions relatives aux grandes orientations de la Nation en matière de politique de recherche scientifique, de transfert de technologie et d’innovation. Ce rôle a été repris par le Conseil stratégique de la recherche. Son Président était Jean Jouzel, paléoclimatologue français, nommé en 1994 expert du GIEC. Il s’impose progressivement en France comme une figure médiatique de la lutte contre le réchauffement climatique.

M. Jean-François Minster, directeur scientifique du groupe Total fit parti des membres de ce Haut Conseil choisi par le Premier ministre.

En ce qui concerne le GIEC, l’ancien directeur était Rajendra Kumar Pachauri. Membre de conseil d’administration d’entreprises pétrolières et d’habitation, membre Chicago Climate Exchange*, il a été critiqué, en particulier fin 2009 et début 2010, pour un supposé parti pris dans les travaux du GIEC et des affirmations hâtives contredisant les sceptiques là où ils avaient raison. Ainsi, Rajendra Pachauri a dû s’excuser et retirer ses affirmations précédentes sur la fonte des glaciers de l’Himalaya. De même, Martine Tabeaud et Xavier Browaeys, deux universitaires français, professeurs de climatologie et de géographie, l’ont critiqué pour avoir tenu des propos que « la lecture de n’importe quel manuel de géographie du secondaire suffit à invalider ». Selon le journaliste Stéphane Foucart, « la plupart des critiques qui visent le GIEC et son président leur attribuent une tendance à l’alarmisme ». Il a également été visé par des accusations de conflits d’intérêts et d’enrichissement personnel selon le même journal.

Ces critiques lui ont valu de nombreux appels à la démission.

Le 24 février 2015, Rajendra Kumar Pachauri quitte définitivement ses fonctions. Selon l’ONU, il était visé par une plainte d’une ancienne employée pour harcèlement sexuel.

* En 2005, Chicago Climate Exchange lance le European Climate Exchange (situé à Londres), acteur important dans les échanges à l’intérieur du marché de l’Union européenne (European Union Emissions Trading Scheme). Ces deux entités appartiennent à la holding Climate Exchange Plc.

La valeur du marché européen est estimé à 285 milliards de dollars pour la période se terminant en 2012, selon Environmantal Finance magazine. Évalué à 92 milliards d’euros en 2008 (au niveau mondial) et estimé à 112 milliards d’euros pour 2009. Son président est Patrick BIRLEY.

Aujourd’hui, le Haut Conseil de la science et de la technologie a été remplacé par le Conseil stratégique de la recherche organisme créé en 2013 et placé auprès du Premier ministre français pour proposer les grandes orientations de la stratégie nationale de recherche scientifique, et participer à l’évaluation de leur mise en œuvre. Les membres ont été nommés par décret. Parmi eux figurent Cédric Villani, Edith Heard, Philippe Descola ou Valérie Masson-Delmotte, paléoclimatologue française. Elle est directrice de recherche au CEA et co-présidente du groupe no 1 du GIEC depuis 2015. Elle a été en pointe dans la lutte contre le climato-scepticisme.
En 2018, au début de la crise des Gilets jaunes, elle signe une tribune appelant à mettre en place une délibération citoyenne, qui trouve un débouché dans la Convention citoyenne pour le climat. Elle interpelle Jean-Michel Blanquer sur le climat qui répond à son appel pour intégrer les sciences du climat dans les programmes du lycée.

Elle soutient les initiatives citoyennes telles que les traductions collaboratives des rapports du GIEC et s’interroge sur la possibilité de créer des résumés à l’intention des citoyens.

En octobre 2019, elle intervient comme experte au « Procès du siècle », un procès fictif organisé par le conseil départemental de Meurthe et Moselle et Science Po Environnement.

Elle tente de mettre en cohérence sa connaissance de l’urgence climatique avec son impact personnel carbone calculé avec l’outil MicMac en étant végétarienne, en privilégiant les circuit-courts et en se déplaçant en vélo électrique. Elle réduit ses voyages professionnels à ceux rendus nécessaires par sa fonction au sein du GIEC qu’elle compense par des projets de reboisement en France gérés par Reforest’Action, une entreprise dont l’activité principale est de porter des projets de reforestation financés sur internet par des entreprises et des particuliers via du crowdfunding.

En 2017, Reforest’Action s’est associé avec Axa dans un projet de reforestation ambitieux intitulé « Ensemble, plantons 200 000 arbres en France ».

En février 2018, Reforest’Action s’associe avec le constructeur automobile Toyota pour planter 10 000 arbres répartis entre la forêt des Yvelines et celle des Landes, dans le sud-ouest.

En septembre 2019, Reforest’Action s’associe avec RTL pour planter 2000 arbres en France, constituant une forêt de 2 hectares. Le même mois, le groupe de transport ferroviaire Eurostar annonce la plantation de 20.000 arbres par an dans les forêts des pays que ses trains desservent (le Royaume-Uni, la France, la Belgique et le Pays-Bas) via des partenariats avec les ONG Reforest’Action, Trees for All et Woodland Trust.

En novembre 2020, Reforest’Action s’associe avec la plateforme de crowdfunding Goodeed et à la marque Wilkinson Sword pour planter 6000 arbres en France.

Auteur :
Nicole Pras
Publié le 4 janvier 2021

Publié par magrenobloise

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