Histoire – La guerre de Trente Ans, partie 2

George Plancher, géographe, évoque ce jour la guerre de Trente Ans, partie 2 .

Suite sous-période 4
-> Etats de Savoie entrent en dépendance française.

Sous-période 5
-> Richelieu veut forcer l’Espagne en la menaçant directement.
-> Victoire contre l’Espagne malgré les circonstances politiques (morts de Louis Xlll et Richelieu) Victoire par général de 22 ans, surnommé plus tard le grand Condé.
-> Revers en Allemagne mais les Français se rendent maîtres de la vallée du Rhin.

Sous-période 6
-> Indiscipline des soldats de Turenne. Mercy (catholique) inflige la défaite de Morgentheim.
-> Guerre de Lérida (l’armée française encercle la ville de Lérida afin d’interdire tout mouvement à la garnison espagnole et la contraindre à rendre les armes, faute de vivres).
-> Turenne rejoint les Suédois en Allemagne. Inflige la défaite de Zusmarschausen (17 mai 1648) et chasse Maximilien de Bavière de Munich avant de devoir se retirer. Cette bataille est l’une des dernières de la guerre de Trente Ans et la dernière en territoire allemand.

La dernière grande bataille de guerre de celle de Lens (19 août 1648) : Condé y défait si sévèrement les Espagnols que cette bataille oblige Ferdinand III (empereur du Saint-Empire romain germanique sur lequel il a régné de 1637 à sa mort) à accepter les formalités de paix dont les négociations durent depuis 5 ans.

Traités
-> Reconnaisse des Provinces Unies suite à la guerre de Quatre-Vingt ans.

-> Les traités de Westphalie énoncent et initient la nécessité d’un équilibre politique « opérant par et dans la pluralité des États ». Ce nouvel ordre met fin à l’idée d’une paix terrestre perpétuelle administrée par « un Empire (européen) des derniers jours ».

Désormais, les principes d’administration des hommes se baseront de plus en plus sur le primat de la raison d’État (principe au nom duquel un Etat s’autorise à violer le droit au nom d’un critère supérieur. C’est avant tout un principe d’action politique dont le concept philosophique est caractérisé par un flou définitionnel et qui donne lieu à des pratiques très variées). Ces traités apparaissent donc comme un pivot temporel, seuil de passage d’un ordre autoritaire de type pouvoir pastoral vers celui de l’établissement progressif d’une gouvernementalité fondée sur une rationalité politique privilégiant l’économie politique de l’État souverain, ce dernier lui-même fondement du droit international moderne et contemporain.

Banquet de la garde civique d’Amsterdam à l’occasion de la paix de Münster par Bartholomeus van der Helst, peint en 1648. A Münster entre l’Empire, la France et les autres puissances catholiques

Définitions et contexte

Un état souverain moderne possède quatre propriétés :

  • une population permanente ;
  • un territoire déterminé ;
  • un gouvernement qui n’est subordonné à aucun autre ;
  • une capacité d’entrer en relation avec les autres États.

Pour ce qui est de la reconnaissance de l’État, « l’existence politique de l’État est indépendante de sa reconnaissance par les autres États ».

Ces dispositions, qui résultent de la Convention de Montevideo de 1933, sont acceptées internationalement comme un droit coutumier c’est-à-dire qu’il s’applique à tous les États, même ceux qui ne sont pas parties à la Convention de Montevideo, car leur pratique est similaire au contenu de l’article.

Convention de Montevideo : La Convention de Montevideo sur les droits et les devoirs des États est un traité signé à Montevideo (Uruguay) le 26 décembre 1933 au cours de la septième Conférence pan-américaine. Le président américain Franklin Delano Roosevelt et son secrétaire d’État Cordell Hull annoncèrent la mise en route de la politique de bon voisinage, qui mettait théoriquement un terme à la doctrine du Big Stick (politique étrangère menée par le président Theodore Roosevelt au début du xxe siècle et visant à faire assumer aux États-Unis une place de véritable police internationale). L’accord est signé avec quelques réserves de la part des États-Unis, du Brésil et du Pérou.

Caricature de 1904 montrant Roosevelt armé de son « gros bâton » (big stick) en train de patrouiller dans la mer des Caraïbes.

Auteur :
George Plancher
Géographe
Publié le 5 janvier 2021




Publié par magrenobloise

Webmagazine

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