Isère : des tags complotistes sur les murs d’une petite commune

Information issue de Margaux d’Adhomar pour le Figaro.

Le tagueur accuse notamment le président Emmanuel Macron de «génocide» et le maire de Saint-Jean-de-Bournay de «tuer ses habitants via le Covid».

Le maire détruit la commune et tue ses habitants via le Covid» ; «Macron, ses sbires, genociders et malthusiens». C’est ce qu’ont pu lire en se rendant au marché les 5000 habitants de la commune de Saint-Jean-de-Bournay lundi 4 janvier sur les murs du jardin public ou encore sur ceux de l’Ehpad local, rapporte Le Dauphiné .

Une douzaine d’inscriptions tracées à la peinture noire ont ainsi été retrouvées pour la plupart dans le centre-ville. Outre la maison de retraite et le parc de la commune, des graffitis ont été retrouvés sur les toilettes publiques, la salle des fêtes, un lycée public et le cimetière de la commune, décrit par le tagueur comme celui des «moutons et lobotomisés». D’autres tags encore ont été retrouvés à côté d’une fresque représentant un marché, où les villageois se promènent non masqués. «Scènes de vie d’un passé révolu», indique le tag sous la fresque. Tout le long de cette peinture, le tagueur appelle à la révolte face au confinement et aux mesures sanitaires pour lutter contre la pandémie : «Révolu ? Définitivement ? Alors révoltez-vous !!».

«La population est très inquiète. Nous sommes une petite commune à la campagne, les gens n’ont pas l’habitude de ce genre de choses, et tout le monde se connaît ici», confie au Figaro le maire de Saint-Jean-de-Bournay, Franck Pourrat, soulignant que «le vocabulaire employé semble désigner une personne animée par des thèses complotistes». «Certains termes faisant référence au Covid-19 sont clairement dirigés contre le pouvoir, contre le gouvernement, le président même. Ce qui m’interpelle, c’est que je sois également mentionné, alors que je suis un maire sans étiquette politique», ajoute l’élu.

Directement visé par ces accusations, le maire a donc déposé une plainte. Une enquête a été ouverte pour dégradations de bâtiments communaux, menaces de mort et outrages contre des personnes investies d’un mandat électif. Le tagueur encourt jusqu’à 5 ans d’emprisonnement.

Contactée par Le Figaro, la procureure de la République de Vienne, Audrey Quey, qui chapeaute l’enquête, a indiqué que la brigade territoriale de Saint-Jean-de-Bournay se concentrait actuellement sur des images filmées par des caméras de vidéosurveillance. Un appel à témoins a également été lancé.

Auteur :
Nicole Pras
Publié le 5 janvier 2021

Publié par magrenobloise

Webmagazine

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