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L’Etat prêt à un nouveau soutien financier pour une importante usine de pâte à papier.

Après un premier prêt de sept millions d’euros, l’Etat français est «prêt à apporter un nouveau soutien financier» à l’usine de pâte à papier Fibre Excellence, détenue par un groupe canadien et dont dépendent des milliers d’emplois, a-t-il annoncé.

Basée à Tarascon, dans les Bouches-du-Rhône, la société Fibre excellence, en redressement judiciaire, a été lâchée par son actionnaire canadien Paper Excellence – société elle-même détenue par Jackson Widjaja, dont la famille dirige le géant indonésien de la papeterie mondiale Asia Pulp and Paper– qui ne veut plus y investir. Après son placement en redressement judiciaire en octobre, elle a obtenu un prêt de sept millions d’euros du Fonds de développement économique et social (FDES) mais, faute de repreneur déclaré, risque aujourd’hui la liquidation.

«L’Etat prend à nouveau acte de l’absence d’offre de reprise viable à ce jour et en particulier du refus de l’actionnaire de soutenir financièrement la société», a indiqué la préfecture des Bouches-du-Rhône dans un communiqué. Son nouveau soutien financier vise à «prolonger la période d’observation», ajoute la préfecture, qui estime «nécessaire d’éviter un arrêt brutal de l’activité du site et de poursuivre la recherche de solutions pour les 280 salariés du site et les acteurs de la filière bois qui en dépendent». Contactée par l’AFP, Fibre excellence n’a pas souhaité commenter ces informations.

Contexte défavorable

L’entreprise, plus gros producteur de pâte à papier de France selon son directeur Jean-François Guillot, consomme plus de 1,2 million de tonnes de bois par an, ce qui la place «dans le top 10 des entreprises nationales de transformation du bois» selon le ministère de l’Economie. Elle est un débouché clé pour des entreprises forestières des régions Provence-Alpes-Côte d’Azur et Occitanie, mais aussi Auvergne-Rhône-Alpes et «à la marge» Bourgogne-Franche-Comté.

Selon sa direction, Fibre excellence Tarascon, qui exporte la majorité de sa production, a été victime d’un contexte défavorable du marché de la pâte à papier et de l’augmentation des tarifs de transport. L’usine, installée sur les bords du Rhône depuis les années 1950, a aussi connu une succession de 14 directeurs en trente ans. Elle est actuellement jugée pour avoir émis des substances polluantes au-delà des seuils autorisés et utilisé des équipements non-conformes, et risque jusqu’à 500.000 euros d’amende.

Auteur :
Le Figaro avec AFP
Publié le 7 janvier 2021

Publié par magrenobloise

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