France – Qui est le ministre de l’économie ?

Mais qui se cache vraiment derrière BLM ? C’est ce que cet article cherche à savoir.

Bruno Le Maire alias BLM est le Ministre de l’économie du gouvernement français.

Normalien et énarque, il est directeur de cabinet du Premier ministre Dominique de Villepin entre 2006 et 2007 puis est élu député UMP dans l’Eure à partir de cette dernière année.

Il occupe ensuite les fonctions de secrétaire d’État aux Affaires européennes de 2008 à 2009, puis de ministre de l’Agriculture pendant près de trois ans au sein des deuxième et troisième gouvernements de François Fillon. Il est de nouveau élu député en 2012 et brigue sans succès la présidence de l’UMP en 2014 face à Nicolas Sarkozy. Il se présente à la primaire de la droite et du centre en vue de l’élection présidentielle de 2017, obtenant 2,4 % des voix.

En mai 2017, il devient ministre de l’Économie dans le premier gouvernement Philippe, sous la présidence d’Emmanuel Macron. Son portefeuille est élargi aux Finances le mois suivant, dans le second gouvernement Philippe, puis à la Relance dans le gouvernement Castex. Sa principale réforme est la loi relative à la croissance et la transformation des entreprises (dite « loi PACTE »), adoptée en 2019.

Collaboration avec Dominique de Villepin
En juillet 2006, il est nommé directeur de cabinet du Premier ministre, en remplacement de Pierre Mongin. Il reste à cette fonction jusqu’au départ de Dominique de Villepin en 2007. À ce poste, il suit notamment la privatisation des autoroutes conclue en 2006 ; en 2019, alors promoteur de celle d’Aéroports de Paris en tant que ministre de l’Économie, il reconnaît que « des erreurs ont été faites » à l’époque par manque de « garantie suffisante », et indique en avoir « tiré les leçons ».

Ministre de l’Agriculture
Le 23 juin 2009, à la faveur d’un remaniement ministériel, Bruno Le Maire est nommé ministre de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche.

Peu après sa nomination, il déclare que chercher à rétablir le régime des quotas laitiers reviendrait à « livrer [une] bataille inutile ou perdue d’avance ».

Lors du Conseil des ministres du 13 janvier 2010, il présente un projet de loi de modernisation de l’agriculture et de la pêche, dont le texte est promulgué six mois plus tard.

Primaire de la droite et du centre de 2016
Il déclare également vouloir, en cas d’élection « gouverner par ordonnances […] au lieu de négocier avec les syndicats »

Après avoir estimé durant la campagne pour l’élection présidentielle de 2017 qu’Emmanuel Macron est « l’homme sans projet » et qu’il porte « une idéologie qui a planté la France », il se dit prêt, quelques heures après la victoire du candidat En marche, à le rejoindre, souhaitant avec lui « travailler dans une majorité de gouvernement ». Il est alors qualifié de « traître » par plusieurs personnalités des Républicains.

Le 17 mai 2017, il est nommé ministre de l’Économie dans le gouvernement Édouard Philippe IBernard Accoyer, secrétaire général des Républicains, annonce alors qu’il n’est plus membre du parti. Si François Baroin annonce dès le lendemain qu’il n’est pas formellement exclu du parti, Bruno Le Maire se présente toutefois pour un nouveau mandat sous l’étiquette La République en marche dans la première circonscription de l’Eure lors des élections législatives. Dans un contexte de forte abstention, il est réélu au second tour face à la candidate du Front national, Fabienne Delacour.

Le 21 juin suivant, il est nommé ministre de l’Économie et des Finances dans le gouvernement Édouard Philippe II. Son directeur de cabinet est Emmanuel Moulin, passé par la direction générale du TrésorEurotunnel et la banque d’affaires Mediobanca, ancien directeur de cabinet adjoint de Christine Lagarde à Bercy, ex-conseiller économique de Nicolas Sarkozy au palais de l’Élysée, et ami d’Alexis Kohler, secrétaire général de l’Élysée. Son directeur de cabinet adjoint est Bertrand Dumont, lui aussi ancien du Trésor, passé par la banque HSBC. Le journaliste Laurent Mauduit estime, au regard de ces nominations, que « tout l’encadrement du cabinet du ministre vient de la banque privée » et qu’il n’y a « rien d’excessif à constater que la finance a procédé à une véritable colonisation de l’État ».

Il annonce rejoindre le parti présidentiel, La République en marche, le 24 septembre 2017.

En 2018, il porte la loi PACTE. Elle est définitivement adoptée par le Parlement le 11 avril 2019

Loi Pacte : Cession des participations d’Aéroports de Paris (groupe ADP), de la Française des jeux (FDJ) et d’Engie : la participation de l’État dans ADP va passer sous le seuil de 50 % de participation, la participation de l’État dans Engie va passer sous la barre d’un tiers, la FDJ sera privatisée. […] Les commissaires aux comptes, qui voient l’étendue de leur mission réduite par le texte, s’opposent au texte et demandent une saisine du Conseil constitutionnel.

Bruno Le Maire indique en juillet 2019 qu’il n’est pas candidat à un poste au FMI ou à la Commission européenne après le début de la procédure de nomination de Christine Lagarde, directrice générale du FMI, à la présidence de la BCE.

Début 2020, Bruno Le Maire appelle les entreprises à augmenter le salaire des employés. Il considère que « le gouvernement a fait sa part du chemin », avec la défiscalisation des heures supplémentaires, la baisse de l’impôt sur le revenu et l’augmentation de la prime d’activité.

En pleine crise de Covid-19, en mai 2020, il interpelle l’industrie automobile, qui a selon lui « trop délocalisé » : « Si on dit aux constructeurs « nous sommes prêts à vous aider, nous sommes prêts à améliorer par exemple les primes à la conversion, nous sommes prêts à regarder ce qui peut améliorer votre compétitivité sur les sites de production français », la contrepartie, ce doit être : quelles relocalisations est-ce que vous envisagez? »

Il est maintenu à la tête de son ministère au sein du gouvernement Jean Castex, en obtenant de nouvelles attributions : les comptes publics, la mise en œuvre du plan de relance et de sa bonne exécution, le « renforcement des chaînes de valeur et d’approvisionnement critiques », l’économie sociale et solidaire et la politique de l’espace.

Le 26 juillet 2020, Bruno Le Maire propose de consacrer 30 milliards d’euros, sur 100 milliards dédiés à la relance, à des investissements dans la transition écologique.

Son épouse est l’une de ses assistantes parlementaires de 2007 à 2013.

Prise de position

Le politologue Pascal Perrineau situe Bruno Le Maire dans la famille « néo-gaulliste ».

Le 3 octobre 2012, Bruno Le Maire démissionne de la fonction publique (corps des conseillers des affaires étrangères). Il considère que tout élu doit faire de même afin de promouvoir un « renouvellement des pratiques démocratiques ». Il dénonce une « logique de caste » qui permet aux hommes politiques membre de la fonction publique de pouvoir jouir d’une « sécurité totale » tout en demandant des efforts au reste des Français. Il prône la suppression de la fonction publique territoriale et la fusion des conseils départementaux et régionaux.

Cumul des mandats
Bruno Le Maire se prononce en mars 2016 contre le cumul des mandats et avait déjà déposé, en 2012, une proposition de loi prévoyant une limitation de trois mandats successifs par élu. Néanmoins, il a cumulé à partir de 2010 son mandat de député et celui de conseiller régional pendant un peu moins de six ans ; en outre, cette prise de position publique intervient deux mois après la fin de son cumul. De plus, il a voté en janvier 2014 contre la loi interdisant le cumul des fonctions exécutives locales avec le mandat de représentant au Parlement européen.

Droit du travail
En 2015, Bruno Le Maire réclame un code du travail de 150 pages, une allocation sociale unique, un traitement en six mois des demandes d’asile, une réforme complète de la fiscalité favorable au risque et au travail induisant selon lui la suppression de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) et l’abaissement de l’Impôt sur les plus-values.

Education
En matière d’éducation, il veut que le collège soit constitué d’un tronc commun de vingt heures par semaine dans lequel seraient enseignés mathématiques, français, histoire, langue vivante et auquel seraient adjointes des options. Il se prononce contre le projet de réforme du collège présenté par Najat Vallaud-Belkacem au printemps 2015.

Europe
Concernant l’Union européenne, il souhaite « un nouvel élan franco-allemand », qui conduirait à la redéfinition par les six États fondateurs des objectifs de la construction européenne. En ce qui concerne la France, il souhaite demander un référendum « consultatif » dans le courant d’un éventuel quinquennat, afin de « refermer la blessure de 2005 ». Celui-ci porterait « sur les modifications des traités nécessaires à de nouvelles orientations européennes ».

International
Il plaide en faveur d’une intervention au sol en Syrie, notamment après les attentats du 13 novembre 2015.

Indemnisation des élus
En 2016, lui-même rémunéré par plus de 130 000 euros net par an, il considère la classe politique « mal rémunérée », une déclaration qu’il fait dans le cadre du thème de la corruption des politiciens, une théorie affirmant que des hauts revenus pourraient les en prémunir. Lui-même a reçu une montre de 85 000 euros offerte par l’émir du Qatar en 2009, mais a décidé qu’il ne pouvait pas garder un cadeau d’une telle valeur, estimant que cela serait se mettre « sous influence d’un État étranger ». Bruno Le Maire déclare au sujet des dirigeants des monarchies du Golfe : ils « fonctionnent avec de la flatterie. Ils sont d’une grande amabilité. Ils vous proposent des cadeaux. Regardez les poignets de bon nombre de ministres ! ».

Bitcoin
En janvier 2018, il dit refuser « les risques de spéculation et les possibles détournements » liés au Bitcoin et aux cryptomonnaies. Il confie à Jean-Pierre Landau, ancien sous-gouverneur de la Banque de France, une mission sur ce sujet.

Controverse
Le 8 octobre 2013, Mediapart révèle que Pauline Le Maire, l’épouse de Bruno Le Maire, a été rémunérée aux frais de l’Assemblée en tant qu’assistante parlementaire à temps plein entre 2007 et 2013, période entrecoupée d’une longue interruption pour congé de maternité. L’enquête entreprise par le site rappelle que Pauline Le Maire n’a jamais été présentée publiquement comme l’assistante parlementaire de son mari, et suggère qu’elle a bénéficié à cette époque d’un emploi non pas, à proprement parler, fictif mais de complaisance. L’absence de référence explicite à cet emploi de la part de Bruno Le Maire a donc été interprétée, au terme de cette enquête, comme un élément intrigant, propre à susciter des doutes sur la nature exacte des fonctions concernées.

Littérature
En s’inspirant de sa femme, il est par ailleurs l’auteur de romans érotiques. Le plus connu est Le Ministre. Vers sa vingtaine d’années, il aurait écrit un livre aux éditions Harlequin sur le thème d’une histoire d’amour dans le milieu hospitalier, sous le pseudonyme « Duc William ».

Auteur :
Miguel Vasquez
Rédacteur
Publié le 8 janvier 2021

Publié par magrenobloise

Webmagazine

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