Monde – Le lobby GE

Enquête sur le lobby et les critiques de General Electric, par Miguel Vasquez.

Aux Etats-Unis
Aux Etats-Unis, Selon le Center for Responsive Politics, les dépenses de lobbying de General Electric aux États-Unis s’élèvent en 2018 à 5 300 000 dollars.

Auprès des institutions de l’UE
General Electric est inscrit depuis 2008 au registre de transparence des représentants d’intérêts auprès de la Commission européenne, et déclare en 2017 pour cette activité des dépenses annuelles d’un montant compris entre 2 750 000 et 3 000 000 euros.

En France
General Electric France déclare à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique exercer des activités de lobbying en France pour un montant qui n’excède pas 300 000 euros sur le second semestre 2017. General Electric Renewable Management déclare à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique exercer des activités de lobbying en France pour un montant qui n’excède pas 400 000 euros sur le second semestre 2017.

Hugh Bailey, directeur des affaires publiques de GE France et ancien conseiller du Ministre de l’Économie Emmanuel Macron, devient en avril 2019 directeur général de General Electric France.

Critique
General Electric figure en 2016 au quatrième rang du Top 100 des pollueurs atmosphériques aux États-Unis publié par l’Institut de recherche en politique économique de l’Université du Massachusetts à Amherst.

L’entreprise entretient des rapports étroits avec le Département de la Justice des États-Unis (DOJ). Des procureurs cherchant à se reconvertir se voient régulièrement proposer une seconde carrière en occupant des postes à responsabilité. En 2014, ils sont au moins une quinzaine à y travailler. À partir des années 2000, GE s’est orientée dans le rachat d’entreprises dont les dirigeants se trouvent impliqués dans des affaires de corruption. La multinationale dépose alors une offre pour racheter leurs entreprises, avec en outre la promesse de les aider à négocier avec le DOJ. General Electric a déjà racheté quatre sociétés dans ces conditions en une dizaine d’années.

General Electric bénéficie de l’appui de la diplomatie américaine, y compris dans des contrats controversés. Ainsi, en 2010, la multinationale américaine a vendu pour 3 milliards de dollars de turbines à gaz au gouvernement irakien de gré à gré (donc sans appel d’offres) dans des conditions douteuses. Ce alors que l’Irak ne disposait pas de la capacité de construire des centrales électriques. Au contraire, les concurrents internationaux de l’entreprise ont été mis en accusation et contraints de payer des amendes aux États-Unis à la suite de différentes affaires de corruption.

Auteur :
Miguel Vasquez
Rédacteur
Publié le 9 janvier 2021

Publié par magrenobloise

Webmagazine

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