Politique – La migration : une organisation politique consentante

Dans un article exposant la migration, le lecteur peut observer à quel point le montage de données issues d’observatoire, de projections arguant le fait que la migration est bonne, souhaitée est une nécessité. La migration, dans une optique américaine est vendue tel un produit. « Prenez des migrants car ils permettront de faire augmenter le PIB de votre pays. Votre salaire se verra élevé et le niveau de vie du pays aussi. Prenez prenez ». Hors ces étranges arguments qui sont à la fois la promotion de « terre promise », vident les terres d’origine de leur habitants qui n’auront désormais plus de repères. Ni repères, ni racines. Par ailleurs, ils vantent le fait que des pays se vident de leur peuple et colonisent d’autres pays. Ils justifient, ainsi qu’autrefois l’Occident justifiait la colonisation des pays par la nécessité d’éduquer, la migration-colonisation par le fait qu’elle rendra les pays Occidentaux, désormais pauvres, riches.

Encore une belle pirouette de l’esprit. La réalité est plus cruelle :  » De nombreux pays (Espagne, Italie, France en particulier, pour l’Europe, les États-Unis pour l’Amérique du Nord…) utilisent une abondante main-d’œuvre saisonnière étrangère au moment de la culture ou récolte manuelle de certains fruits ou légumes. Ces employés sont parfois mal logés, mal payés et avec une couverture sociale imparfaite ou inexistante, tout en étant plus exposés aux pesticides et à diverses affections. »

Il est indiqué que les « migrants » quittent leur territoire pour accéder à un meilleur niveau de vie matériel. Il serait tout à fait sensé de reconnaître que l’Afrique est une terre sur laquelle les habitants se battent pour leur indépendance. Ils ne font que cela car ils sont colonisés par : les Etats-Unis, la France, l’Allemagne, la Chine. L’Afrique est occupée par tous les pays qui la pillent pour ses richesses et leurs dirigeants doivent conjuguer avec leur peuple qui ne s’enrichit pas puisqu’il enrichit les autres et les pays du Nord qui enrichissent le Président en question. Ils ne sont jamais libres et ne peuvent jamais se concentrer à l’amélioration de leurs conditions propres.

L’émigration est (presque) un marché officiel : « Les formes d’aides à l’émigration sont diverses et variées : famille, amis, communauté villageoise, diaspora, passeurs, agence privée de placement international, associations de migrants… » et « les États peuvent jouer un rôle important pour encourager ou décourager les flux migratoires, pour des raisons de nature économique et/ou politique« .

Les Etats-Unis ont de tout temps était un pays vers lequel les migrations s’effectuaient. Il est un pays désormais déchiré. Et la politique qu’ils ont appliqué jusqu’alors ils veulent l’appliquer aux autres. Ils veulent faire bonne figure, restez ce pays terre d’accueil mais sont un pays désuni et déchiré qui n’est pas réconcilié avec lui-même. Désormais il invoque les théories racialistes pour expliquer le fait que différents individus provenant de cultures différentes n’arrivent pas à cohabiter car elles ne partagent pas le même idéal. Ce sont des chocs culturels violents.

Carte de vœux de 1909 – les Juifs américains accueillent les émigrants de l’Empire russe.

Pierre Bourdieu a étudié les migrations kabyles.

Les migrations entraînent également une « fuite des cerveaux ». Cette fuite des cerveaux c’est-à-dire des travailleurs qualifiés, a un impact négatif sur le pays de départ : baisse du potentiel de production, perte de l’investissement en formation… Cependant, il semble que l’émigration favoriserait l’éducation dans les pays d’origine. En effet, la perspective de pouvoir migrer inciterait les populations à étudier même si elles n’ont pas la certitude de pouvoir partir*. Cette fuite a donc deux effets : l’un incitatif (hausse de l’éducation) et l’autre dit de fuite (perte de travailleurs qualifiés). Du point de vue du pays d’accueil, l’arrivée de travailleurs qualifiés favorise le développement. L’effet des migrations sur le développement dépend donc aussi du point de vue dans lequel on se place (pays d’accueil, pays de départ, pays développé, pays en voie de développement…). »

*Cette logique a un effet pervers puisqu’il incite à étudier uniquement si la personne est sûre de vouloir partir. La personne tout en travaillant chez elle doit avoir la garantie de pouvoir évoluer chez elle sans avoir besoin de quitter son pays et de migrer ailleurs. Cela doit être naturel et normal.

Les migrations climatiques invoquées sonnent elles aussi comme des arguments politiques assez troubles justifiant la nécessité pour ces populations de venir en Occident afin qu’elles puissent travailler ici pour « combler les richesses manquantes ». C’est comme si cette politique migratoire, ces migrations étaient également voulues, volontairement organisées, politiquement voulues, avec des politiques officieusement consentants, se justifiant officiellement, moralisant l’Occident qui refuse ce marché.

Auteur :
Miguel Vasquez
Rédacteur
Publié le 12 janvier 2021

Publié par magrenobloise

Webmagazine

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